Faire en même temps tout le traitement général III
4- En dehors de ces moyens dirigés contre la localisation de l'hystérie, appliquer aussi la médication générale A contre la névrose ellemême.
IX. Attaques. — 1. Surveiller le malade, le maintenir au lit, si possible, ou sur un matelas par terre; enlever tout ce qui peut gêner la circulation ou la respiration.
Aspersions d'eau froide sur la figure.
Inhalation d'éther ou de chloroforme en petite quantité.
2. Si l'attaque se prolonge, comprimer une des zones hystéro-frénatrices, si on les connaît d'avance.
Si on ne les connaît pas, essayer la compression successive de chacun des deux ovaires (ou des deux fosses iliaques) ou des deux testicules.
3. Mieux encore, appliquer les doigts sur les paupières fermées du malade, tâcher de le maintenir ainsi et d'obtenir le calme et le sommeil hypnotique.
Ordonner alors le repos, puis le réveil sans crise et la disparition totale et définitive des attaques.
4. On peutaussi appliquer les courants galvaniques, en intervertissant brusquement le courant.
5. Si les attaques sont épilepti formes, administrer les bromures alcalins, à la dose quotidienne progressive de 2 à 8 gram.
X. Manifestations douloureuses, insomnie. — 1. Prendre, quatre fois par jour, un quart d'heure avant le repas, un paquet de o,bo cenligr. d'antipyrine dans un verre à bordeaux d'eau de Vichy ;
Ou, si cela ne suffit pas. prendre, quatre fois par jour, au même moment, un cachet contenant :
Antipyrine o,5o centigr.
Extrait thébaïque 0,025 milligr.
2. Si cela ne suffit pas, ou si l'estomac ne le supporte pas, faire matin et soir une injection hypodermique de
Chlorhydrate de morphine. . . 0,10 centigr.
Sulfate neutre d'atropine o,oo5 milligr.
Eau distillée et bouillie Q. S. p. 10 cent, cubes de solution.
(une demi-seringue ou une seringue chaque fois. — Le médecin fera lui-même l'injection et ne livrera jamais la seringue au malade).
3. Le soir au coucher, et, si c'est nécessaire une ou deux fois après, de demi-heure en demi-heure, prendre un cachet de o,5o centigr. de sulfonal, ou, dans une demi-tasse d'infusion d'oranger, une cuillerée de :
Hydrate de chloral. )
t> j j- ] ââ 8 gram.
Bromure de sodium ) 0
Extrait de iusquiame ;
v * . u • i- ââ ogr, 08 centigr.
Extrait de chanvre indien )
Julep simple. . , Q. S. p. 120 cent, cubes.
XI. Anorexie hystérique. — 1. Isoler immédiatement et sans hésitation le malade, comme dans 1 de III.
2. Surveiller attentivement les sommets, renouveler l'examen fréquemment et appliquer le 2 de III tant qu'il n'y a rien de suspect.
3. Joindre l'hypnotisme, si c'est nécessaire et possible (î de VIII).
4- Régler les repas mathématiquement et à heures fixes : toutes les trois heures, jour et nuit sauf sommeil, un bol de lait; ensuite y joindre 4o à 5o gram. de purée de viande crue et un œuf ou deux à la coque. Plus tard, ajouter des purées, de la volaille, du poisson. .
5. Si c'est nécessaire, ne pas hésiter à recourir à la sonde et à l'alimentation par ce moyen.