‹ Thérapeutique des maladies des l'intestinChapitre 54 sur 79 · ENTÉRITE AIGUË · texte numérisé non relu

ENTÉRITE AIGUË

tube digestif. Nul doute que cette auto-intoxication digestive ne se réalise avec une prédilection particulière dans bien des cas d'entérite : l'embarras gastrointestinal fait ainsi partie de l'ensemble morbide.

Avant d'énumérer les causes principales de l'entérite, nous l'appellerons que certaines personnes y sont particulièrement prédisposées : les enfants, d'autant plus qu'ils son! plus jeunes, les nerveux, les anémiques, les aibuminuriques, les dyspepsiques, les diabétiques, etc. L'apparition de l'entérite est favorisée encore par la fatigue et surtout par le surmenage.

Comme cause efficiente : il faut surtout signaler le froid. Si le froid par lui-même ne peut pas produire une entérite vraie, il faut toutefois reconnaître qu'il peut contribuer d'une façon particulièrement puissante à mettre en œuvre d'autres causes qui, sans lui, fussent peut-être restées inoffensives. C'est ainsi que, dans les régions tropicales, le refroidissement nocturne devient souvent une cause importante d'éclosion de formes graves et variées d'entérite aiguë.

Les purgatifs drastiques déterminent, en réalité, une entérite aiguë superficielle et passagère. Il en est de même de certains aliments, et il faut donner une large place dans l'étiologie aux intoxications alimentaires. Il faut signaler surtout les aliments en voie de décomposition ou de putréfaction qui apportent dans le tube digestif des toxines toutes faites et des microbes, cause de fermentations et de putréfactions nouvelles dans la niasse gastro-intestinale.

Les rapports de l'entérite et de l'embarras gastrique ou gastro-intestinal son! donc très étroits; il esi impossible de dire où commence l'un et où finit l'autre.

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Los formes cliniques de l'entérite aiguë, que nous ne devons considérer ici que chez l'adulte, sonthom-

|, relises et variées.

La plus simple, véritable indigestion intestinale^ correspond au type de la purgation. Des évacuations intestinales surviennent accompagnées de coliques pinson moins intenses, de malaise général varié; maistoul cela dure peu. et, en somme, on s'en guérit tout aussi facilement que d'une simple purgation. Les vomissements peuvent accompagner ou précéder la diarrhée : ce sont les deux procédés par lesquels le tube digestif évacue la matière pecea n te.

Une autre l'orme correspond à M embarras gastrointestinal^ avec ou sans lièvre; nous avons considéré ailleurs l'embarras gastro-intestinal comme un syndrome et nous lui avons consacré un chapitre particulier; nous ne pouvons qu'y renvoyer.

Une l'orme plus grave es! là/orme typhoïde; il > a, après un début assez brusque, de la diarrhée, de la lièvre, de l'inappétence, de la céphalalgie. La langue esl blanche, aplatie, portànl l'empreinte des dénis. Les coliques sont plus ou moins intenses, plus modérées en général que dans les formes passagères, purgatives. On peut penser à une fièvre typhoïde légère. Toutefois l'abattement est moins grand, la lièvre moins vive; le faciès n'esl pas si nettement typhiquë. On ne trouvé pas de lâches rosées lenticulaires,pas de bronchite ou de congestion à la base des poumons. La durée de la maladie est beaucoup moins longue que la lièvre typhoïde; elle ne dure guère plus de 6 à 8 jours.

Les types les plus accentués d'entérite aiguë sonl représentés par les entérites aiguës des pays chauds

u formes bilieuses ou hémorrhagiqueSj sur la nature desquelles les auteurs ne soûl du reste pas d'accord. Les uns les considèrent comme des états morbides spéciaux, les autres comme des déterminations subordonnées à l'impaludisme, à la dysenterie, à la diarrhée de Cochinchine, etc. Nous renverrons à ce propos aux chapitres consacrés à la dysenterie et k la diarrhée des pays chauds.

Le choléra représente en somme une entérite suraiguë d'une forme clinique particulière. Nous n'avons pas à nous occuper ici du choléra asiatique lui-même ; mais il existe des diarrhées choléri formes qui, au point de vue des symptômes, y ressemblent beaucoup; elles doivent être traitées de la même façon, par les mêmes méthodes.

Enfin, il resterait encore à considérer certaines entérites aiguës localisées : la duodénite, la typhlite, la colite etlarectite; mais nous ne connaissons pas de traitement particulier de la duodénite; la typhlite Sera étudiée à part ; quant à la colite et à la rectite, leur traitement se confond à peu près avec celui de la colite muco-membraneuse pour les formes chroniques et avec celui de la dysenterie pour les formes aiguës.

Comme il n'y a pas de limite entre l'entérite aiguë el l'entérite chronique, comme celle-ci résulte souvent de la prolongation ou de la permanence des causes qui produisent celle-là, nous ne séparerons pas le traitement de ces deux formes d'entérite. Nous allons dire quelles sont dans l'histoire pathologique de l'entérite chronique les points principaux uni peuvent fournir des indications à la thérapeutique.

Entérite chronique. — Les formes de l'entérite chronique sont nombreuses, elles résultent, de la va-

ENTÉRITES

Habilité des causes et du mécanisme pathogénique. de la diversité dos lésions, de leur étendue, il*' leur profondeur, de leur répartition.

Les lésions qui la caractérisent peuvent être constituées par :

1° La congestion de la muqueuse :

2° La desquamation du revêtemenl épithélial;

3° Les lésions des éléments glandulaires représentées souvent par la formation de petits kystes muqueux;

1" L'infiltration interstitielle de la muqueuse par les cellules embryonnaires;

5° Des exulcérations et des ulcérations vraies qui résultent de la desquamation épithéliale et de l'élimination à l'extérieur des amas de cellules embryonnaires par foyers folliculaires ou en nappe ;

6° L'inflammation ou la destruction des plexus de Meissner et d'Auerbaeh (Jurgens, Blascbko, Sakaki . ce qui est de nature à apporter des troubles intenses dans l'innervation et la motricité de l'intestin;

7° L'amincissement ou l'hypertrophie des tuniques musculaires, suivant les cas.

Le degré et le groupement de ces lésions donnent lieu à des formes cliniques différentes dont les principales sont :

1° Là forme catarrhale, dans laquelle on observe surtout de la congestion, du dépoli de la muqueuse, une desquamation épithéliale el une production de mucus exagérée, quelquefois des exulcérations.

2° La forme ulcéreuse, dans laquelle on rencontre des ulcérations plus ou moins étendues, plus ou moins nombreuses, localisées d'une façon différente, suivant la nature de la maladie principale et suivant les cas particuliers.

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La forme al ru phi que, dans laquelle il y a une destruction très étendue, parfois presque généralisée tic l'appareil glandulaire \ souvent il y a en môme temps atrophie des tuniques musculaires qui se montrent anormalement amincies et peut-être du Système nerveux intrapariétal de l'intestin.

Dans la forme catarrhale, on observe de la diarrhée, surtout lorsque l'intestin grêle est intéressé. Les selles sont plus ou moins liquides, elles ont une coloration tantôt jaune, tantôt noirâtre ; elles sont, plus ou moins intimement mélangées de mucus délayé. Quelquefois il y a des coliques plus ou moins pénibles.

Pour ce qui concerne la colite catarrhale, on se reportera au chapitre de l'entérite muco-membraneuse.

Dans la forme ulcéreuse, il peut y avoir diarrhée ou constipation; souvent il y a alternative de diarrhée et de constipation. Les selles sont d'aspect et de fréquence variables. La présence de sang intimement mélangé aux matières fécales est le seul élément caractéristique de l'ulcération (Nothnagel). Par la palpation, on trouve quelquefois une douleur fixe, limitée au niveau des ulcérations, surtout lorsqu'il s'agit d'ulcérations coliques. (Voir Dysenterie.)

La forme atrophique est, le plus ordinairement, l'aboutissant, le stade ultime d'une entérite chronique ou de poussées subintrantes d'entérite aiguë. Le type en est représenté par la diarrhée chronique des pays chauds, que nous étudierons à part. (Voir Zfcrrhêe des pays chauds,)

L'entérite chronique s'accompagne de phénomènes généraux très variables suivant les cas. Il peul y avoir :

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'a) Infection ou intoxication générales antérieures ;'i l'entérite ;

b) Infection ou auto-intoxication consécutives à l'iMitérite ;

e) Phénomènes de dénutrition en rapport avec la viciation de la digestion el de l'absorption des substances alimentaires.

11 faut tenir compte aussi du mode de réaction individuelle et surtout de l'état plus ou moins accentue de névropathie. Les manifestations symptomatiques ne sont pas égales à degré égal d'entérite. Les nerveux réagissent d'une façon beaucoup plus intense que les autres. Il en résulte du reste, qu'il est, en clinique, extrêmement difficile de marquer la limite entre l'entérite chronique el les névroses intestinales ; la névrose peut du reste, dans une mesure plus ou moins large, se mélanger à l'entérite. Elle peut aussi donner lien à un ensemble de manifestations à peu près identique à celui que produit l'inflammation chronique de l'intestin.

Il importe, pour la prophylaxie el la thérapeutique, d'avoir une notion aussi exacte que possible des conditions étiologiques et pathogéniques de l'entérite chronique. Par beaucoup de points, cette étiologie se confond avec celle de l'entérite aiguë, car l'entérite chronique peut commencer à la façon d'une entérite aiguë ou bien succéder à des poussées aiguës successives d'inflammation intestinale.

Delà l'indication de ne pas négliger le tràitemeni de l'entérite aiguë, surtoul chez les individus prédisposes. On peut considérer comme prédisposés : les enfants, les individus anémiés, affaiblis, cachectisé», les surmenés, etc.

Chez les jeunes enfants il faut accuser surtoul les

ritirnents mal appropriés à leur âge, le Lait de mauvaise qualité, souillé par une eau impure, en voie de fermentation ou chargé de microbes pathogènes, de colibacilles, par exemple; chez l'adulte, il faut aussi accuser souvent les aliments et les boissons de mauvaise qualité; l'influence de l'alcool a été bien démontrée par plusieurs auteurs, en particulier par Leudet.

L'abus de certains médicaments, des purgatifs drastiques, du colchique, de l'arsenic, peut devenir une cause d'entérite. Parmi les auto-intoxications susceptibles de lui donner naissance on doit citer en première ligne l'urémie (Treitz, Lancereaux).

Si le paludisme y prédispose d'une façon toute particulière, surtout dans les pays chauds, y prédisposent également les affections cardiaques et les lésions du foie et de la veine porte, qui amènent une rongestion marquée et prolongée de l'intestin.

L'entérite chronique succède ou survit parfois à certaines maladies aiguës : la rougeole, la scarlatine, mais plus souvent encore la fièvre typhoïde.

On verra plus loin que certaines diarrhées chroniques ont pu être rapportées à la présence dans l'intestin d'amibes ou d'infusoires ; la dysenterie et la diarrhée de Cochinchine ont été quelquefois attribuées à des parasites de cet ordre. Elles constituent, en tout cas, des variétés cliniques importantes, sinon nettement définies dans leur étiologie et leur feathogénie.

L'entérite est très fréquente chez les tuberculeux ; chez eux, elle est très souvent ulcéreuse, et ces ulcérations ne sont pas des ulcérations banales : elles sont d'origine et de nature bacillaires.

Traitement. — Qu'il s'agisse d'entérite aiguë ou

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d'entérite chronique, on devra, pour le traitement, remplir les indications générales suivantes : I" Eloigner les causes ;

2" Prescrire une alimentation et une hygiène convenables ;

3" Formuler une médication, s'il y a lieu.

1° Eloigner les esiusi-s. — Il faut, toutes les l'ois que la chose est possible, éloigner les causes pathogènes ou soustraire l'homme à leur action. Le faire avant l'éclosionde la maladie constitue le traitement prophylactique; ce serait un lieu commun que d'insister sur son importance.

Lorsque la maladie est constituée déjà, il convient encore de soustraire le malade aux causes morbigènes, cela va encore de soi. On trouvera dans ce que nous avons dit de l'étiologie les données nécessaires pour obéir à celte première et impérieuse indienlion.

2° Alimeiitalionel hygiène. — La réglementation de

l'alimentation a une importance très grande dans le traitement des entérites, quelles qu'elles soient. Ses vices ont été souvent pour beaucoup dans l'établissement de la maladie et des lésions. Ils peuvent être pour beaucoup encore dans leur persistance et dans leur aggravation. Mais l'hygiène alimentaire ne comprend pas seulement l'éidignement des causes alimentaires ; elle comprend aussi l'ensemble des mesures nécessaires pour assurer dans la mesure du possible la digestion, l'absorption et l'utilisation des aliments. Elle a pour but d'assurer, pour le mieux, la nutrition dans les conditions anormales «pie crée la maladie.

Il est évident que l'on rejettera du régime toutes les substances dont l'usage a pu provoquer l'entérite

et qu'on ramènera aux limites raisonnables celles dont les malades abusaient.

L'entérite aigile résulte quelquefois de l'ingestion (I aliments de mauvaise qualité, viandes putréfiées, conserves alimentaires corrompues, mets trop fortement épiées, etc. ; on n'hésitera nullement à en supprimer l'usage : ce sera le premier acte du traitement, et non le moins important.

Dans l'entérite aiguë, précisément parce qu'elle est aiguë, que son évolution sera probablement courte, il n'y a guère à s'inquiéter des dangers de l'inanition. Au contraire, clans bien des cas d'entérite légère, caractérisée surtout parles phénomènes d'un embarras gastro-intestinal, il y aura lieu de diminuer notablement la quantité des substances i q géré es.

La diète prolongée pendant un ou deux jours est un moyen excellent d'en finir rapidement et radicalement avec ces accidents digestifs. On se bornera donc, à la rigueur, à donner des liquides dépourvus de toute propriété alimentaire : de l'eau pure, de l'eau alcaline, du thé léger chaud, du grog léger, de l'eau de riz, etc. En agissant ainsi, on ramène à leur minimum les fermentations alimentaires dans le tube digestif et eu particulier dans l'intestin. Dans d'autres cas moins intenses, ou à une phase ultérieure, on permettra des liquides de plus en plus riches en principes nutritifs, le lait, le bouillon, les potages; plus tard encore, on donnera des œufs peu cuits en nature, ou bien on les ajoutera au bouillon et aux potages ; enfin, on permettra la viande sous une forme culinaire simple, et les légumes eu purée.

Dons les entérites chroniques, un autre souci s'im-

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pose, celui de la nutrition: il faut chercher à constituer un régime alimentaire qui diminue les irritalions de la muqueuse intestinale, les fermentations et les putréfactions digestives, qui permette une digestion et une assimilation aussi boi s que possible. A ce poinl de vue. le laii peul rendre de grands services. 11 réduit, comme ou le sait, les fermentations intestinales au minimum, il apporte les diverses variétés de substances alimentaires sous mu* forme de digestion facile. Malheureusement, le lait ne présente pas une richesse suffisante en hydrates de carbone, el pour que la ration d'entretien lui réalisée, il serait nécessaire d'en prendre une quantité trop considérable.

Malgré cet inconvénient, le lait rend de très grands services dans le traitement des entérites chroniques les plus variées, qu'il soit employé -ml ou que l'on ait recours au régime mixte.

D'une façon générale, les aliments seront bien divisés, très nourrissants sous un petit volume; ils seront aussi peu aptes que possible à fournir des matériaux à la fermentation ou à la putréfaction, et. surfont, ils ne seront pas déjà eux-mêmes avant leur ingestion en voie de fermentation ou de putréfaction. Ce sont là des desiderata que nous avons rencontrés déjà à bien des reprises : à propos de la dyspepsie gastrique ou gastro-intestinale, à propos des diarrhées el de l'antisepsie gastro-intestinale t). Nous croyons donc inutile d'y insister de nouveau.

La viande crue râpée sera d'une grande utilité, surtout dans les cas d'entérite chronique ulcéreuse, l'entérite des tuberculeux, par exemple. Elle cons-

(1) Voir Thérapeutique des maladies de Veslomac, p. 58.

itup une alimentation d'une digestion facile et en aême temps très propre à relever les forces et à tolitier L'organisme. La viande crue semble, âcè point le vue. agir un peu à la façon dont agiraienl des «traits organiques très vantés dans ces dernières innées comme anti-neurastliéniqiiés. Or, les enté- ■ites chroniques, celles surtout qui s'aecompagnenl le diarrhée abondante, provoqiient facilement des

phénomènes généraux d'anémie, et même de ca-

rhexie.

Le régime des malades atteints d'entérite chronique avec diarrhée peut être calqué presque trait pour trait sur le régime que nous avons indiqué lans le premier volume pour le traitement de l'hyiperehlorhydrie ; au fur et à mesure de l'amélioration, on pourra suivre la même progression ascendante (1).

Dans l'entérite, ou mieux dans la colite chronique avec constipation, il serait indiqué d'avoir recours au régime sans viande, que M. Dujardin-Beaumelv. appelle régime végétarien (2).

Nous avons dit déjà que, pour le traitement de certaines diarrhées, il est très utile de supprimer presque complètement, même complètement, la viande de l'alimentation.

On trouvera, du reste, aux chapitres consacrés à la diarrhée et à l'antisepsie gastro-intestinale, des renseignements qui viendront compléter utilement ceux .jue nous donnons ici d'une façon sommaire et généirale.

Dans les entérites aiguës, on pourra revenir

M . Voir Thérapeutique des maladies de l'estomac, p. 106. (2 Ibid.,j>. 68.

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assez rapidement à une alimentation ordinaire; des précautions, cependant, sont souvent nécessaires pendant longtemps pour éviter les rechutes el les récidives. Dans l'entérite chronique, les précautions seronl de mise pendant beaucoup plus longtemps encore; souvent, même, le malade ne pourra jamais reprendre complètement la vie commune el manger comme tout le monde. Les écarts de régime favorisent souvent des reprises d'hostilité. Cela est vrai surtout pour les diarrhées si tenaces des pays chauds, même lorsque le malade lésa définitivement quittés. Nous y reviendrons plus loin.

3° Médication. — On peut, tout d'abord, poser &o principe qu'il n'y a pas, à proprement parler, de médication qui s'adresse directement à la lésion ; les médicaments sont dirigés contre les symptômes ou contre certains éléments, certains facteurs pathologiques. Ils combattent la diarrhée, la constipation, la douleur, qui ne sont que des symptômes ou des complexus symptomatiques, les fermentations anor* maies, les putréfactions exagérées, qui ont le rang plus élevé de facteur pathogéniqué.

On peut, il est vrai, s'adresser à la lésion ellemême par les lavements et les grands lavages de l'intestin, que nous avons étudiés à propos de l'antU sepsie intestinale. Nous avons vu que, par la méthode de Dauriac et Lesage, on peut atteindre directemenl les parties les plus élevées du côlon, el même porter des substances modificatrices jusque dans l'intestin grêle. Cette méthode a rendu déjà de signalés services, surtout dans le traitement de l'entéro-colite des tout jeunes enfants. Il ne nous paraît pas démontré encore que les grandes injections médicamenteuses puissent être utiles dans le

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