PILULES
Pilnies toniques de caféine.
Extrait mou de quinquina 5 gr.
Benzoate do soude I . . „ t-n
Caféine i aa2gr. 50
Faire 30 pilules.
En 'prendre 2 cm commencement de chaque repas.
Pilules toniques de caféine.
Benzoate de soude ) . . „
Caféine j aa 3 gp.
Extrait de stigmates de maïs 6 gr.
Huile essentielle d'anis III gouttes
Faire GOjnhcles; dose : A à Qjjarjoiir.
Dans les cas graves où il faut agir vite et énergiquemenl, Pavinski a proposé l'association de la digitale, de la caféine et du camphre :
Cachets de caféine, de digitale et de camphre
Caféine 0 gr. 10 à 0 gr. 15
Poudre de feuilles de digitale 0 gr. 06
Camphre pulvérisé 0 gr. 03
Sucre 0 gr. 2.')
Mêler. Pour un cachet.
Faire 12 cachets semblaMes. En prendre A par jour.
Pavinski.
Chez les malades qui ont des vomissements ou qui supportent mal la caféine, on la prescrit sous forme de suppositoire.
Suppositoires de caféine.
Benzoate double de caféine et de soude 4 gr.
Beurre de cacao Q. s.
Pour 12 suppositoires.
2 à A par jour.
CAKÉINK
Cominc pfôparalion solide on j)ouri;nl prosci-în? plus simplement la caféine en rdch/'lK de ou de ;)() centigrammes, mais ils sont ({uelquefois d'une digestion laborieuse.
Indications de la caféine. — Nous les avons laissé entrevoir déjà.
a) jïïaladies du rœur. — C'est Jaccoud, qui un dns premiers (1866) appliqua la caféine dans les maladies du .cœur. Dans les cas d'asystolie profonde, avec unasarque, congestions viscérales, raréfaction desurines, stases veineuses, faiblesse et arythmie cardiaque, il est fréquent de relever le succès médiocre ou même l'insuccès total de la digitale. Il s'agit eu général de sujets atteints de maladie du cœur depuis de longues années et voici ce qui se passe en pareil cas : déjà, a plusieurs reprises, le malade, à la suite de chaque crise d'hyposystolie, s'est soumis au traitement digitalique ; celui-ci, d'abord héroïque, a fini par devenir de moins en moins actif, et lorsque l asystolie véritable est survenue, le muscle cardiaque, épuisé et dégénéré, a cessé définitivemeni de répondre à l'action de la digitale. C'est alors que la caféine, qui élève la tension artérielle et augmente la diurèse, vient au secours du malade : son action est souvent assez rapide et son pouvoir diurétique s'exerce dès les premières heures. Peut-être même, ainsi que je l'ai cru remarquer, son action est-elle plus active lorsqu'elle est prescrite après un jour ou deux de digitale, que lorsqu'elle est donnée seule d'emblée.
Dans des recherches récentes, Pavinski, médecinchef de l'hôpital du Saint-Esprit, à Varsovie méd. nov. 1893), a étudié avec soin les indications de la caféine dans les cardiopathies. Dans les lésions.
INDICATIONS TllÉRAPEUTIOUES 117
vîilvulaires du cœur de Yorifice mitral, la caféine n'esl indiquée, dit-il, que lorsqu'il existe des troubles de la compensation. Même alors— surtout s'il existe de l'arythmie du pouls, — c'est à la digitale et au stropliantus qu'on doit s'adresser en premier lieu. On n'aura recours à la caféine que lorsque les deux médicaments précédents se seront montrés impuissants ou auront cessé d'agir.
Administrée dans ces conditions, pendant six à douze jours et à haute dose, la caféine a généralement pour effet d'augmenter l'énergie des contractions du cœur, de réduire l'étendue de la matité cardiaque et de diminuer les œdèmes en stimulant la diurèse. Comme antihydropique et diurétique, elle est ici même plus active que la digitale et le strof)hantus. Mais elle leur est de beaucoup inférieure au point de vue de l'action régulatrice du rythme cardiaque; en effet, elle n'exerce aucune influence appréciable sur le pneumogastrique.
Dans les Usions aoriiques avec troubles de la compensation, il faut aussi commencer par donner la digitale et ne s'adresser à la caféine que lorsque la première a échoué.
Chez les sujets épuisés par une lésion valvulaire ancienne du cœur, ainsi que chez les vieillards, dont le système nerveux exige l'emploi d'un excitant, on administre avec avantage la digitale associée à de petites doses de caféine.
Mais c'est surtout dans les diverses affections du mynmrde [myocardite chronique^ dèijènéresrence graisseuse du cœur, sclérose des artères coronaires) que la caféine donnera d'excellents résultats et trouve ses principales indications thérapeutiques.
Dans les myocardites chroniques, la caféine d'à-
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]>rès Pavinski, est indiquée à la yxii-iodo où il n'y a pas encore d'oidème ni de dilatation du cœur, lorsque les symptômes consistent en dyspnée, en sensations d'angoisse ou en accès de palpitations. Dans ces conditions il est souvent nécessaire de stimuler aussi rapidementque possible le cœur défaillant, au moyen de la caféine administrée par |a bouche ou en injections sous-cutanées. Si l'état du malade paraît inquiétant, il ne faut pas hésiter à employer le médicament à haute dose.
Cette pratique donne en efiet des résultats satisfaisants; elle en donne encore, mais moins nets et surtout moins persistants, à la période avancée des myocardites chroniques.
b) Cardia paiMea spcondmres des êù/i.s adi/namiqim on infectieux. — La caféine est encore indiquée dans tous les cas où le co'ur est en détresse : dans le cours ou à la suite des maladies infectieuses, des états adynamiques, ou des intoxications aiguës. On la prescrira donc, non dans le but de favoriser une diurèse, mais comme stimulant de la circulation, et Ionique général, dans les endocardites infectieuses, la Hèvre typhoïde, la pneumonie, les fièvres éruptives, la diphlhérie, la grippe à forme cardiaque, la septicémie puerpérale, l'infection cholérique, etc., etc.
Chez les névropathes et les sujets à système nerveux irritable, la caféine produit souvent de l'insomnie et même de l'excitation nocturne : on évitera donc de donner le médicament le soir, et on le fera prendre le matin ou dans les ])remières heures de l'après-midi.