III. — Dermatoses produites par des
PARASITES MICROBIENS.
Ce groupe de dermatoses, qui s'étendra sans doute de plus en plus par les progrès de la microbiologie, comprend déjà un grand nombre d'affections.
Les unes sont produites par des microorganismes spécifiques : les tuberculoses cutanées, la lèpre, le rhinosclérome, la pustule maligne, le farcin et la morve.
Les autres sont causées par des microorganismes auxquels la multiplicité des affections dans lesquelles on les rencontre et leur présence fréquente, sur la peau donnent un caractère évident de banalité, mais qui, une fois implantés sur le tégument, donnent lieu, soitpar suite deconditions spéciales de virulence, soit
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par suile de leur localisation dans certaines parties de la peau, à des lésions cliniquemént différenciées. Tels sont l'impétigo, l'ecthyma, le furoncle.
Aux précédentes nous ajouterons quelques affections dont l'origine microbienne n'est pas déterminée ou est incomplètement démontrée, quoique la clinique ne permette pas d'en douter. Ce sont le pemphigus épidémique des nouveau-nés, les verrues et les végétations, le molluscum contagiosum et une longue série de dermatoses exotiques.
Les modes d'intervention thérapeutique sont très variables dans les affections cutanées d'origine microbienne, en raison des sièges très différents que peuvent occuper les agents pathogènes.
Lorsque ceux-ci siègent exclusivement dans l'épiderme, l'antisepsie cutanée suffit à les combattre et ii amener la guérison de la dermatose.
Mais, lorsqu'ils envahissent les couches dermiques, ils deviennent inaccessibles aux moyens antiseptiques externes. On peut parfois alors les attaquer par les médicaments internes qui modifient l'organisme, le rendent impropre à la pullulation des agents microbiens : car il n'existe dans la thérapeutique interne pour ainsi dire aucune substance capable de tuer les parasites microbiens aujourd'hui connus des dermatoses.
Mais il ne faut pas se faire illusion sur la valeur thérapeutique de ces modificateurs généraux de l'organisme : ils peuvent tout au plus modérer son envahissement par les agents pathogènes, mais non pas provoquer leur destruction par la stérilisation du milieu interne ou par réaction vitale; ce sont des adjuvants du traitement local.
C'est donc encore à celui-ci qu'il faut revenir pour
TUBERCULOSES CUTANÉES 139
guérir ces dermatoses, soit en extirpant les tissus morbides lorsque cela est possible, soit en les détruisant par les caustiques chimiques ou thermiques, soit plus rarement en modifiant par des irritants locaux la vitalité des tissus affectés.
Les indications de ces divers modes de traitement varient considérablement suivant les propriétés de i chacun des agents microbiens en cause, suivant le siège des lésions; elles ne peuvent prêter à des considérations générales plus développées.
TUBERCULOSES CUTANÉES
Les manifestations cutanées de la tuberculose peuvent revêtir des formes cliniques multiples auxquelles répondent des indications thérapeutiques particulières : si la destruction du bacille de Koch est toujours dans ces affections le but à poursuivre, elle doit, suivant la forme des lésions et suivant leurs localisations, être réalisée par des procédés différents.
Nous avons donc à étudier séparément le traitement des affections suivantes :
Lupus vulgaire, Lupus érythémateux, Tuberculose ulcéreuse, Tuberculose verruqueuse, Tuberculose gommeuse, Lichen scrofulosorum,
qui, sous des aspects divers dus au siège variable du parasite et à la réaction variable des tissus, représentent les formes actuellement différenciées et déjnontrées de la tuberculose cutanée.