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I. — MALADIES ORGANIQUES Traitement de la péricardite

a) L'indication première est de combattre laphle;/masie du péricarde.

Corvisart, Bouillaud et Hope ont vivement conseillé la saignée; Bouillaud notamment faisait pratiquer plusieurs saignées pendant les trois ou quatre premiers jours de la maladie, et les faisait suivre de l'application de sangsues nombreuses ou de ventouses scarifiées. Ce traitement, énergique s'il en fut, lui aurait donné douze guérisons sur quinze cas. Cependant, ce moyen est fort contestable, car il laisse les malades dans un état de faiblesse considérable, et prédispose au coUapsus ainsi que Gendrin l'avait déjà vu; Stokes y est complètement opposé. Il est bien

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préférable, pour s'opposer au travail plilegmasique, de recourir aux ventouses scarifiées, et, plus lard, à des applications renouvelées de pointes de feu, ou encore aux larges vésicaloires recommandés spécialement par Corvisart.

Dans le même but, Bamberger et Friedreich ont proposé l'emploi local du froid, en appliquant sur la région précordiale des compresses d'eau froide fré quemment renouvelées, ou des sachets de glace Gendrin, en France, avait recours à la vessie de glace qu'il laissait en place pendant deux jours environ; elle avait pour effet, d'après lui, de diminuer les douleurs locales, de calmer les battements tumulteux du cœur et l'anxiété extrême du malade. J'ai employé ce traitement en suivant exactement la technique de Gendrin ; il a été bien supporté par les malades, mais le bénéfice qu'ils en ont retiré a été assez médiocre; je ne saurais donc le recommander d'une façon particulière.

En Angleterre, Hope, Taylor et d'autres ont préconisé vivement les mercuriaux, et Stokes a insisté surtout sur l'emploi du calomel; ces agents sont à peu près abandonnés chez nous.

On peut en dire autant du tartre stibié à hautes doses, moyen trop violent qui épuise les malades.

La digitale est indiquée lorsque le cœur faiblit et que déjà se montrent quelques signes de cet épuisement cardiaque; lorsque là péricardite est accompagnée de phénomènes fébriles, l'indication de la digitale est encore plus manifeste : elle abaisse la températui'e, en même temps qu'elle relève l'énergie du muscle cardiaque. Dans ce cas, il est inutile et même dangereux d'imiter la pratique de Friedreich qui donne la digitale à haute dose ; au contraire, suivant

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