TRAITEMENT DE L'INFLAMMATION
ployé les Lavements àl pour 1, 000. Nous pensons qu'on doit les réserver pour les poussées intenses dysentériformes; ils constituent, on le sait, un des meilleurs modes de traitement de la dysenterie aiguë. En général, du reste, c'est au moment des poussées, des exacerbations de la colite, que le nitrate d'argent sera mis en œuvre.
Les lavements au nitrate sont pris à l'aide de l'entéroclyseur; ils sont précédés d'un lavement simple desLiné à nettoyer le rectum. La solution de nitrate est rendue au bout de quelques minutes. On peut, au besoin, l'additionner de quelques gouttes de laudanum.
Revilliod (de Genève) (1) a conseillé le lavement suivant :
Mucilage de pépins de coing oOO gr.
Sous-nitrate de bismutli ) **
Salicylate de bismuth ) aa 10 ~~
On donne au préalable un ou plusieurs lavements simples, de façon ànettoyer le gros intestinaussi complètement que possible, puis on donne le lavement au bismuth. Il convient de l'administrer lentement, sous pression faible, le malade étant couché de façon à le faire pénétrer le plus loin possible. Ce lavement sera gardé aussi longtemps que l'on pourra. Le bismuth, du reste met souvent plusieurs jours à s'éliminer complètement. Quand on ne peut pas employer la totalité du lavement qui vient d'être formulé, on en diminue le volume total.
Le lavement pourra être renouvelé plusieurs foisà quelques jours d'intervalle.
l Revue médicale de lu Suisse romande et Bulletin médical, ; 29 janvier 1894.
Régime alimentaire et hygiène. — Il faut, dans la mesure du possible, éviter à la muqueuse colique le contact de substances chimiquement ou physiquement irritantes.
Les épices peuvent être rangées dans la première catégorie : plusieurs d'entre elles, notamment le poivre, traversent l'estomac et l'intestin grêle sans que leurs propriétés excitantes soient modifiées, et elles viennent ainsi irriter la muqueuse du gros intestin. Les corps solides, plus ou moins anguleux, plus ou moins irréguliers, agissent physiquement dans le même sens.
Comme irritants de la muqueuse du gros intestin, il faut compter encore les produits de putréfaction, de décomposition, de fermentation des aliments, qui on! pris naissance soit avant soit après leur introduct ion dans le tube digestif. Les règles de l'alimentation se rapprocheront en conséquence beaucoup de celles que nous avons données-dans le volume précédenl a propos des dyspepsies considérées en général, ou dans le présent volume à propos de l'antisepsie intestinale.
Rappelons seulement, dans son principe, ce que devra être le régime alimentaire dans ces conditions: l'alimentation sera riche sous un petit volume, linement divisée, assez abondante pour représenter une ration d'entretien suffisante; on en éliminera les résidus indigestes, les mets en voie de putréfaction riches en toxines et en microbes.
L'inconvénient d'un semblable régime, c'est de favoriser la constipation que combattrait souvent efficacement un régime riche en substances végétales, et surtout en légumes verts.
Dans les cas légers on pourra permettre, suivant