‹ Thérapeutique des maladies des l'intestinChapitre 4 sur 79 · MALADIES DE L'INTESTIN · texte numérisé non relu

MALADIES DE L'INTESTIN

TECHNIQUE SÉ9IÉIOLOGIQUE

En clinique, la technique séméiologique relative aux maladies de l'intestin tient moins de place que la technique appliquée au diagnostic des maladies de l'estomac. Ce n'est pas qu'elle soit moins importante : elle l'est au contraire beaucoup plus. Ce n'est pas non plus que les méthodes d'examen fassent défaut. En effet, dans l'état actuel de la science, on peut doser l'azote dans lesaliments, dans les matières fécales et dans l'urine et juger par là de l'utilisation des aliments azotés et de l'état de nutrition du protoplasma cellulaire considéré dans son ensemble. On peut faire l'analyse chimique et histologique des matières fécales, on peut doser la toxicité des urines et mesurer leur richesse en acides sulfo-conjugués, c'est-à-dire

INTESTIN a

2 TECHNIQUE SÉMÉIOLOGIQUE

indirectement, en substances toxiques d'origine intestinale.

Si ces recherches pouvaient être régulièrement et méthodiquement laites sur un grand nombre de malades, dans des conditions de traitement différentes, il n'est pas douteux que la connaissance des maladies du tube digestif, et, en particulier, des viciations du fonctionnement de l'intestin, ferait un progrès considérable. On aurait alors un point d'appui plus solide pour le diagnostic et le traitement. 11 est probable que l'intestin enlèverait à l'estomac la première place dans l'histoire de la dyspepsie.

Malheureusement ces recherches demandent beaucoup de temps, des ressources de laboratoire et des connaissances chimiques suffisantes. Le nombre des médecins qui peuvent s'y livrer est très restreint; les faits méthodiquement constatés ne s'ajoutent que lentement les uns aux autres.

Le plus souvent, on doit se borner, quand il s'agil de l'intestin, à l'exploration abdominale, à un examen assez grossier de l'urine et des matières fécales.

Cela cependant vaut mieux que rien, donne souvent des renseignements importants; nous devons donc attribuer ici une certaine place à la technique séméiologique, comme nous l'avons fait pour les maladies de l'estomac. Ce que nous en dirons sera très sommaire, et ne dépassera guère les limites de l'examen que peut faire un praticien qui n'a que des ressources et des connaissances sommaires de laboratoire.

Matières fécales. — Des cbapitres particuliers seront consacrés à la constipation et à la diarrhée. 11 ne sera question ici que de l'étude physique et chimique des matières fécales, telle qu'on peut la faire

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