‹ Thérapeutique des maladies des l'intestinChapitre 44 sur 79 · INFECTION, AUTO-INTOXICATION · texte numérisé non relu

INFECTION, AUTO-INTOXICATION

laxatives. Elle calme la douleur, etiln'estpas impossible qu'elle exerce une action favorable sur l'état spasmodique du gros intestin. C'est un médicament à étudier dans ce sens.

Infection et auto-intoxication d'origine colique. — Il n'est guère besoin d'insister pour démontrer le bien fondé de cette indication.

Pour réaliser l'antisepsie du gros intestin on peut procéder par la voie buccale ou par la voie rectale.

Il faut bien reconnaître que les divers antiseptiques donnés par la bouche n'ont pas paru d'une utilité bien manifeste dans le traitement de l'entérite muco-membraneuse : le naphtol, le benzonaphtol, le salicylate de bismuth, l'acide salicylique, etc., ne paraissent pas avoir servi à grand'chose.

A l'heure actuelle, il semble que l'antisepsie par la voie stomacale doive céder la place à l'antisepsie par la voie rectale lorsqu'il s'agit de la maladie qui nous

■ occupe actuellement; l'instrumentation dont on dis-

ipose maintenant, une technique mieux appropriée, permettent de la réaliser assez facilement, dans un grand nombre de cas tout au moins. Nous n'avons

ipas du reste à décrire ici l'entéroclyse, à laquelle il

;a été consacré un chapitre spécial.

Dans quelles conditions l'entéroclyse de Cantani,

Ile lavage total de l'intestin de Lesage et de Dauriac, de Genersich, pourront-ils être mis en œuvre dans

! le traitemement de l'entérite muco-membraneuse?

Ce sera surtout dans les cas dans lesquels il existe îles fausses membranes englobant desscybales ovillées, et aussi, mais avec plus de réserve, dans les poussées dysenlériformes. Du reste, dans l'entérite muco-membraneuse, il conviendra toujours, pour

faire le lavage du gros intestin, de procéder avec douceur et patience.

Il ne faut pas cherchera obtenir brusquement, tout d'un coup, le.lavage du côlon; on ne cherchera à le faire qu'en plusieurs séances, progressivement, en tàtant la susceptibilité parfois fort grande du malade. On se servira d'eau bouillie portée à la température de 40° ; on en laissera pénétrer tout d'abord un demi-litre qu'on laisse s'échapper, puis un litre, puis une quantité plus considérable, soit dans la môme séance, soit dans des séances successives, suivant la tolérance du malade et l'irritabilité de son intestin.

L'injection d'eau tiède aura l' avantage de faire non seulement un lavage mécanique, mais aussi de faire àl'inlérieurunevéritable application émolliente, antispasmodique, calmante. Cette injection deviendrait au contraire excitante si l'on dépassait une température de 38 à -40°. On pourra ajouter à l'eau de l'entéroclyse une petite quantité de borax, non pas que nous lui concédions, à faible dose surtout, une grande efficacité antiseptique; c'est beaucoup plutôt à titre d'alcalin que nous leferions intervenir. Il est certain, en effet, théoriquement que l'acidité du gros intestin serait une condition favorable à la précipitation de la mucine, et à la formation des fausses membranes. En pratique du reste, l'adjonction d'une petite quantité de borax a paru d'une > mi taine utilité.

Nous ne sommes pas éloigné de croire que l'entéroclyse tendra à se substituer aux douches ascendantes très usitées dans certaines stations pour le traitement de la constipation avec ou sans entérite muco-membraneuse. Les recherches récentes on\

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