TliCIlNlQUE SÉMÉIOLOGIQUK
Là on éprouve quelquefois une certaine résistance, et il' convient de passer cVautorité^ sans cependant mettre de violence. La violence n'est du reste pas possible avec des sondes demi-rigides, comme l'est en particulier celle de M. Frémont. Ce point franchi, la pénétration devient très facile et l'on parvient sans obstacle appréciable, jusque dans l'estomac, à moins qu'il n'existe un rétrécissement de l'œsophage. Les points de repère marqués sur la sonde permettent de savoir toujours où l'on en est.
Il est bon de faire au sujet catéthérisé un certain nombre de recommandations : il faut l'engager d'avance à ne pas serrer les dents, à laisser la salive s'écouler librement de la bouche et tomber passivement sur l'alèze qui garantit ses vêtements. Il fautde plus, et cette recommandation est importante, lui recommander de respirer largement, fortement, de façon à ce qu'on l'entende. Certains malades, surtout lorsqu'on leur passe la sonde pour la première fois, s'arrêtent de respirer, ils deviennent rouges, congestionnés, violacés. C'est à se demander si l'on n'a pas fait fausse route et si l'on n'a pas pénétré dans le larynx. Il faut, en cas semblable, ordonner avec autorité au malade de respirer fortement et, alors, la respiration se faisant, la congestion de la face cesse. Le médecin est absolument certain, s'il pouvait en douter, que c'est bien dans l'œsophage qu'il a pénétré.
Nous engageons à ne jamais faire le lavage ou le gavage sans avoir pris la précaution de faire fortement respirer le malade. C'est le meilleur moyen de faire que ce malade sorte de la période d'affolement que provoque parfois le passage de la sonde et reprenne conscience de lui-même.