ANTIPYRINE
l'alcool el la glycérine. Elle jouit de propriétés réductrices très accusées.
Elle répond aux mêmes indications que l'acide chrysophanique et a sur lui l'avantage de ne pas irriter la peau ; cependant, Bronson (I) a vu les pommades à 20 0/0 déterminer une irritation intense; elle colore la peau en jaune.
Behrend (2), qui l'a surtout mise en honneur, déclare que, dans le traitement du psoriasis, elle est inférieure à l'acide chrysophanique, mais supérieure à l'acide pyrogallique. Il en a obtenu devons résultats dans les trichophyties circinées et dans l'érythrasma.
Il l'emploie en pommade :
Anthrarobine 10 à 20 gr.
Huile d'olives 30 à 40 —
Lanoline ou axonge Q. S. pour 100 gr.
et en solution :
Anthrarobine 10 à 20 gr.
Alcool 90 à 80 gr.
A.ntipyr"ine.
L'action bien connue'de l'antipyrine sur le système nerveux a conduit à employer cette substance à l'intérieur dans le traitement d'un certain nombre de dermatoses prurigineuses.
Blaschko (3) l'a préconisée à doses de 0,50 à 1 gramme par jour dans le strophulus, l'urticaire, les diverses variétés de prurit.
Nous en avons généralement obtenu'de bons résul-
(1) Journal of Cntaneous and Genito-Urinary Diseascs, 1888, p. 40!).
(2) Therapeutische Monats.. 1888, n° 3.
(3) Société de Dermatologie de Berlin, juillet 1890.
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tais dans ces affections, mais à doses plus élevées que celles indiquées par Blaschko, et, pour obtenir une sédation du prurit, nous avons dû porter la dose quotidienne à 2 et parfois à 3 grammes. L'antipyrine ne saurait être employée , à l'intérieur, dans les affections prurigineuses qu'avec surveillance et d'une façon temporaire; en effet, son usage prolongé détermine parfois des éruptions prurigineuses, elle diminue la sécrétion urinaire, ce qui n'est pas sans inconvénient dans des affections où la diurèse doit être maintenue avec soin.
Les pommades à l'antipyrine (de 2 à 5 et 10 0/0 d'excipient) sont généralement bien supportées, mais ne nous ont pas paru calmer sensiblement le prurit ni avoir d'action sur les dermatoses, les eczémas en particulier, dans lesquelles nous les avons essayées.
L'aristol ou biiodure de dithymol est un corps pulvérulent, rouge brun, obtenu par la réaction du thymol en solution alcaline sur une solution aqueuse d'iode dans l'iodure de potassium. Cette substance, insoluble dans l'eau et la glycérine, peu soluble dans l'alcool, soluble dans l'éther et les huiles grasses, n'a pas d'odeur accentuée.
Elle a été préconisée par Eichhoff (1) dans le psoriasis où elle a eu une période de grande vogue, mais où elle s'est montrée, pour presque tous les observateurs, inférieure à l'acide chrysophanique et à l'acide pyrogallique et où elle est aujourd'hui ii peu près complètement abandonnée. Le même
(1) Monats.f. prakt. Darnat. 1890, X, p. 8o.