‹ Thérapeutique des maladies des l'intestinChapitre 5 sur 79 · GRAISSES · texte numérisé non relu

GRAISSES

par l'examen direct, par le microscope ou à l'aide de réactions chimiques très simples.

Nous laisserons de côté, dans cette courte étude, tout ce qui ne se rapporte pas soit à la dyspepsie, soit aux maladies gastro-intestinales. Nous indiquerons comment on constate, dans les matières fécales, la présence de la graisse, de l'amidon, des détritus alimentaires non digérés, de la bile, du mucus, du sang, du pus et quelle est leur signification séméiologique(l).

Graisses. — Les selles graisseuses peuvent se présenter d'une façon différente : tantôt elles sont solides, grisâtres, constituées par de la graisse en grande

i quantité; elles se ramollissent sous l'influence de la chaleur. Quelquefois ce sont des grumeaux graisseux plus ou moins volumineux. Dans les selles liquides,

■ on trouve soit des gouttelettes graisseuses nageant à la surface, soit des points blanchâtres ou grisâtres

i du volume d'un grain de riz ou d'un pois.

La graisse peut être recherchée par le microscope

i ou par des procédés chimiques.

Au microscope, on peut trouver des gouttelettes de

: graisse en nature, des cristaux d'acides gras, des grumeaux incolores ou jaunâtres.

Les gouttelettes graisseuses, faciles à reconnaître, se

\ voient avec le régime lacté, après usage d'huile de foie de morue ou de ricin. Quand elles sont abondantes, elles indiquent un défaut de résorption de la

.graisse (diarrhée graisseuse des nourrissons).

Les cristaux peuvent être des cristaux d'acides gras, qui fondent lorsqu'on chauffe légèrement à la lampe, ou des cristaux de savons qui ne fondent pas. Les

(1) Nûtiinagel, Beilrâge zur Physiologie und Pathologie des Darmes. — H. Léo, Diagnostik der Krankheiten der Verdauungsorgane, Berlin, 188i.

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premiers sont solubles, les seconds insolubles dans l'éther.

D'après Millier (1 ), la présence dans lessellesd'une grande quantité de cristaux gras indique beaucoup plutôt une résorption vicieuse de la graisse qu'une vicialion de la sécrétion pancréatique. On trouve une grande quantité de ces cristaux chez des malades qui n'ont pas de lésion du pancréas, chez les ictériquesen particulier el chez les malades chez -lesquels il y a un obstacle à la résorption par les vaisseaux chilifères, dans les maladiesdu péritoine et des ganglions mésentériques, par exemple.

Les grumeaux sont formés par de la graisse neutre, le plus souvent à base de chaux : ils fondent par La chaleur el donnent en présence de l'acide sulfurique des acides gras à l'état de pureté.

Examen chimique. — Miiller, dans le travail que nous avons cité, a donné un procédé intéressant de recherche de la graisse dans les matières fécales. Ces matières sont traitées par des acides forts, puis par une solution alcoolique de potasse, épuisées ensuite par l'éther, et on recherche àquelle température fond la substance obtenue. Le point de fusion est plus élevé à l'état normal (50 à 51°) avec peu de graisse qu'à l'état pathologique avec beaucoup de graisse (46 à 48°). La solidification par refroidissement donne clans le même sens des résultats encore plus marqués.

Mûller inclique également comment on doit s'y prendre pour extraire par l'éther et doser la graisse dans les selles à l'état de graisse neutre, d'acides gras et desavons. Nous ne pouvons pas insister davantage.

(1) Zeilschr. f. KUn. Medic, Bd. XII, p. 45.

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