DOUCHES
en déterminant une excitation qui est précisément l'action inverse de celle qu'on doit rechercher dans la plupart des dermatoneuroses; leur effet, également excitant, sur la peau provoque souvent une. exa'cerbation dans les dermatoses tant soit peu irritables.
Les douches tempérées, employées déjà par E. Vidal, ont été remises en honneur dans ces derniers temps par M. Jacquet et par M. Beni Barde (1) : elles doivent être données à une température voisine de 35°, et produire une sensation agréable; la percussion doit être légère, de façon à ne pas provoquer un traumatisme cutané qui déterminerait une exacerbation des lésions ou du prurit, et la douche doit avoir une durée de 3 à 0 minutes environ.
Les douches chaudes proprement dites et les douches écossaises ont peu d'emploi dans les dermatoses.
' L'action des douches s'exerçant sur le système nerveux et non directement sur les lésions cutanées, la douche doit être donnée sur les côtés du rachis et sur le tronc, sans se préoccuper de la localisation de la dermatose.
Les affections qui sont le plus favorablement modifiées par les douches sont : le lichen de Wilson en première ligne, plus rarement le lichen circonscrit, rarement aussi le prurigo de Hebra, les prurigos diathésiques ou les urticaires chroniques.
Certains prurits nerveux sont également très amendés par les douches tempérées.
La sclérodermie,les alopécies neurotiques peeudopéladiques, contre lesquelles les douches ont égale-
nt) Gazette hebdomad. de méd. et de chir., 2 sept. 1893, p. -i 13.