MÉDICATION AC1DI
la diarrhée. Nous avons parlé déjà à plusieurs reprises du képhir, el nous avons dit le grand éloge qu'en fait M. Hayeni.
Après avoir ainsi exposé la façon de faire des divers auteurs, on nous permettra d'exprimer sur ce point de thérapeutique notre opinion personnelle.
Mais, auparavant, que nous ont appris les recherches chimiques sur l'effet produit par ces acides sur la digestion stomacale? De quelle façon les acides forts et en particulier l'HCl iniluencent-ils le fonctionnement de l'estomac, au point de vue de la sécrétion et de la motilité, à chacune des digestions prises séparément et par un usage prolongé?
11 faut avouer que nous savons peu de chose à ce propos. Les auteurs se sont contentés souvent, après avoir plus ou moins judicieusement ordonné l'HCl, de noter les effets obtenus, en les constatant simplement par l'interrogatoire des malades.
Jaworski (1) a conclu de ses recherches qu'un long usage de l'HCl pouvait faire disparaître la sécrétion de l'HCl. Reichmann et Mintz (^) ont donné à cinq malades, une heure après le repas, 15 gouttes d'HCl dilué, trois fois à un quart d'heure d'intervalle. Tous les 10 ou 10 jours, on fai.sait un repas d'épi-euve et une analyse du suc gastrique. Les résultats ont été différents suivant les sujets : chez les uns, il y avait augmentation, chez les autres, diminution de la sécrétion chlorhydrique.
Pour les uns, l'acide chlorhydrique augmente la motricité gastrique ; pour les autres, il la diminue. Chez les hyperchlorhydriques avec hypersécrétion,
(ii Wien. Klin. Wochenschv., N" 23. 1801.
(2) DeulschemeiUc. Wochenschv., N»8 36, 38. 1881
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il y a une tendance manifesle à la dilalalion de l'eslomac ; il est vrai de dire que les conditions sont ici tout à fait particulières : la sécrétion exagérée de l'IlCl est continue, et l'irritation qu'il provoque peul devenir, à la longue, une cause d'épuisement; enfin, la gastrite se montre toujours à un moment donné, soit d'emblée, soit à une période plus ou moins tardive de la maladie.
Quelles indications pratiques peut-on tirer de ces données insuffisantes et souvent contradictoires ?
L'acide chlorhydrique ne convient évidemment pas aux, hyperclîlorhydriques. Il ne doit être donné qu'aux hypochlorhydriques ; mais tous n'en ont pas besoin.
Pour notre part, nous le donnons à ceux qui ont une inappétence accentuée et à ceux qui ont une tendance marquée à la stase et aux fermentations organiques secondaires.
Chez les premiers, même à faible dose, de 10 à 20 gouttes en plusieurs fois après le repas, il excite l'appétit et paraît faciliter la digestion, diminuer les sensations de malaise et de pesanteur. C'est ainsi qu'on le donne avec avantage chez les tuberculeux au début ou chez les chlorotiques.
Quand il y a stase et fermentation, on peut en donner davantage, 20 à -iO gouttes et plus après chaque repas en trois ou quatre fois à. 20 ou 30 minutes d'intervalle par périodes interrompues 8 à 10 jours.
On peut additionner la solution d'HCl d'une petite quantité de teinture amère et^de teinture d'ipéca.
Certains malades se plaignant que cet acide leur irrite les dents, il est bon alors de faire prendre la solution à l'aide d'un chalumeau.
Il est incontestable qu'on obtient de bons efl'ets do