III. — Étude des excréta
Exploration extérieure. - Nous insisterons peu sur cette exploration extérieure, désirant appeler surtout l'attention sur quelques points part.culiers. Ta simple ms.ecHon de l'abdomen peut déjà fournir des renseignements d'une c-tauie eu. On ...i rnrmiaier le degré plus ou moins maïque ûe rX:- eVl./pa.ùio„. Le ^f^^^^ êlre prcdominant dans la région 1" ' omac ou ,/unifo,n.émen. réparti sur jo"' »Mom n. 0„ Bail que, lorsqu'il existe une obslrnol.on qu. po
EXPLORATION EXTÉHIEUHE
sur la partie inférieure de l'intestin grêle, le tynipanisme abdominal se produit vers la région moyenne, qui devient ])roéminente.
Quelquefois on aperçoit, à travers les parois abdominales amincies et distendues, des contractions exagérées, soit de l'estomac soit de l'intestin ; c'est un fait sur lequel Kussmaul a particulièrement insisté. Ces contractions excessives peuvent être purement nerveuses ou trahir à l'extérieur l'effort que fait le tube digestif pour lutter contre un obstacle, un rétrécissement de son calibre, le rétrécissement du pylore, pçir exemple.
La simple inspection fournira encore des données sur le plus ou moins de relâchement des parois du ventre. Lorsqu:elles sont lâches etflaccides, le ventre s'étale en quelque sorte latéralement vers les flancs dans le décubilus dorsal ; le ventre tombe en bas et en avant, à la façon d'un sac inerte et demi-plein, dans la station debout. Cela se rencontre surtout chez les personnes obèses après un amaigrissement prononcé et chez les femmes après des accouchements répétés. C'est le signe principal de Ventéroptose dont il a été si souvent question depuis les travaux de Fr. Glénard. Cette chute du ventre a une réelle valeur dans les conditions particulières que nous venons de spécifier : elle appelle l'ordonnance d'une ceinture abdominale, dont le port, sans suffire à leur guérison, sera cependant très utile aux malades.
La. pcdjuction, \di percussion et la succussmt, fournissent au diagnostic des données plus importantes.
Par la palpation, on rechei-chera les tumeurs vraies et les fausses tumeurs et, en particulier, les scybales^ si souvent prises pour des néoplasmes chez les individus constipés et surtout chez les vieillards.
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Par elle encore, on recherchera les empâtements, les tuméfactions, les points douloureux; inutile d'insister sur ces généralités. M. Chapowsky recommande, dans les cas difficiles, de pratiquer la palpation de l'abdomen dans un bain chaud : on obtient un relâchement des muscles qui favorise beaucoup l'exploration (1).
Le rein déplacé, mobile ou réellement flottant, devra être systématiquement recherché chez tous les dyspeptiques nerveux et surtout chez les femmes ; on sait qu'il est beaucoup plus fréquent à droite qu'à gauche.
Arrêtons-nous un peu plus sur la percussion qui réclame quelques précautions particulières lorsqu'elle s'applique à l'étude de la dyspepsie gastrointestinale.
Tout d'abord, la percussion de l'estomac. Voici comment nous conseillons de la pratiquer. Le malade sera couché, le ventre découvert, les parois abdominales aussi relâchées que possible. Il faut d'abord percuter de haut en bas, en suivant la ligne mamelonnaire, du poumon versl'estomac. Il estfacile ainsi de déterminer la limitesupérieure de l'estomac. Cette limite on la trouvera souvent élevée d'une façon anormale dans des cas d^atonie gastro-intestinale et de dyspepsie natulente, suivant la très juste remarque de M. Malibran. On se met alors nettement dans l'oreille, en percutant l'espace semi-lunaire, la sonorité spéciale de l'estomac dans chacun des cas particuliers, et cette sonorité, par son timbre et sa tonalité, donne déjà une idée souvent très nette de la capacité et du degré de distension de la poche slo-
(1) U'ic/i. wecl. Wocheiifirli, numéro 22. 1891.
K.VPLOlUTlO.N liXTÉKlEUlili .H
macale. Paur déterminer sa limite intérieure, il faut percuter en sens inverse du flanc on même de lafosse iliuque vers l'estomac. Comme on a dans l'oreille la sonorité de l'estomac, il est quelquefois aisé de discerner nettement le moment et l'endroit où cesse la sonorité intestinale pour reparaître la sonorité gas- Irique. On peut, pour rendre cette recherche plus facile, distendre l'estomac, en introduisant dans sa cavité du bicarbonate de soude, puis une solution d'acide tartrique, ou en y insufllant de l'air atmosphérique. Ce moyen d'exploration a été très recommandé en Allemagne.
^ Chemin faisant, on constate la sonorité colique et l'on cherche, en s'aidant de la palpation et de la succussion, à déterminer l'état du côlon.
La percu.ssion. ne sulPit pas toujours à reconnaître la limite inférieure de l'estomac; cette limite, on peut quelquefois la déterminer par la succussmi.
Il faut du reste distinguer deux variétés de succession de l'estomac : la suœussmi digitale et la succussion totale, que l'on peut appeler, par comparaison, la SKccussion hippocratique de l'estomac.
La mcmssion digitale a pris une importance considérable depuis les travaux de M. Bouchard et de ses élevés, sur la dilatation, de l'estomac. On sait comment elle se pratique. Le malade étant couché les muscles abdominaux dans le relâchement on ■mpnme àla paroi de l'abdomen, aux environs d'une l.gne allant de l'ombilic au rebord des fausses côtes a gauche, à l'aide des extrémités digitales, une série de secousses rapides. Lorsqu'il existe une certaine quantité de liquide et de gaz dans l'estomac, on perçoit alors une sensation deciapotage, à l'existence et a la situation de laquelle M. Bouchard attribue une
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signilicalicn i)ciUiologique de premier ordre. Si celle sensation csl perçue loiiglemps après le repas, el surtout le matin à jeun, elle indiquerait l'existence d'un résidu non évacué, d'un liquide stagnant susceptible de devenir le siège de fermentations anormales. De ces fermentations résulterait la production de substances toxiques, cause d'une aulo-intoxicatu.n à jet continu, et d'une sorte de diathèse acquise qui se traduirait par une grande variété de manifestations morbides.
Lorsque, le malade étant examiné à jeun, on ne trouve pas de clapotage, M. Bouchard lui fait boire un verre de liquide ; il pratique ensuite la succuss.on digitale comme dans le cas précédent.
Le clapotage gastrique indiquerait une dilata .on permanente de l'estomac, lorsqu'il est perçu au-dessous de la ligne allant de l'ombilic au rebord des fausses côtes, à gauche.
On ne peut attribuer d'importance a ce signe, que lorsqu'il se produit longtemps après le repas el sm^ toutl matin àjem, sans ingestion ^^ ^1^;;^^^ n^entmême de l'exploration. La ^lef de you^-l^^^^ doclnne de l'auto-intoxicalion .^^«-f f la stase permanente de liquide dans 1 e tomac e cette stase n'est démontrée que lorsqu on peut prou ver qu'il y a réellement et spontavènent stagnation des liauides gastriques à jeun (Debove).
\ ne fa'ut pas confondre le clapotage colique a te clapotage stomacal confusion qm^ ment faite quelquefois. Les ^^^^^^^ ^i^donnent quelquefois le ^-^^^ ^'^^ Zi macaux, quelle que soit du reste leur ong ne ce ce qui explique sans doute que, par le P'^^^^-^ f sonde elle lavage de l'estomac, on ne trou^. pas