MÉDICATION ÉMÉTIQUE ET PURGATIVE
je Lté sur le marc une nouvelle et même dose d'eau bouillante. On laisse encore en contacl pendant 10 à 12 lieures et L'on opère la décantation, toujours en réservant Le marc. On l'ail ainsi une troisième, et rarement nue quatrième infusion. »
Ces infusions sont données à des jours successifs, généralement par doses espacées dans le courant de la journée. Voici quel est leur effet, d'après le môme auteur.
« La première infusion, surtout si elle est hue d'un seul coup ou à coups rapprochés, détermine presque constamment le vomissement, que l'on favorise en faisant boire plusieurs verres d'eau tiède : il survient aussi, assez ordinairement, desselles nombreuses.; les selles sont parfois d'autant plus nombreuses que les vomissements sont moins abondants et réciproquement.
« La seconde infusion — prise le lendemain — amène rarement des vomissements, surtout, lorsqu'on n'a employé qu'une faible dose de médicament, 2 grammes par exemple; mais elle provoque des nausées. Le nombre de selles n'est pas aussi sensiblement accru »| ue sous l'influence de la première infusion; il est souvent diminué.
« La troisième infusion nefaitpresquejamais vomir, el très souventmême elle ne produit aucune nausée; le nombre des selles diminue ou reste stationnaire.
« L'ipéca tend à rendre aux selles le caractère fécal, souvent beaucoup plus rapidement que lespurigatifs.
A La méthode brésilienne Delioux de Savignac propose la modification suivante :
Poudre d'ipéca.
-23*2 DYSENTEME
Faites bouillir pendant cinq minutes dans
Eau , 300 gr.
Filtrez, ajoutez à La liqueur ;
SifOp d'opium " . . . - '10 gr.
llydrolat de cannelle 30 gf.
A prendre par cuillerées à bouche d'heure en heure ; ralentir l'administration en cas de vomissement. Delioux de Salignac compare l'action de l'ipéca dans la dysenterie à celle du quinine dans la fièvre intermittente.
La médication purgative a été aussi très largement employée ; presque toutes les dill'érentes substances purgatives ont été tour à tour préconisées par les différents auteurs : on a successivement recommandé la manne, le séné, le tamar (Sydenham), la rhubarbe (Degner, Pringle, Zimmermann,) le sulfate de magnésie (Stoll), la manne, à raison de 30 grammes par jour à prendre dans 500 grammes de petit-lait a boire par demi-verre toutes les heures pendant 3 a S jours (Dutrouleau), l'huile de ricin (Delioux de Savignac), le sel de Seignette, 15 grammes par jour (Barallier .
Les deux purgatifs qu'on semble s'accorder a prescrire de préférence à l'heure actuelle, sont le sulfate de soude et le ealomel.
Trousseau conseillait le sulfate de soude a dose de, 30 a 60 grammes par jour ; pour L. Colin, il suffirai! d'en donner une ou deux doses de -25 gramme- Plus récemment E. Gruet (cité par de Maurans même conseille une dose beaucoup plus faible :
Sulfate de soude 1,1
' Eau distillée 200
A prendre en quatre fois dans la journée, avec trois?
MÉDICATION ÉMÉTIQUE ET PURGATIVE "Ib'.i
heures d'intervalle entre les doses. 11 conseille de continuer jusqu'à ce que les selles aient repris leur consistance normale.
Le calomel a été toul d'abord employé par les médecins anglais aux Indes. Annesley lui reconnaissait les indications suivantes dans la dysenterie : la rétention des matières fécales, la langue sale et chargée, la plénitude de L'abdomen surtout dans la région du caecum et, le long du côlon, la présence dans les selles de fragments de matières fécales dures.
On peut donner le calomel à doses massives, par exemple. 0 gr. 75 à 1 gramme, associé à 6 ou 10 cen- Ligrammes d'opium, à prendre en une ou deux fois en 24 heures; ou encore, à doses fractionnées (o à 10 centigrammes en dix paquets à prendre d'heure en heure). Le calomel ..est surtout considéré, dans ces conditions, comme un modificateur général.
On a assez souvent associé le calomel à l'ipéca, et Segond a employé les pilules suivantes dont il a emprunté la formule aux médecins anglais :
Ipéca 40 centigr. '
Calomel ->0 centigr
Kxtrail d'opium 5 centi£rr
Sirop de nerprun O g
pour 6 pilules à prendre en ±\ heures.
A côté des médications par la voie buccale, les injections parla voie rectale tendent à prendre une place de pins en considérable.
Depuis longtemps, un a donne des lavements modificateurs avec des substances astringentes : tanin camomille, cachou, extrait de ratanhia, alun, acétate de plomb. Sttlfate de enivre, de zinc, de fer. etc.
Trousseau avait conseillé le nitrate d'argent : ;i à
-2;;/, DYSKNTKHIE
7,5 centigTammës pouf 126 à 200 grammes d'eau listillée.
Delioux de Savignac a formulé le lavement suivant :
Blanc d'œuf *J 1
Kau distillée Sfv ri.
Azotate d'argent cristallisé cenugr.
Chlorure «le sodium 50
Cette solution doit être préparée au momenl même de s.,., administration; Delioux de Savignac la déclarait éminemment sédative et antispasmodique.
Dans ces derniers temps, on a eu tendance a donner de grands lavements destinés à pénétrer beaucoup plus Loin dans le gros intestin. Les expériences faites dans ee sensayanl démontré que Ion pouvait facilement faire un lavage complet du gros Intestin par des injections modificatrices susceptibles d'atteindre jusqu'au caecum, on se trouvera certaiaement amené à leur donner une plan- plus importante dans la thérapeutique de la dysenterie.
Déjà, les médecins de la marine en su,,, venus à preacrie de préférence dé grands lavements. Les Un.ls laveiniM.tssnnpIes, un assez le^remen an.,-
septiques, comme les laveme nts * 1 eau bem lie a i . aubo-muee.a L'eau alun,e a 20 pour ^ ^0° (Cal mette) pêuvent agir mécaniquement, de façon a ne toyer l'intestin; ils peuvent avoir une action calmante par leur température, ou chimiquemenl une certaine action mod fi tn antiseptique. Us seront donnes suivan . > • ; avec un bock élévateur muni d'un tuyau suffisam nlentîong et d'une canule en caoutchouc rouge. On es donnera lentement, sous une faible a Parmi les grauds lavements modificateurs, .Haut