IODOFORME
La teinture d'iode est la préparation lapins usitée clans le traitement des trichophyties du cuir chevelu et des parties glabres, du favus des parties glabres, des formes peu étendues du pityriasis versicolorè et de l'érylhrasma.
Dans les trichophyties des parties glables, on ne doit pas se contenter d'un simple badigeonnage mais faire avec le pinceau une friction un peu énergique (Besnier).
Les badigeonnages répétés de teinture d'iode peuvent servir à faire avorter les furoncles et les pustules d'acné.
Les pommades iodées peuvent encore être utilisées dans le traitementde la trichophytie du cuir chevelu :
Iode métallique 1 n-p.
Vaseline 5q
(L ailler)
On a préconisé dans le traitement de la pelade le collodion renfermant 1/50 d'iode métallique : nous n'avons jamais vu cette préparation donner des résultats satisfaisants.
Hardy préconisait dans le traitement d'un certain nombre de dermatoses rebelles, en particulier les scrofulides, les badigeonnages avec la solution d'iode caustique, dont voici la formule :
Iode pur 1 gr.
Iodure de potassium 3 —
Eau distillée 30 —
Iodoforme.
L'iodoforme n'est guère employé en dermatologie que comme topique dans les diverses ulcérations. Si ses propriétés antiseptiques ont été parfois discutées,
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il n'en constitue pas moins un des agents les plus utiles pour obtenir la cicatrisation des ulcérations tuberculeuses et des ulcères torpides de toute nature. Il ade plus des propriétés analgésiques qui le rendent utile dans les ulcérations douloureuses, situées au voisinage des orifices naturels.
On peut, dans ces cas, l'employer en pommade :
Iodoforme . 1 à 2 gr.
Vaseline ou lanoline 30
Les inconvénients bien connus de l'iodoforme (odeur pénétrante et persistante, éruptions érythémato-vésiculeuses plus ou moins étendues) lui ont fait substituer un grand nombre de succédanés plus ou moins heureusement trouvés : iodol, aristol, dermatol, salol, etc., dont l'un des derniers venus est le diiodoforme. (Voir ces mots.)
Iodol.
L'iodol, ou tétraiodure de pyrrol, est une poudre brune, se fonçant à la lumière, composée de prismes brillants et doux au toucher, d'odeur faible rappelant celle du thymol, presque insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool absolu, l'éther et le chloroforme, assez caustique.
On l'a préconisée clans les ulcérations vénériennes et dans les ulcérations atoniques.
On l'emploie en poudre, en solution au cinquantième dans un mélange de 1 partie d'alcool et de 2 parties de glycérine, en pommade à °L 0/0.
Cette substance est assez irritante, son emploi doit être surveillé et nous paraît des plus restreints.
LANOLINE
Lanoline,
On donne le nom de lanoline à une graisse formée par l'union d'acides gras et de cholestérine, que l'on trouve dans un certain nombre de tissus cornés et que l'on extrait du suint de laine de mouton.
Lalanoline estime substance glutineuse, visqueuse, de coloration jaunâtre, faiblement odorante, de réaction neutre, s'altérant à peine au bout de plusieurs mois.
Elle absorbe facilement son poids d'eau et une très forte proportion de glycérine, et se mêle facilement aux autres graisses.
D'après la plupart des auteurs, elle est absorbée par la peau, grâce à sa composition chimique qui se rapproche de celle de certaines parties du tégument, et son absorption entraîne celle des substances qui sont incorporées. Cependant cette propriété est mise en doute par M. Aubert (de Lyon).
La consistance un peu trop ferme de la lanoline ne permet guère de l'employer comme seul excipient d'une pommade ; mais son mélange à la vaseline donne des pommades de consistance variable, préférables pour certains usages à la vaseline pure qui devient souvent trop fluide à la température du corps.
Son mélange àl'axonge est moins recommandable, celle-ci étant susceptible de s'altérer.
La lanoline entre dans la composition de quelques emplâtres et de quelques savons.
La lanoline est, plus souvent encore que la vaseline, mal supportée par la peau qu'elle irrite : dans les dermatoses inflammatoires on ne devra la prescrire