TROUBLES DE LA SENSIBILITÉ
rejette au dehors, sous forme de selles liquides, les substances alimentaires et les produits de la sécrétion de l'intestin et de ses glandes annexes.
Les coliques se présentent quelquefois aussi chez des individus constipés. Il y a alors une contraction exagérée et douloureuse de l'intestin au-dessus de Fobslacle, ou bien, peut-être, déplacement douloureux d'une certaine quantité de gaz emprisonné entre deux anneaux musculaires spasmodiquement contractés.
Ventéralgie se traduit par des douleurs vives, qualifiées tantôt de coliques, tantôt de spasme, de brûlure ou de névralgie. Elles peuvent se localiser à la région sus ou péri-ombilicale ; mais souvent aussi elles suivent le trajet du côlon transverse et encadrent presque complètement l'abdomen comme le côlon lui-même.
Les crises d'entéralgie sont parfois extrêmement douloureuses; elles peuvent persister pendant des heures et même des journées entières. Assez souvent elles surviennent pendant la nuit, tardivement, vers deux ou trois heures du matin. Lorsqu'elles sont intenses, les malades sont dans un état de malaise et d'angoisse inexprimables ; ils sont pâles, la figure-* contractée.
Les crises entéralgiques peuvent se rencontrer dans des maladies de Taxe cérébro-spinal comme le tabès, dans des névroses comme la neurasthénie et l'hystérie,avec certaines ptôses viscérales et en particulier la néphroptose. 11 est certain que l'état névropathique du malade peut jouer et joue ordinairement un rôle important dans leur production. On a invoqué un véritable état de névralgie des plexus ganglionnaires de l'abdomen, dont l'exis- ,
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tence, quoique très vraisemblable, est difficile à démontrer d'une façon irréfutable.
Certaines crises entéralgiques paraissent, nous l'avons dit, avoir le côlon pour siège. On les voit en effet survenir de préférence chez des malades qui présentent la corde colique ascendante transverse ou descendante, ou à la fois la corde colique et des signes de colite muco-membraneuse. Dans ces conditions, on trouve dans la localisation de la douleur, dans son apparition assez tardive après le repas, dans sa coïncidence avec des évacuations muqueuses ou muco-membraneuses, des éléments suffisants de diagnostic différentiel.
Traitement. — Nous pouvons tout d'abord donner comme indication préalable et comme loi générale que, pour le traitement des troubles nervo-moteurs et des troubles de la sensibilité de l'intestin, il conviendra, au début, de soigner l'état morbide d'où dérivent les manifestations digestives, ou qui, tout au moins, en favorise nettement l'éclosion. On dirigera donc contre la névropathie plus ou moins bien déterminée, plus ou moins nettement stigmatisée, contre la neurasthénie, l'hystérie, la chlorose, l'anémie, la goutte,le diabète, etc., le traitement qui convient à chacun de ces états morbides.
On s'efforcera toujours de supprimer soit la cause même de la maladie principale, soit la cause occasionnelle des phénomènes dyspeptiques; c'est ainsi qu'il sera d'une importance capitale de supprimer le surmenage physique ou intellectuel qui a sur la production de la dyspepsie gastro-intestinale une influence si manifeste. Nous avons vu,par exemple, que la forme si curieuse de névrose intestinale décrite par Cherchewsky a été relevée exclusive-