HYGIÈNE ALIMENTAIRE
a) A l'hygiène alimentaire ;
h) A. des moyens mécaniques ;
r) A des moyens médicamenteux.
a) Hygiène alimentaire'. — Le régime a une 1res grande importance lorsqu'il s'agit de diminuer les fermentations et surtout les putréfactions intestinales, cela n'a pas besoin d'être pins amplement démontré.
Il faudra dans la mesure du possible :
a) Eliminer du régime les substances en voie de décomposition, chargées déjà de microbes ou de toxines.
(5) Réduire au minimum la masse alimentaire et le résidu intestinal susceptibles de fermentation et surtout de putréfaction.
Pour remplir la première de ces deux indications, on rejettera toutes les substances en voie de putréfaction, les viandes faisandées, les fromages forts, le poisson qui ne serait pas absolument frais, le poisson de mer ayant, par exemple, subi un assez long trajet en chemin de fer.
La cuisson peut, au besoin, tuer les bacilles et les spores et, dans une certaine mesure, dénaturer les toxines déjà produites : les aliments suspects seront donc bien cuits. Certains d'entre eux, le lait en particulier, peuvent être soumis à une stérilisation méthodique. La surveillance ne portera pas seulement sur les aliments solides, mais aussi sur les boissons: :on connaît le rôle des eaux impures dans la pathogénie de certaines diarrhées, de la lièvre typhoïde, du choléra et d'un grand nombre d'intoxications et d'infections d'origine gastro-intestinale.
v) Dans certains cas limités, la seconde des indications précédentes sera réalisée de la façon la plus radicale par la suppression complète de toute ali-
menlation solide. Cela, naturellement, ne peut se faire que d'une façon passagère, momentanée. Ne Sàit-on pas qu'une diète h peu près absolue est la meilleure façon de combattre les accidents aigus d'embarras gastro-intestinal, la diarrhée par indigestion intestinale, par exemple?
Cela n'est plus applicable dès qu'il s'agit d'une maladie de quelque durée, et force est bien alors d'alimenter le malade. L'idéal serait de lui donner un régime qui, renfermant exactement les éléments de la ration d'entretien, se digère facilement, s'absorbe complètement et ne laisse dans le titre digestif qu'un minimum de résidu fécal.
Le régime lacté correspond admirablement à ces desiderata. 11 n'introduit que fort peu, une quantité insignifiante, de toxines et d'agents bactériens, il ne laisse qu'un minimum de déchets rebelles à la digestion; il est facilement élaboré, facilement absorbé. De plus il provoque la polyurie. De là sel bons effets dans les cas de diarrhée, d'entérite, etc. Il tient à juste titre la première place <lans l'alimentation dans tous les cas ou l'élément auto-intoxication gastro-intestinale joue un rôle important dans l'ensemble morbide.
Des recherches récentes de MM. Gilbert et Dominici (1) sont venues confirmer et expliquer les bons effets du lait dans l'antisepsie du tube digestif et donner en quelque sorte l'expression mathématique de son action favorable. Ils ontvule nombre des microbes diminuer dans les fècesdèsle premier jour < le L'emploi du régime lacté ; au bout de cinq jours de ce régime, le nombre des microbes était devenu
(1) Société de biologie, U mars 1894.