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Thérapeutique des maladies de système nerveux

Dans notre première édition, nous n'avons étudié que la paralysie labio-glossodaryngée. Quoique la pathologie bulbaire soit encore bien incomplète, nous avons cru devoir étendre un peu ce cadre de description.

Il est, dès lors, indispensable de faire de cette étude une partie distincte, parce que la moelle allongée ne peut être absolument assimilée ni à la moelle, ni au cerveau. C'est un organe de transition ; ses maladies participent de ce caractère.

Par ses inflammations (paralysie labio-glosso-laryngée notamment), le bulbe est entièrement assimilable à la moelle, dont il forme comme le couronnement supérieur. Mais par ses lésions en foyer (hémorrhagie et ramollissement) il se rapproche au contraire du reste de l'encéphale.

Il faut donc l'étudier à part.

Nous ne décrirons pas spécialement l'anémie et la congestion de la moelle allongée. Cliniquement, ces troubles circulatoires ne se présen-

' Hallopeau ; Des paralysies bulbaires. Thèse d'agrégation, Paris, 187") ; Erb ; Handb. de Ziemssen, XI, 1878.

Grasset, 4e édit. 1

tcnt jamais que comme élément constituant de la congestion ou de l'anémie des centres nerveux en général 1 .

Nous ne nous occuperons que des lésions en foyer thémorrhagie et ramollissement) et des inflammations (chroniques et aiguës).

' Tout au plus pourrait-on faire une exception pour certaines formes d'anémie telles que l'anémie par spasme vasculaire, dont la localisation bulbaire est quelquefois sinon exc lusive, du moins prédominante. C'est la « claudication intermittente » du bulbe qui, cbez les artério-scléreux, donne naissance au phénomène (déjà décrit, pag. 289) que l'on désigne sous le nom de poids lent permanent, et qui s'accompagne fréquemment de vertige et de crises épileptiformes ou apoplcctiformes.

Voy., sur le pouls lent permanent, en sus de la bibliographie précédemment citée :

Wacquez et Bureau ; Société de Biologie, 11 février 1893.

ARTICLE PREMIER

Lésions en Foyei".

Les observations bien prises et suivies d'autopsie de lésions en foyer bulbaires sont encore peu nombreuses.

Hallopeau ne cite, pour l'hémorrhagie, que deux faits d'Ollivier (d'Angers et un de Leyden (sans histoire clinique) ; pour le ramollissement, une observation personnelle (service de Vulpian) et une de Luneau (service de Proust). — Nothnagel n'y ajoute qu'un cas dj Jodin pour l'hémorrhagie et deux cas de Fabre et de Tuengel pour le ramollissement2.

La description ne peut donc être donnée que comme provisoire.

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