‹ Thérapeutique des maladies de système nerveuxChapitre 9 sur 114 · QUATRIÈME PARTIE MALADIES DES MÉNINGES · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE MALADIES DES MÉNINGES

Nous considérons ensemble toutes les méninges : c'est l'usage clinique des auteurs français ;les Allemands, au contraire, étudient souvent séparément les maladies de la dure-mère, de l'arachnoïde et de la piemère. Nous ferons ces distinctions dans chaque maladie donnée, quand ce sera possible.

De même, nous n'étudierons pas toutes les maladies des méninges cérébrales et ensuite toutes les maladies des méninges spinales. Nous procéderons par maladie, en indiquant pour chacune les caractères particuliers de la localisation cérébrale et de la localisation spinale.

A titre d'introduction à cette étude, nous croyons utile de résumer, une fois pour toutes, quelques données physiologiques importantes : i° sur les effets de la compression intracrânienne (cela s'appliquera spécialement à la physiologie pathologique des hémorrhagies méningées) ; 2° sur le mode de réaction de la dure-mère aux diverses causes d'irritation (cela éclairera toute la séméiologie de ces enveloppes).

Nous empruntons textuellement ces documents aux recherches de Duret2.

A. Influence de l'excès de pression dans l'intérieur du crâne3. — Tout corps étranger introduit dans la cavité du crâne, non seulement agit localement sur les parties subjacentes, mais encore, si la diminution de la capacité du crâne est suffisante, il peut avoir une action générale sur les centres nerveux. De là, deux ordres de phénomènes dans la compression : des troubles locaux et des troubles myélencéphaliques (cérébro-bulbo-médullaires).

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