‹ Thérapeutique des maladies de la peauChapitre 90 sur 201 · LICHEN DE WILSON · texte numérisé non relu

LICHEN DE WILSON

s'il ne guérit pas toujours cette affection même lorsqu'on l'administre à hautes doses, s'il n'est pas non plus indispensable à son traitement, il mérite néanmoins d'être utilisé, principalement sous la forme de liqueur de Fowler administrée à dose tolérée par la voie gastrique ou hypodermique (Kôbner) ; il semble agir moins comme spécifique de la lésion cutanée que comme modificateur de la nutrition générale.

L'acide phénique à l'intérieur, l'antipyrine et toute la série des antiprurigineux, vrais ou supposés, ont été employés dans le lichen de Wilson avec des résultats variables, mais le plus souvent insuffisants.

Le traitement local de cette affection est, dans les formes généralisées, celui des diverses dermatoses prurigineuses : les lotions vinaigrées, alcooliques et aromatiques procurent un soulagement réel, mais passager, et c'est surtout aux pommades et aux pâtes qu'on doit s'adresser : glycérolé tartrique au trentième, pâtes de zinc additionnées de menthol, d'acide phénique, de naphthol; l'addition de l'acide salicyiique (1 à 3 0/0), de l'acide pyrogallique (3 à. 5 0/0), de la résorcine (2 à 5 0/0), facilite la disparition des lésions cutanées.

Les emplâtres (emplâtres adhésifs simples, emplâtre salicylé faible) sont d'un usage moins courant en raison de la dissémination des lésions, et ne peuvent être utilisés qu'au niveau des parties les plus atteintes, où les papules sont réunies en grand nombre et en groupes larges.

L'emploi des colles nous a donné, dans cette dermatose, des résultats variables et rarement aussi remarquables que dans les pruri ts et le prurigo de Hebra

Dans les formes particulièrement irritatives, dans

LICL1EN CIRCONSCRIT

les poussées aiguës qui surviennent ail débul ou au cours de l'affection, les lotions émollientes, les enveloppements avec des compresses imbibées de solutions de phéno-salyl, de salicylate de soude, de sublimé, d'ichthyol (voir le traitement du prurit T. I, p. 345), ou même, si ces applications ne sont pas supportées, les onctions à l'axonge benzoïnée ou au Uniment oléo-calcaire doivent remplacer temporairement les topiques précédents. Les bains de son ou d'amidon peuvent encore être tentés, s'ils ne provoquent pas une exacerbation du prurit et des lésions cutanées.

Dans les formes localisées, à type corné, le traitement est très différent : on doit se proposer d'abord de produire l'exfoliation des couches épidermiques épaisses qui recouvrent les placards cornés : les applications de savon noir, d'emplâtres salicylés et résorcinés, d'emplâtre de Vigo, aidés de grattages à la curette lorsque l'épiderme est ramolli, permettent d'atteindre ce but. Ces derniers emplâtres, les pommades à l'acide pyrogallique, les badigeonnages à l'acide chrysophanique (Voir T. II, p. 226) peuvent ensuite être utilisés pour faire disparaître les lésions dermiques, qui sont essentiellement rebelles. Lorsque ces moyens échouent, on peut, en dernière ressource, enlever les placards à la curette ou les détruire par la cautérisation ignée (Besnier).

Licïien circonscrit- Exposé clinique et étiologique. — Nous considérons comme un lichen, en raison de la persistance des papules et de l'absence — sauf complication

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