ÉLECTRICITÉ
nient été préconisées, ne semblent pas en bénéficier réellement.
iSleetricïté.
Les relations d'un grand nombre de dermatoses avec les troubles du système nerveux ont conduit à employer l'électricité sous ses diverses formes clans leur traitement. En réalité, les applications de cet agent sont assez restreintes.
Vêlectrisationfaradiqm n'a donné clans les diverses dermatoses que des résultats insignifiants, parfois même mauvais. Nous ne ferions guère d'exception que pour quelques cas de pelade. (Voir T. I, p. 118.)
V èUctrisation galvanique a donné parfois des résultats appréciables dans l'éléphantiasis, dans la sclérodermie diffuse et surtout dans la sclérodermie en plaques. Nous croyons crue là se bornent ses effets favorables. On l'a cependant vantée dans les prurits nerveux et dans le prurigo de Hebra; mais nous n'en avons pas observé de résultats appréciables. Les deux pôles peuvent être appliqués sur la peau au moyen d'électrodes métalliques recouvertes de peau de chamois imbibée d'eau salée, en plaçant au pôle négatif une électrode large pour éviter son action caustique.
Les bains électriques constituent encore un très bon mode d'emploi du galvanisme dans la sclérodermie et les asphyxies des extrémités.
La.fra)iJcli)iisatioii a été préconisée dans le traitement des prurits rebelles. M. Leloir (1) en a obtenu de bons résultats dans les prurits localisés (prurit anal, prurit vulvaire, prurit des extrémités) plutôt ([ne dans les prurits généralisés. Nous manquons
(1) Société de biologie, 1803.
ÉLliCÏROLYSE
d'expérience suffisante pour formuler sur cette méthode des conclusions personnelles; nous croyons cependant qu'il faut faire, dans les résultats de la franklinisation en pareils cas, une grande part à la suggestion, qui trouve un terrain tout préparé chez les sujets nerveux atteints de ces variétés de prurit.
En raison de l'importance de Vêlectrolyse dans la thérapeutique cutanée, nous l'étudions à part.
Électnolyse.
Les courants électriques produisent, en traversant l'économie, la décomposition de ses tissus et des liquides qu'ils renferment : les acides et l'oxygène se portent au pôle positif, les alcalis et l'hydrogène au pôle négatif. Si le pôle positif est représenté par une aiguille introduite dans un vaisseau, le sang se coagule autour d'elle en un caillot petit, mais solide, résistant et adhérent, tandis qu'une aiguille reliée au pôle négatif provoque la formation d'un caillot peu consistant ou plus souvent ne produit pas de caillot et peut déterminer une hémorrhagie. Si l'aiguille négative est introduite dans les tissus solides, elle provoque, par l'intermédiaire des acides mis en liberté, une cautérisation localisée, la destruction des tissus qui sont en contact avec elle et des modifications (inflammation, puis résorption) des tissus voisins.
Tels sont les principes sur lesquels se base l'emploi de 1 electrolyse dans les affections cutanées.
L'électrolyse peut donc être employée au traitement des lésions vasculaires de la peau, et à la destruction d'un certain nombre d'affections néoplasiques ou inflammatoires. Elle est encore utilisée pour la destruction des poils dans les hypertrichoses : en
ELECTR0LYS12
raison de son mode particulier d'exécution, nous décrirons à part l'épilation électrolytique (Voir p. 266).
Lorsqu'il s'agit de lésions vasculaires, comme les mevi, on utilisera les propriétés coagulantes du pôle positif. Dans les autres cas, on introduira dans les lésions le pôle négatif en raison de son action chimique spéciale.
Les instruments nécessaires pour pratiquer l'élec-
trolyse sont :
1° Une source d'électricité fournissant un courant aussi constant que possible et d'une tension suffisante pour surmonter la résistance assez considérable des tissus. En pratique, la pile au bichlorure de mercure à éléments multiples (12 à 24) est celle qui remplit le mieux ces conditions, à moins qu'on ne dispose d'une distribution électrique sur laquelle on dispose des transformateurs donnant un courant de quelques milliampères. Cette pile doit être munie d'un interrupteur, d'un collecteur permettant de faire varier l'intensité du courant, et d'un galvanomètre pour mesurer celle-ci.
2° D'électrodes de formes variées (plaques métalliques souples de large étendue, arrondies ou perforées à leur centre pour être placées au voisinage de la région à opérer lorsqu'il s'agit de nsevi vasculaires ; poignées cylindriques destinées à être placées dans la main de l'opéré dans les autres cas), recouvertes de peau de chamois, que l'on imbibe d'eau salée à saturation et qui sont mises en relation par un fil métallique souple avec le pôle indifférent de la pile.
3° D'aiguilles métalliques fines et résistantes qui peuvent être mises en relation par un fil métallique souple avec le pôle utilisé.