CHAPITRE IX
"Vei's întestiiiaiix.
Nous exposerons successivement le traitement qu'il convient d'opposer aux tœnias, à l'ankylostome diiodénal. à l'ascaride lombricoïde et aux oxyures vormiculaires.
Tscuias. — Les variétés les plus fréquemment observées sont : le tsenia armé, le Uenia inerme et le bothriocéphale. Les autres vers rubanés sont d'observation rare, ou ne se rencontrent pas dans nos régions.
Quelle que soit, du reste, la variété de ver rubané que l'on rencontre, le traitement est le même.
Le tœnia inerme tend à devenir beaucoup plus fréquent que le tfenia armé; quant au bolliriocé- ]thale, il est assez commun dans certains pays où l'on l'ait une grande consommation de poissons, et en particulier de saumons. De là sa fréquence dans des contrées où il existe des lacs dont la pèche fournit aux populations du voisinage une partie plus ou moins notable de leur alimentation : en Suisse, dans le .\ord de l'Italie, en Suède, par exemple.
La fréquence des autres lœnias est surtout en rapporfavec la consommation de la viande de bœuf crue ou insudisamment cuite. De là, dans un but de projiliylaxie, l'indication de faire cuire cette viande suflisammenl. ou, lorsqu'on veut faire prendre de la
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viande crue, de donner de la viande de mouton ou de cheval. Ces animaux, sont considérés jusqu'à présent, comme exempts de tœnias.
Frhicipes généraux du traitement des tsenias. — Pour le traitement des leenias il y a un certain nombre de principes généraux qu'il convient d'avoir toujours présents à l'esprit :
1° On ne doit jamais ordonner une médication tœnifuge que lorsqu'on est certain que le ver est suffisamment développé pour que son expulsion totale, tête comprise, soit possible.
Les médecins sont souvent poursuivis par des nosomanes qui se figurent, à tort, avoir un tœnia et veulent quand même suivre un traitement susceptible de les en débarrasser. D'autres ont eu réellement le tœnia et ont subi contre lui un traitement régulier. Tantôt la tête a été expulsée, et alors ce sont encore de purs nosophobes ; tantôt elle ne l'a pas été, mais l'administration d'un nouveau tsenifuge est réclamée trop tôt et par cela même hors de propos.
On ne doit jamais ordonner une première fois le traitement du taînia sans en avoir vu des fragments.
On ne donnera de nouveau le traitement tœnifuge à des personnes réellement atteintes du taenia, que lorsque des anneaux de tfenia inerme (1) seront de nouveau spontanément expulsés, ou lorsqu'il se sera passé trois ou quatre mois après l'expulsion d'un tsenia armé, tête non comprise.
2° Les malades destinés à être soumis à l'administration de la substance tœnifuge étaient souvent sou-
(1) On reconnaît en clinique le tfenia inerme à ce qu'il s'en élimine spontanément des anneaux par petites quantités. Les malades en trouvent presque chaque jour quelques-uns clans leurs gardoTobes, ou même, en dehors de toute défécation, dans leurs vêtements.