I. Troubles généraux (cérébro-médullaires
La condition physique indispensable à leur production est un certain degré d'élévation de la pression intracrânienne, ou une diminution suffisante dans la capacité du crâne.
La pression exercée en un point quelconque des hémisphères est
1 Articles du Dictionnaire encyclopédique, — du Nouveau Dictionnaire de Médecine et de Chirurgie pratiques, — de YHandb. de Ziemssen.
2 Duret ; Thèse citée, pag. 261 et 298.
3 On peut se reporter, pour l'application des principes que nous allons exposer, aux chapitres du tome I relatifs à VÉpilepsie jacksonnienne, aux Tumeurs cérébrales et à l'Hydrocéphalie.
répartie par le liquide céphalo-rachidien sur toute la surface des centres nerveux, et en particulier autour des vaisseaux, jusque dans les gaînes lymphatiques de Robin.
Il en résulte un trouble dans la circulation des centres nerveux, trouble dont l'intensité augmente en raison directe de la pression exercée ou de la diminution de capacité du crâne.
1. A un faible degré, le cours du sang intracérébral n'est pas notablement modifié ; l'absorption d'une partie du liquide céphalo-rachidien, l'extensibilité des ligaments vertébraux, l'affaissement des sinus vei neux, suffisent à fournir de l'espace. On n'observe pas, alors, de phénomènes nerveux généralisés.
2. A un degré moyen, les vaisseaux comprimés laissent pénétrer moins de sang dans les centres nerveux ; il y a anémie plus ou moins prononcée de ces organes dominateurs des fonctions de l'être. Il en résulte des troubles cérébraux (somnolence, fatigue ou impuissance musculaire, obtusion ou perte de la sensibilité), des troubles bulbaires (lenteur du pouls, gêne de la respiration et abaissement de la température) et des troubles médullaires (diminution des actions réflexes, du tonus vasculaire et de la tonicité musculaire).
3. A un degré élevé, la circulation, dans les centres nerveux est presque complètement suspendue : c'est alors le coma ou sommeil des centres nerveux supérieurs ; c'est la gêne considérable des fonctions bulbaires : le pouls excessivement lent, la respiration pénible et stertoreuse ; c'est la descente progressive et considérable de la température; c'est enfin l'abolition complète des fonctions médullaires, c'est-à-dire l'affaissement et l'impuissance musculaires, l'atonie complète des vaisseaux et la disparition rapide des actes réflexes.
4- Dès que le degré de pression a dépassé notablement la tension artérielle, l'arrêt du sang dans les organes nerveux est complet : c'est la mort.