‹ Thérapeutique des maladies du cœur et de l'aorteChapitre 66 sur 112 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

THÉRAPEUTIQUE GÉrVÉRALE DES MALADIES DU CŒUR

Considérations générales. — Les maladies du cœur peuventêtre divisées en maladies aiffuës et en maladies à marche lente et progressive ou maladies chroniques. Le traitement des premières sera étudié ultérieurement à propos de chacune d'elles; quant aux maladies chroniques, celles qui constituent en définitive les véritables cardiopathies, on doit les distinguer, suivant qu'elles occupent le cœur gauche ou le cœur droit. Ces dernières étant presque toujours secondaires, soit à une maladie du cœur gauche, soit à des affections diverses, dont le point de départ peut être le poumon ou les organes digestifs : estomac, foie, intestins, l'étude de leurs indications thérapeutiques viendra après que nous aurons exposé celles 'des maladies du cœur gauche.

Les maladies du cœur gauche forment, d'après la I localisation des lésions, deux groupes distincts : les i maladies mitraîes (rétrécissement de l'orifice, insuf- Ifisance valvulaire) et les maladies aortiques {rétrécis- ; sèment orificiel, insuffisance sigmoïdienne).

Cette distinction classique mérite sans aucun doute ■ d'être conservée ; cependant il faut reconnaître qu'au

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point de vue spécial de la thérapeutique des afleclions du cœur, il ne faut pas attacher trop d'importance à la localisation de la maladie vers tel orifice ou tel voile valvulaire. Les recherches modernes ont élahli que dans les cardiopathies, ced Vétat du myocarde qui doit surtout attirer Vatteniion du clinicien. Sans doute pour l'avenir du malade il n'est point inclinèrent d'avoir une insuffisance aortique ou un rétrécissement mitral, mais encore une fois ce qui prime le tout, c'est l'état du muscle cardiaque, et on peut dire avec juste raison : tant vaut le muscle, tant vaut le cœur. C'est qu'en effet, il paraît établiaujourd'hui que le système cardiaque ne dépend ni des centres nerveux, ni des f^'anglions de la base, mais exclusivement du muscle cardiaque lui-môme. « Le muscle cardiaque, a-t-on dit, travaille sans aucune excitation nerveuse, il travaille automatiquement et par sapropre force. » C'est donc à soutenir la vigueur du myocarde et à ranimer son énergie contractile ([uc doiventtendred'abordles efforts du médecin dans le traitementdes maladies organiques du cœur. L'étal des vaisseaux périphériques et celui de la tension vasculaire seront ensuite l'objet de ses préoccupalions.

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