LÉGÈRES
Hygiène .
Morale..
Physique.
Milieu gai.
Travail.
Distraction.
Reconstituants.
Hydrothérapie.
Immersions froides.
Douches .
Bains tièdes.
Bains de mer et de rivière.
Bains sulfureux.
Gymnastique. . .
Générale.
Spéciale.
lie premier ou le deuxième jour, produire le co'.Iapsus par le tartre stibié.
( Opium.
Favoriser le sommeil \ Chloral.
V Inhalations anesthésiques.
Froid. Pulvérisations d'éther.
chorées / intenses
Modérer l'éréthisme inflammatoire
Augmenter la force médullaire.
Saignées locales.
Révulsifs.
Sulfate de quinine.
Électricité.
Strychnine.
Sulfate de quinine.
Calmer l'excitation nerveuse. Bromure de potassium.
Chez les malades lymphatiques ou ca-( Arsenic,
chectiques j „er'
v Reconstituants divers
1 Surveillance des téguments Emmaillottement.
En dehors de ces moyens, que l'on a continué à étudier et à pratiquer,
' Voy. notre Thèse d'agrégation ; Paris, 1870.
Voy. aussi Berland ; Thèse de Paris, 1SS0, n" 89.
2 Fulton; Austral, med. Journ., 1879, pag. 273, — et Paris médical;
Fronda ; Incurabili, 1 mai 1890.
on a proposé, ces dernières années, quelques médications nouvelles contre la chorée ».
La paraldéhyde (1-2 gram.'l, le sulfonal* (1-2 gram.), Vexalgine 3 (ogr,20, 3 à 5 fois par jour), le bromure de potassium (2-4 grain.), ont été préconisés ; ce sont là des moyens infidèles, qui ne donnent guère de résultats constants qu'à l'égard d'un symptôme, d'ailleurs fort pénible, de l'affection : l'insomnie.
La quinine à haute dose, proposée par H. Wood (voy. pag. 684) en vertu de considérations théoriques , a donné de bons résultats à Darland *.
Maisle médicament qui, dans la période actuelle, jouit de la vogue la plus soutenue est sans contredit Vantipijrine 5. que l'on administre à la dose de 2 à 3 gram. par jour, en cachets ou en potion.
Les injections de suc testiculaire 6 et de cérébrine 7 ont également été pratiquées avec quelques succès.
L'hypnotisme, qui adonné de bons résultats à Jaffé s. GiberL 9 et Barrs 10, sera indiqué quand l'hystérie parait cire en jeu.
1 Voy. d'Heilly; Revue générale de -Clinique et de Thérapeutique, 1890, n" 26, pag. 418.
Baudouin ; Semaine médicale, 9 mars 1892, L ; Gomby; Union médicale, 7 mars 1893.
2 Jeffries ; Med. News, i5 mars 1890 (anal, in Revue des Sciences médicales, XXXVI, pag. 97).
3 Moncorvo ; Semaine médicale, i3 février 1892, XXX; — Bulletin de thérapeutique, 3omai 1892;
Lœwenthal ; Berl. kl. Woch., 1 février 1892, n° 5, pag. 90 (Revue des Sciences médicales, XL, pag. 497) ;
Dana ; Journ. of nerv. and ment, dis., juillet 1892 (Revue des Sciences médicales, XLI, pag. 123).
4 Darland ; Univ. med. Magaz., août 1893 (anal, in Revue Neurologique, i5 octobre 1893, n° 19, pag. 54g).
1 Legroux et Dupré ; Académie de Médecine, 27 décembre 1887;— Revue mensuelle des Maladies de l'enfance, mars 1888 ; Ollivier ; Académie de Médecine, février 1888;
Huchard ; Revue générale de Clinique et de Thérapeutique, 1888, n° 20 ; Texier ; Thèse de Paris, avril 1888 ; Devic ; Province médicale, 7 avril 1888; Laurencin ; Lyon médical, 18 avril 1888 ;
Moncorvo; Revue générale de Clinique et de Thérapeutique, 3i mai 1S88 ; Pibre ; Thèse de Montpellier, 1888 ; Ardeber; Thèse de Bordeaux, 1888-89 ;
Leroux; Revue des Maladies de l'enfance, juin 1890 et août 1891 ; — Société médicale des Hôpitaux, 19 décembre 1890; Uolat; Thèse de Toulouse, 1892.
u Deydier ; Lyon médical, 16 avril i8g3, n° 86 ; Porte ; Thèse de Lyon, 1893.
■' Montagnon ; Lyon médical, 17 septembre 1893, pag. 73. 8 Jaffé ; Mùnch. med. Woch., 9 juillet 1889; — elDeut. med. Woc/;., 1S90, n° 9, pag. 179-
• Gibert ; Normandie médicale, î août 1892. 10 Barrs ; Lancet, 20 mai 1893, pag. 1188.
CHOREE. 697
Enfin, tout récemment, Lannois (de Lyon) s'appuyant sur l'action favorable exercée par les maladies infectieuses sur l'évolution de la chorée,a tenté sans dommage le traitement de cette dernière par l'injection sous-cutanée de cultures liltréesdu staphylocoque doré.
Dujardin-Beaumetz $ a classé de la façon suivante les divers moyens que l'on peut mettre en usage contre la chorée : i° médicaments musculaires (strychnine, aniline, curare, ésérine, hyosciamin.?) ; 20 médicaments médullaires (bromure, sulfate de zinc, acétanilide, antipyrine, nitrite d'amyle, picrotoxine, électricité, bains galvaniques, pulvérisations d'éther) ; 3° médicaments soporifiques (opium , chloroforme , chloral); 4° médicaments débilitants (tartre stibié); 5°médication tonique (arsenic, bains sulfureux, hydrothérapie, gymnastique, massage).
A la Salpètrière, le traitement le plus usuellement employé consiste dans l'administration du bromure de potassium, de la teinture de mars tartarisée et des douches quotidiennes.
Nous distinguons, pour notre part3, dans le traitement de la chorée, .quelques espèces principales :
1. Chorée avec anémie. — 1. Trois fois par jour, un quart d'heure avant le repas, prendre un cachet contenant :
Antipyrine. . . . ogr,5o à 1 gram. (suivant l'âge), n° 3o ou, si l'enfant ne sait pas avaler les cachets, une à trois cuillerées de :
Antipyrine 10 à 20 gram.
Sirop de fleurs d'oranger 100 centim. cubes
Eau de tilleul 200 —
Continuer cela dix jours.
2. En même temps, faire tous les malins une immersion rapide (entrer et sortirj et totale (jusqu'au cou) dans une baignoire d'eau froide, suivie d'une friction sèche et d'une promenade ou d'un séjour au lit de trois quarts d'heure.