PRINCIPES GÉNÉRAUX «J'I
mis aulrofois à une diète préparatoire. On les laissait à jeun le jour précédent tout "entier, ou on ne leur donnait qu'une petite quantité d'aliments, surtout du lait. Actuellement, on reconnaît qu'il peut y avoir de graves inconvénients à pousser trop loin l'inanition préalable : cet état de vacuité favoriserait l'absorption des éléments toxiques des médicaments tœnifuges, et on serait ainsi plus exposé à des accidents d'intoxication.
3" L'expulsion d'un tœnia comprend toujours deux temps :
a) L'administration de la substance médicamenteuse qui doit engourdir le taenia, l'empêcher de se cramponner à l'intestin et permettre son expulsion mécanique ;
b) L'administration d'un purgatif destiné à expulser mécaniquement le tœnia engourdi.
Il ne doit pas s'écouler un trop long espace de temps entre la prise du médicament tœnifuge et celle du purgatif expulsif.
4° Comme il importe beaucoup de savoir si la tête a été, oui ou non expulsée, il convient d'engager les malades à aller à la selle dans un seau rempli d'eau tiède. La tête, comme on le sait, est représentée par un petit renflement à l'extrémité de la partie très amincie que forme le cou. Sa recherche, assez délicate, est beaucoup facilitée par cette précaution. De plus, le ver soutenu par l'eau ne se rompt pas.
Quels sont maintenant les tœnifuges qu'il convient d'employer? Nous étudiei'ons successivement : la fougère mâle, l'écorce de grenadier et les sels qu'on en tire, le kousso, la mousse de Corse et les graines de courge.
VKItS INTKSTI.NAI X
Nous rangeons ainsi les substances d'après leur mérite thérapeutique. Pour la première place ou pourrait discuter entre la fougère mâle et l'écorce de grenadier, ou plutôt les sels de pelletiérine découverts par Tanret.
L'écorce de grenadier et surtout les sels de pelletiérine sont préférés par Bérenger-Féraud (1) et par Dujardin-Beaumetz. Cependant l'action toxique des alcaloïdes du grenadier est si marquée, les résultats obtenus par l'extrait éttiéré de fougère mâle administré suivant la formule de Créquy, si favorables que, pour notre part, nous préférons la fougère au grenadier. Le kousso est délaissé à cause de sa très désagréable saveur ; il est du reste beaucoup moins actif que les déux médicaments précédents. La mousse de Corse et surtout les graines de courges ne conviennent guère qu'aux enfants; elles ont chez eux l'avantage très grand de n'être pas toxiques.
Fotufere mâle. — On emploie le rhizome frais de l;i fougère mâle des Vosges ou du Jura. On peut employer la poudre de fougère en nature : c'est la base de la formule vendue par Mme Miiffler à Louis XVL
« Poudre de fougère mâle, 6 grammes dans â 180 grammes d'eau, à prendre en une fois, le matin à jeun; environ une heure après, un purgatif, soit calomel à la vapeur et scammonée pulvérisée àà U gr. 60, gomme gutte 0,30 (Soulier). »
Peschier, de Genève, a été le premier à faire un extrait éthéré du rhizome de la fougère mâle. Il en a fait des pilules associées au calomel; mais on préfère, avec raison, pour cette association, les cachets dont Créquy a donné la formule :
(1) Aepo«s cliniques sur les tœiiias de ihomme. Paris, ISisS.
Extrait élhéro de fougère màle 0 K^; jj^
Oalomel °
pour une capsule, douze ii seize semblables.
Voici, d'après M. Créquy, comment il faut procéder :
1° La veille au soir le malade ne prend que du lait pour toute alimentation ;
2° Les 12 ou les 16 capsules d'extrait éthéré et de calomel sont prises le matin à jeun de 5 en 5 minutes ;
3° Si, au bout de 2 à 3 heures, l'expulsion n'a pas eu \ieu[ on fait prendre 60 à 100 grammes de sirop d'éther; on donne ensuite 50 à 60 grammes d'huile de ricin.
Celte méthode donne des résultats excellents ; c'est celle que nous préférons.
Elle ne laisse pas cependant que d'èlre assez fatigante, et il convient de ne pas l'employer inutilement. Nous avons vu quelquefois des malades, sans doute prédisposés, présenter, après avoir suivi ce Irailemenl, un état de neurasthénie assez accentué.
H faut bien savoir aussi que l'extrait éthéré de fougère mâle est une substance toxique. Pour certains auteurs c'est à l'acide lilicique que serait attribuable celte toxicité. On ne devrait jamais dépasser la dose de S à 10 grammes d'extrait éthéré (l). L'acide lilicique élanl soluble dans l'huile, on ne devrait pas non plus employer l'huile de l'icin comme purgatif.
Écorce de racine de grenadier. — L'écorce de racine d(! grenadier a été employée souvent en décoction ; ce n'est pas une mauvaise préparation. Voici comment elle s'obtient :
lîcorces fraîches de racine de grenadier GO gr.
Eau .' 750 —
1,1) l.iaM.NR. — Semaine médicale, 1891, p. i'-Vt .
VEHS INTESTINAUX
On réduit l'écorce en petits morceaux, on jette l'eau bouillante par-dessus, on laisse macérer pendant 24 heures, puis on réduit par évaporation le liquide à 500 grammes ; passer.
Soulier indique la préparation suivante :
Ecorce contusée gr-
Eau bouillante un verre
Réduire à feu doux de moitié, passer; sur le résidu, verser de nouveau un verre d'eau bouillante réduire encore de moitié, passer et réunir les deux colalures.
Alcaloïdes tirés de Vécorce de grena-^ier. — Tanret en a extrait quatre alcaloïdes, qu'il a dénommés j^e/^eifiérine a, [3, y, 5, Bérenger-Féraud a démontré que les deux dernières n'ont pas de propriétés ta^nifuges. Les deux autres pelletiérines peuvent être employées soit mélangées, soit isolément.
Voici, d'après Dujardin-Beaumetz, dans le service duquel ces alcaloïdes ont été expérimentés (1), comment il convient de les administrer. « La veille, faire prendre un grand lavement, ne manger au repas du soir que du laitage ; le lendemain matin, à jeun, administrer 0 gr. 30 de sulfate de pelletiérine dans une solution contenant 0, 50 de tanin, donner dix minutes après un grand verre d'eau, puis au bout, de trois quarts d'heure, faire prendre le purgatif, 30 grammes d'eau-de-vie allemande (2); ou mieux
(1) De Rochemure. Th. de Paris, 1879.
(2) Trente grammes d'eau-de-vie allemande, c'est là une dose élevée que, pour notre part, nous n'oserions conseiller d'employer ; cependant M. Dujardin-Beaumetz pense que l'action du tanin d'une part et des alcaloïdes du grenadier d'autre part tend à diminuer beaucoup l'action de la teinture de jalap composée et à faire qu'il n'y ait pas hyperpurgation.
KOl'SSO, GRAINES DE COl'HGE, ETC. dl O
ao à oO grammes d'huile de ricin, et, enfin recommander au malade d'aller à la garde-robe dans un vase d'eau tiède. »
M. Bérenger-Féraud préfère comme purgatif l'infusion de séné. Quel que soit le purgatif évacuateur que l'on aura choisi, on le donnera trois quarts d'heure à une heure après la pelletiérine.
Kousso. — Ce sont les fleurs d'un arbre d'Abyssinie de la famille des rosacées.
La poudre de fleurs est donnée à la dose de 15 à 30 grammes délayée dans de l'eau bouillante. On laisse refroidir et on prend en une fois sans passer.
Cette infusion est d'une saveur repoussante ; elle provoque souvent des vomissents qui compromettent beaucoup le succès de la médication. Avec le kousso, Bérenger-Féraud n'a obtenu que 12 succès pour 100.
Graines de courge. — Avec les graines de courge, il n'en a obtenu que o pour 100; malgré cette infériorité, il ne faut pas rejeter complètement ces graines qui peuvent être utiles chez les enfants.
Chez les adultes, on donnera 60 grammes de graines de courge mondées, pilées et mélangées avec une quantité égale de sucre ou de confiture. On donnei'a 30 à 40 grammes d'huile de ricin une heure après.
On a conseillé de faire manger, pendant huit jours, une poignée de graines épluchées et pilées avec du sucre ; on donne après ces huit jours une bonne dose d'huile de ricin. Un malade a rendu un tœnia rebelle, tête comprise, après avoir pris pendant deux mois une pareille pâtée tous les matins (1) I
Mousse de Corse. — C'est un mélange de plantes marines diverses : algues, varechs, coralline. Elle se
(1) A.Dumas. Journal de thérapeutique, 1877.
VKliS l.NTKSTI.VAl .\
donne à ladose de 3 à 20 grammes dans du laiL bouiilanl.
On l'emploie aussi comme vermifuge. Voici un breuvage formulé par Bouchardal, qui conviendrait à un enfant de 2 ans :
Mousse de Corse 5 gr.
Jetez dessus :
Lait bouillant 100 gr.
Passez et ajoutez :
iiucre 2ù gr.
A prendre le matin à jeun.
Ascarides lombrieoïdes. — On sait quel rôle leur attribuaient autrefois les médecins, et quelle place importante ils donnaient en pathologie aux maladies vermineuses.
Le principal vermifuge est le scmm-confra, et son alcaloïde, la santoniiw.
Le semen-contraest constitué par les sommités florales non épanouies de plusieurs espèces d'armoises du Levant.
La dose de semen-contra est 1 à 6 grammes dans du miel, de la confiture ou des cachets. La dose de sanlonine est de 5 à ^20 centigrammes.
Il ne faut pas oublier que la sanlonine est une substance toxique, qui, à la dose de 2 cenligr. r;. a pu produire des convulsions éclampliques chez un enfant de cinq mois (Binz).
11 ne faut pas oublier encore que la santonine s'armmule dans l'organisme et que, comme elle ne doil pas être absorbée, il ne convient pas de la donner trop à jeun.
OWLUliS. — AMvVl.i.STOMES ^' '
Ladminislration du semen-coiilra el de la sauLonine sera suivie de l'adininislration d'un purgatif, de préférence l'huile de ricin.
osyures vcrmic.iaires. - Ces petits vers habitent exclusivement la partie inférieure du rectum, et l'anus; quelquefois, chez les petites filles, ils se répandent dans le vagin. Les substances vermifuges prises par la bouche n'ont sur eux aucune espèce d'action. On les traitera donc exclusivement par des moyens locaux.
Un des moyens les plus simples, ce sont les lavemenents d'eau froide répétés plusieurs fois par jour. Un peut aussi donner des lavements d'eau boriquée. Dujardin-Beaumetz vante particuUèrement les lavements de glycérine étendue d'une quantité égale d'eau.
Chez les enfants, souvent rebelles à l'usage du lavement, on peut employer l'onguent napolitain, dont on forme un petit suppositoire ou dont on peut enduire une mèche de coton ou de lin.
Aukyiostome «luodéHai. — L'ankylostome duodénal, découvert par Dubini, est très fréquent dans la haute Italie et en Égypte.On lui a attribué la fameuse épidémie d'anémie des mineurs du Saint-Gothard. C'est un ver de petite taille de 1 centimètre à
I cent, o, environ, qui habite surtout le duodénum.
II attaque la muqueuse et en suce le sang; sa présence provoque donc, en somme, de petites et incessantes hémorrhagies intestinales, de là un degré extrême d'anémie.
Ce ver vit dans l'eau des mares que boivent les terrassiers et les briquetiers : de là l'indication pour ces ouvriers de la terre d'éviter ces mares d'eau, de boire de l'eau bouillie ou filtrée, et de se laver
l'HOTOZOAIlUîS
soigneuseiuenl les mains avant le repas. L'extrail élhéré de fougère mâle, serait le meilleur agent anthelmintique contre ce redoutable parasite, heureu. Bernent non encore signalé en France.
Indépendamment de ces parasites d'une organisation compliquée, on trouve très fréquemment chez l'homme, toute une série de protozoaires dont le rôle, dans les affections de l'intestin est encore indéterminé. On ne connaît ni leur influence pathogénique, ni la thérapeutique qui leur convient. L'attention a été tout entière attirée vers les bacilles ; il y aurait lieu d'étudier les protozoaires qui ont peut-être, dans certain cas, une influence pathogénique des plus importantes.
APPENDICE
Hyperchlorliydrîe et ulcère rond.
Bicarbonate de soude 0,60 ccntigr.
Craie préparée 0,20
Mélanger avec soin. Pour un cachet. 15 à 20 par jour. (Debove.)
En cas de constipation, remplacer la craie préparée par de la magnésie.
Bicarbonate de soude 1 gr-
Craie préparée ââ 0,20 cenlig.
Magnésie calcinée »
pour un cachet. Un de demi-heure en demi-heure pendant les trois heures qui suivent le repas.
Debove.
Bicarbonate de soude ■! gf.
Magnésie calcinée ââ 0,25 cenligr,
Phosphate ammoniaco-magné«ien n
pour un cachet.
Un cachet semblable correspond h 2 gr. 50 de bicarbonate de soude.
(1) Nous reproduisons ici la plupart des formules citées dans le texte. Nous ajoutons quelques formules récenuucnt proposées, sans, du reste, nous porter garant do leur efficacité.
AIM'ENUICE
La magnésie calcinée, comme antiacide coi-respoud à 4 fois son poids de bicarbonate de soude, le phosphate ammoniaco-magnésien à 2 fois son poids.
Aléclication excitante.
'JVintiire d'ipéca ^'i;-, ]q
de Colombo „
— de gentiane >,
20 à 30 gouttes après le repas en deux ou trois fois à une demi-heure ou une heure d'intervalle, dans un peu d'eau.
A. MAïmEc.
Teinture d'ipéca fri ."i srr.
Teinture de gentiane '
— de noix vomique »
10 à 13 gouttes après le repas, en deux fois à une heure d'intervalle.
A. Matuieu.
Sulfate de sti'yclinine cenligr.
Eau. . .• loO gr.
Une cuillerée à café à chacun des Irois repas.
Grasset.
Mixture de Vigier :
Eau distillée 220 gr.
Eau de fleurs d'orangni'. 'M
n de menthe lu
Teinlure de quina ùà 10 gr.
— de Colombo »
— de badiane ftà 6 gr.
— d'écorces d'orantros nmovcs »
Teinture amère de Buumé 3 gr.
FORMULES 3^ l
Mêlez et liUrez, une à deux cuillerées à bouche avant le repas.
Trintm-c de gentiane '■'■'^ ^
— de brdiane "
— de noix vomique "
d'écoiTos d'ornnges XL gouttes
Chloroforme ' gouttes
M. s. A. et filtrez 10 à 20 gouttes en mélange dans l'eau un ciuart d'heure avant chaque repas.
HUCIJARI).
Extrait fluide do condurango XXX gouttes
Acide chlorhydrique XV gouttes
Sirop d'écorces d'oi-anges amcrcs 150 gr.
Une cuillerée à bouche après chaque repas.
Bahié.
iVtonie stomacale avec eoiistîpatiou
Tcintm-e de noix vomique aà 2 gr.
— de gentiane • • • "
— d'écorces d'oranges 10 gr.
Kxtrait fluide de cascara sagrarln ■î.'i
.Sirop d'écorces d'oranges fiO
Une cuillerée à café avant chaque repas.
Barié.
Teinture de gentiane aâ o gr.
— de Colombo "
— de quinquina »
— de rhubarbe 3 gr.
— de noix vomique 2 gr.
Filtrez; i.j ;i ^O gouttes avant le déjeuner et le dincr.
APPENDICE
Médication acide
Acido chloi'hydrique fumant pur.
Eau ,
't gr.
Un ou [plusieurs verres à Bordeaux, espacés après le repas.
Bouchard.
HCl 2 gr.
Eau distillée 2C0
Une cuilldî'ée à bouche dans un quart de verre d'eau sucrée, deu.x. ou trois fois par jour après le repas.
Haye.m.
Acide sulfonitriquc rabelisc vieux 40 gr.
Eau distillée SOO
Une ou deux cuillerées à bouche après le repas. Voir p. 146.
COUTARET.
Médication pepsinogène .
Destrinc 10 gr.
Rlium 20
Sirop de sucre 70
Eau , 160
Voir p. 153.
Dujardln-Beaumetz.
i%.iitîsepsie gastro-intestiuale.
Solutions pour le lavage de l'estomac.
Acide salicyliquo 2,3 pour 1000
Thymol 0,5 pour 1000
Borax 20 pour 1000
Créoline 0,5àip. 1000
ROSENUEIM.
Naphtol p gr-
Salicylate de bismulh 7 gr. 50
Mêlez et divisez en 30 cachets, 3 à 12 en 24 heures.
Bouchard.
Benzonaphtol. 4 à 5 grammes par jour en cachets de 0,50.
Salicylate de bismuth ââ 10 gr.
Magnésie anglaise »
Bicarbonate de soude »
en 30 cachets.
Dujardin-Beaumetz .
Naphtol p ÙLi 10 gr.
Salicylate de bismuth »
Bicarbonate de soude »
en 30 cachets.
D u jardin-Beaumetz .
Salol ââ 1.^ gr.
Salicylate de bismuth »
en 30 cachets.
Dujardin-Beaumetz'.
Prendre un de ces cachets au déjeuner et au diner.
Salicylate de bismuth âà 10 gr.
Naphtol a »
Charbon „
en 30 cachets.
Salicylate de bismuth â;V 10 <Tr.
Naphtol a ,> '
Craie préparée „
Phosphate de chaux „
en 40 cachets.
•584 APPENDICE
Acido lactique iO à 15 or.
•Eau 200 gr.
Sirop de sucre 800
Hayem.
Limonade antidiarrhéique conseillée en particulier contre les diarrhées cholérifovmes et le clioléra :
Acide chlorhydrique pur àâ 2 gr.
Résorcinc »
Eau 180 sr.
Sirop d'écorces d'oranges 20 gr.
Une cuillerée à bouclie lotîtes les 2 ou 4 heures.
Menche.
Dyspepsie avec diarrhée :
Gouttes noires anglaises A à "3 gr.
Gouttes amèrcs de Bauiné »
Grasset.
Quatre gouttes avant chaque repas.
Traitement de la douleur.
Gouttes blanches de Gallard :
Chlorhydrate do morphine 0,10 ccntigr.
Eau distillée de laurier-cerise 5 gr.
Une à deux gouttes sur un morceau de sucre nu commencement du repas.
Extrait de belladone à;i 0,01 cenligr.
Poudre de belladone »
Trousseau.
pour une pilule.
Chlorhydrate de cocaïne 0,10 centigr.
Eau..! 300 gr.
A prendre par cuillerées à bnnclio pu doux jours.
KxLi'ait gras de cannabis indca 0,02 à 0,03 ccntigr.
Alcool Q. S. ■
Eau loO gr. .
A prendre en quatre ou cinq fois dans les :24 heures.
Menthol. 0,10 à 0,13 centigr.
Alcool Q. S. pour dissoudre
Eau distillée 180 gr.
Bardet.
A prendre par cuillerées à bouche.
Menthol 1 gr.
Alcool 20
Sirop de sucre 30
Toutes les heures une cuillerée à thé.
Eau chloroformée saturée ~^ 150 gr.
Eau de tilleul 100
Sirop simple 40
A prendre par cuillerées à bouche.
Nitrate d'argent 0,20 à 0,30 cent.
Eau distillée ^00 gr.
Une demi-cuillerée à bouche trois fois par jour. Contre l'hyperesthésie stomacale (voir p. 204).
RûSENHElM.
Craie préparée 0^50
Bicarbonate do soude „
Poudre d'opium 0,02 ccntigr.
pour un cachet. 2 ou 3 au commencement du repas. Ou bien :
'^^/^gnàs''; à 0 50
Bicarbonate de .soude „'
Poudre d'opium brut '; o,02 centigr.
;38() APPENblCK
Pour cuiiiballre une liypei-acidiLe légèfo avec hyperesthésie de la .muqueuse gastrique.
(Jhloroclyiie. Prpmil'rc firiDtiJp :
Chlorofonn- 120 gr.
Élhei- 30
Alcool 120
Thériaque 120
Extrait de réglisse
Chlorhydrate de movplune 0,o0
Essence de moiuhe XVI gouttes
Sirop 530 gr.
Acide cyanhj'drique dilué 60
Dissoudre le chlorhydrate de morphine el l'essence dans l'alcool, ajouter le chloroforme et l'éther; d'autre part, dissoudre l'extrait de réglisse dans le sirop. Ajouter la thériaque, joindre les deux solutions, agiter, ajouter l'acide cyanhydrique.
Dose : 5 à 15 gouttes.
Deuxième formule. — Forinulc d,; (iilniaii :
Chloroforme puriHc -n
Glycérine ^"
Alcool rectifié
, Acide cyanhydriqne dilué
Teinture de capsicuin
Chlorhydrate de morphine '^'^^
Sirop
Dose : Une cuillerée à thé pour un adulte.
Lavatifs et Piugatifs.
Pilules de Lutz :
Résine d'aioés
— de jalap
— de scammonée
Lessive des savonniers ^
Glycérine
|)(ini- "20 piluh's : une le soir.
Extrait de réglisse.
I''.xlrait do belladone Poudre de belladone.
Podophylle
ùâ 1 centigr.
2 à 3 centigr, Q. S,
pour une pilule : une ou deux le soii".
Podophyllin
Extrait de belladone
0,30 centigr.
Mêlez et divisez en 20 pilules; une à trois le soir.
Mêler et faire 10 pilules; une ou deux le soir.
Tisane purgative de l'hôpital Saint-Louis.
Sèné.^ àù 8 gr,
Pensées sauvages »
Faire infuser pendant une heure dans un litre d'eau bouillante, passer et édulcorer avec du miel. Un grand verre le matin.
Poudre de réglisse composée :
Poudre de follicules de séné passés à l'alcool. . . ùà 6
Soufre sublimé - „
Anis étoilé en poudre 3
Fenouil en poudre „
Crème de taiire pulvérisée 3
Réglisse en poudre g
Sucre en poudre 25
Une cuillerée à café à une cuillerée ii bouche le soir en se couclianl.
Podophyllin
Poudre de gingembre
0,30 centigr.
Miel