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Atrophie par lésions articulaires

Diminution constante et graduelle d'excitabilité, sans réaction de dégénérescence.

Nous n'avons plus que quelques mots à ajouter sur les principes généraux du Traitement des paralysies périphériques.

î, On peut quelquefois lutter contre l'élément étiologique : éloigner une cause de compression, une tumeur, une esquille, un abcès, etc. ; traiter une plaie, un traumatisme; quelquefois, dans les cas graves, faire une opération pour libérer le nerf. S'il y a une origine diathésique, une intoxication, on dirigera les efforts thérapeutiques de ce côté.

2. En tète des moyens dits antiparalytiques, nous avons l'électricité1.

1 On consultera avec fruit, sur ce point, plusieurs traités récents d'clectrothérapie : Onjmu? el Danion ; Guide pratique d'électrot/iérapie, 1S88 ; Legros et Onimus ; loc. cit. ;

Gauthiee et Lakat ; Traité d'électrot/iérapie, 1S90 ; Trouvé ; Manuel d'élettrothévajne médicale, iS<j3.

Duchenne a préconisé le courant induit, Remak le courant continu, comme souverains clans les paralysies. Erb reconnaît que l'un et l'autre ont des propriétés antiparalytiques, mais qu'ils ontdes indications différentes, encore mal déterminées par la clinique ; le courant galvanique aurait, en plus des actions du courant faradique, une action causale dans certains cas.

Un courant d'induction un peu fort est indiqué pour exciter et mettre en jeu des nerfs engourdis plutôt que des nerfs interrompus ; son emploi est très fréquent et son utilité incontestable dans la paralysie périphérique, quand la cause de paralysie ne persiste pas. Il rend aussi des services dans les paralysies cérébrales en excitant les muscles, et aussi poison action à distance, qui excite les fibres de communication encore existantes'. Cet effet d'excitation peut être obtenu localement ou à distance, directement ou par action réflexe. De plus, le courant (surtout le courant continu) augmenterait aussi l'excitabilité des nerfs et restaurerait les muscles fatigués ou surmenés. Enfin, il y a une action sur la nutrition des muscles; le courant galvanique peut, dans une cerlaine limite, prévenir ou réparer l'atrophie.

« Il y a toujours, dit Onimus, une atrophie musculaire plus ou moins grande; il faut donc diriger le traitement sur les nerfs et sur les muscles, et employer en même temps les courants continus et les courants induits: les courants continus, pour agir sur la nutrition générale et surtout pour ramener l'excitabilité des nerfs ; les courants induits, pour agir sur le fonctionnement des muscles.

» Dans l'application des courants continus, on place le pôle positif sur la moelle, et dans tous les cas au-dessus du point lésé ; le pôle négatif est placé sur le point lésé ou un peu au-dessous, afin de comprendre la partie malade du nerf entre les deux pôles. On emploiera, suivant les cas, de 3o à 60 éléments. »

On devra aussi utiliser la gymnastique bien surveillée, les mouvements réglés, actifs et passifs. C'est un moyen d'exciter la nutrition des nerfs et des muscles, et de les exciter par le fonctionnement.

Gomme moyens internes, on a prescrit la noixvomique, la strychnine2, la brucine ; mais cela ne fait pas grand'chose dans la plupart des cas.

Nous avons plus de confiance dans les moyens externes, comme les frictions, bains, douches, massage3, excitants cutanés de tout ordre, et les eaux minérales, comme La Malou et mieux encore Balaruc.

On a également traité les paralysies périphériques par l'élongation des nerfs. Voici ce qu'en dit Heydenreich '', dans un travail déjà cité : «Sur 39 cas de paralysies périphériques soumises à ce traitement (dont

1 Comparez nos expériences sur l'électrisation dans l'hémianesthésie (pag. 209).

2 Les injections de strychnine ont été récemment proposées par Von Bolten- STERN {Thera\i. Monat., août 1893).

3 Leguy ; Thèse de Paris, 18S9.

4 Heydenreich ; Semaine médicale, 1880, n" 8, pag. 5g.

33 ont trait à la lèpre aneslhésique], Chandler note 1 guérison. 36 améliorations, 2 insuccès (ces derniers se rapportant à des cas de paralysie infantile). Cependant, à ne considérer que les paralysies traumatiques, les résultats sont bien supérieurs à ceux que paraissent indiquer les chiffres précédents. Ainsi, von Murait1 a obtenu un succès durable dans un cas de paralysie du nerf radial consécutive à une fracture de l'humérusavecdéplaceraent des fragments. Sonnenburg2 a pleinementréussi dans un cas de paralysie du nerf sciatique occasionnée par une luxation du fémur. Blum compte aussi un succès pour une paralysie traumalique de la sensibilité et du mouvement de l'avanl-bras. » On se rappelle en même temps que celte opération n'est pas d'une innocuité aussi complète qu'on l'avait cru au début.

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