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aussi sur l'inlcslin, de façon àlacililei- les selles, ce qui est tout béiiélice chez les constipés, el les dyspeptiques dont nous nous occupons actuellement le sont en général. Pour augmenter encore cette action laxative, on peut donner en môme temps que la teinture d'ipéca de la teinture de rhubarbe.
Les teintures amères données ainsi après le repas, pendant la digestion, paraissent avoir souvent le meilleur effet sur l'appétit. Il nous semble qu'en les donnant ainsi tardivement on obtient un effet apéritif plus marqué qu'en les donnant à jeun peu de temps après le repas.
Ucdicatioii cxcito-sécrctoire. — A peu d'exceptions près, jusque dans ces derniers temps, l'idéal des médecins dans le traitement des dyspepsies était de provoquer el d'exciter la sécrétion du suc gastrique. Leven fait exception : pour lui, l'ennemi est l'exsudation dans l'estomac d'une quantité exagérée d'eau, la gastrorrhée qu'il attribuait à la congestion inflammatoire de la muqueuse. M. Hayem, qui ne juge guère les dyspepsies que par les viciations du chimisme stomacal, et qui attribue une importance très grande à l'hypopepsie, d'observation très fréquente, est amené à donner ainsi une grande valeur à tout ce qui peut exciter la sécrétion du suc gastrique et relever le taux de son action chimique. Pour nous, qui n'attribuons pas une importance si grande à la simple diminution du chimisme stomacal, qui comptons beaucoup sur l'intestin pour su])pléer l'estomac, nous pensons qu'il faut viser surtout le relèvement de la motilité stomacale, et que W grand ennemi à combattre c'est l'insuffisance motrice, avec ou sans lésion. C'est surtout le relèvement de la tonicité générale et de la nuitricité locale
MKIMCATION EXCIÏO-SËÇRKTOmF. iài)
que nous cherchons à relever. Toutefois, lorsqu'ily a diminution de la quantité d'HCl Iburni par la muqueuse, lorsque la chloropeptonisation est diminuée, nous pensons, qu'à condition de ne pas nuire à la motricité, il est bon d'augmenter le fonctionnement chimique de l'estomac. Il n'est pas facile du reste d'agir sur l'un indépendamment de l'autre, et certains excitants moteurs, sont en même temps des excitants sécrétoires : ce sont sans doute les medleurs agents thérapeutiques lorsqu'il s'agit de traiter la dyspepsie nervo-motrice avec hypochlorhydrie.
Les substances susceptibles de provoquer une sécrétion plus abondante de suc gastiique, et d'un suc gastrique plus actif, ne sont pas rares. Elles sont même très nombreuses. Malheureusement, beaucoup d'entre elles sont dangereuses, beaucoup sont capables de provoquer à la longue de la gastrite, par le mécanisme même qui amène l'exagération de la sécrétion. Il semble, et la chose est bien démontrée par les intéressantes recherches de M. Hayem, qu'à l'excitation première, se traduisant par l'augmentation de l'acide chlorhydrique, succède souvent une seconde période dans laquelle il tend à se faire de l'hypochlorhydrie , sinon même de l'apepsie. Qu'il faille toujours rendre la gastrite responsable de cet affaiblissement consécutif du pouvoir chlorhydropeptique de l'estomac, la chose n'est pas prouvée ; cependant, on ne .saurait être trop prudent dans ce sens, et il faut tenir grand compte de l'avertissement donné par M. Hayem. Il ne faut pas pousser trop loin, ni faire durer trop longtemps l'excitation médicamenteuse de l'estomac; il ne faut pas davantage abuser de l'excitation de l'intestin. Nous sommes bien préparés, par notre conception de la dyspepsie
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nervo-motl'ice, à ne pas user avec excès des excitants sécrétoires.
A.lcalîii8 comme esccitants de la sécrétion gastrique.
Le moins dangereux, celui qu'il est naturel de placer en tête de l'énumération, cest h bicarbonate de soude.
On admet, depuis les travaux de Blondiot et de Cl. Bernard, confirmés par les recherches de Rabuteau et de Ritter, que le bicarbonate de soude à faible dose peut augmenter la sécrétion acide de l'estomac. La théorie admise, c'est que le bicarbonate de soude, en présence de l'acide chlorhydrique, se transformerait en chlorure de sodium et en acide carbonique, et que ces deux substances exciteraient la muqueuse et provoqueraient sa sécrétion. Cela avait besoin d'être vérifié par des analyses plus précises. M. Gilbert a commencé des expériences dans ce sens, il ne les a pas terminées encore (1).
Il a fait ses recherches sur un chien pourvu d'une fistule stomacale, chez lequel il avait préalablement déterminé le chimisme gastrique à l'aide du procédé de Winter. Il a donné à ce chien de l'eau alcalinisée par du bicarbonate de soude, à xaison de 5 grammes pour 1000, ce qui est la dose moyenne des eaux de Vichy, tantôt en même temps que de la viande, tantôt avant, tantôt après.
Quand l'eau alcaline est administrée en même temps que la viande du repas, la sécrétion gastrique n'est nullement modifiée ; il en est de même lors-
(1) Hayem, — Leçons de Th^rapeiUique. Série IV, p. 382.