‹ Thérapeutique des maladies des l'intestinChapitre 50 sur 79 · MÉDICATION ALCALINE · texte numérisé non relu

MÉDICATION ALCALINE

(Hauterive, Saint- Yorre) ou une cuillerée à café du mélange suivant :

Nous avons tenu à exposer le traitement formulé par Glénard avec des développements suffisants. Il est incontestable qu'il donne quelquefois d'excellents résultats, et nous l'employons à l'occasion, non sans succès.

Malgré la formule bien connue : naturam morboricm curaMones ostmdunt, ses bons effets ne nous amènent pas à accepter la théorie de l'entéroptose dans son ensemble. Il nous paraît évident, en effet, que son auteur a réuni artificiellement dans la même conception et subordonné à la même interprétation pathogénique des choses différentes. De ce que la diminution de pression abdominale se rencontre chez un certain nombre de dyspeptiques gastrointestinaux et de neurasthéniques, il n'en résulte pas que leur dyspepsie ou leur névropathie soit la conséquence de cette diminution de pression et cle l'entéroptose. Il semble, au contraire, résulter de l'observation clinique et de la marche des choses, que l'hypotension abdominale est souvent la conséquence d'une dépression générale de l'organisme, dans laquelle la dyspepsie et la névropathie jouent un rôle considérable, prépondérant chez des individus prédisposés.

Cela n'empêche nullement, par un véritable cercle vicieux, l'hypotension abdominale et l'entéroptose d'augmenter à leur tour la névropathie, ladépression générale et la dyspepsie.

Si la doctrine de l'entéroptose est inacceptable

Bicarbonate de soude. . .

Magnésie calcinée

Sous-nitrate de bismuth

60 gr.

ENTÉROPTOSE

dans son ensemble, les morceaux en sont bons, et je sais pour ma part un très grand gré à Fr. Glénard d'avoir démontré l'existence de l'hypotension abdominale, la fréquence des ptôses viscérales dans l'abdomen, la fréquence de la contracture spasmodique du côlon, l'utilité de la ceinture ou mieux de la sangle abdominale.

Son régime est chose moins nouvelle, et il est curieux de remarquer que les médecins, guidés en cela par les malades, sont arrivés à s'entendre assez facilement, dans les grands traits, sur l'utilité et la qualité du régime alimentaire à prescrire aux dyspeptiques nervo-moteurs. L'utilité des laxatifs a été aussi depuis longtemps reconnue; l'élément réellement personnel, le principe nouveau introduit par Glénard dans la thérapeutique, c'est donc l'usage de la sangle abdominale.

Chez les malades chez lesquels le port de cette sangle est indiqué, en vertu d'un relâchement manifeste des parois musculaires de l'abdomen, d'une hypotension abdominale marquée, de l'hépatoptose, d'une néphroptose accompagnée de dyspepsie, ou de neurasthénie, ou d'entérite muco-membraneuse, il convient aussi de régler l'exercice avec un soin tout particulier. Ces malades ne doivent pas marcher avec excès; lorsqu'il s'agit de femmes, ce qui est du reste de beaucoup le cas le plus fréquent, il ne faut pas hésiter à les faire rester au lit assez longuement en cas de crises paroxystiques, surtout au moment des règles. Cela a autant d'importance que l'usage de la sangle abdominale; le décubitus a en effet le grand avantage de combattre efficacement, sans aucun appareil, l'entéroptose due à l'hypotension abdominale.

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