‹ Thérapeutique des maladies de l'intestinChapitre 16 sur 55 · TRAITEMENT DES TROUBLES NERVO-MOTEURS · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES TROUBLES NERVO-MOTEURS

insister davantage sur les indications et l'emploi de ces diverses méthodes thérapeutiques.

Nous terminerons ces réflexions générales, préliminaires, en présentant quelques considérations sur le régime.

Régime Alimentaire. — D'une façon générale, on peut répéter ici ce que nous avons dit à propos de la dyspepsie stomacale considérée dans son ensemble. On éliminera de l'alimentation les mets irritants, fortement épicés ou faisandés; on donnera une alimentation bien divisée, très nutritive sous un petit volume; on emploiera volontiers tes aliments sous forme liquide, le lait en première ligne> les laitages dans lesquels les graisses sont bien émulsionnées, les hydrates de carbone en solution ou en voie d'hydratation ou de dissolution déjà avancée; les potages au tapioca, à la semoule, aux pâles fines et bien cuites ; les farines maltées présentent précisément ces avantages. Cela accroît la valeur nutritive des aliments en augmentant leur utilisation et diminue d'autant le travail que doit fournir le tube digestif.

Médication. — La mise en œuvre d'une hygiène convenable, l'emploi des méthodes physiques, l'ordonnance d'un régime approprié, tout cela pourra suffire dans certains cas pour rétablir l'équilibre dans le fonctionnement du tube digestif, mais cela ne suffira pas toujours. Il faudra aussi avoir recours assez souvent à des médications dont l'action plus localisée sera dirigée directement sur le tube digestif ou sur l'abdomen.

Ces médications, ces méthodes thérapeutiques peuvent être assez naturellement divisées en deux grands groupes : les unes lutteront contre l'atonie,

elles auront pour but d'exciter la motricité et de remédier à son insuffisance; les autres, au contraire, seront destinées à atténuer l'excitation de la motricité et à calmer les phénomènes douloureux si souvent liés à l'irritation nervo-motrice.

Nous retrouverons ces deux indications opposées lorsque nous exposerons le traitement de la constipation, due si souvent à l'atonie, et de la diarrhée, due si souvent à l'exagération du péristaltisme intestinal; aussi, pour éviter les répétitions, allons-nous dire tout de suite le traitement qu'il convient d'instituer dans les principales formes cliniques passées en revue au commencement du présent chapitre.

Dyspepsie nervo-motrice a prédominance intestinale. — Le traitement sera dans ses trails généraux très analogue à celui que, dans le volume consacré à restomac,nousavonsindiquépourladyspepsie nervomotrice à prédominance stomacale. On aura recours ici, plus encore que dans les autres formes cliniques de cette dyspepsie, aux pratiques d'hygiène et aux méthodes physiques de traitement auxquelles nous avons fait allusion plus haut.

Dans les formes à prédominance intestinale, qui doivent surtout nous intéresser actuellement, deux ordres de phénomènes prendront surtout de l'importance : la constipation et la flatulence.

Leur traitement sera exposé plus loin dans des chapitres spéciaux.

Crises intestinales. — Dans les crises intestinales qu'il a décrites, Cherchewsky a vanté l'utilité de l'hydrothérapie froide (douches en jet brisé] et, comme médication interne, la belladone et la codéine.

La belladone produit de bons effets lorsqu'il y a de la constipation et un spasme fixe du côlon, avec ou

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