CHAPITRE PREMIER
V Kitiolog^le et pattiof^énte 9^ii6raklea.
A. Infoxications. — Le foie a deux voies ouvertes aux poisons : la voie sanguine et la voie biliaire. C'est la première qui donne le plus volontiers accès aux éléments nuisibles.
Vaîcool est, de tous les poisons, celui qui livre à la cellule hépatique les plus rudes combats ; il la transforme en graisse ou la détruit; en môme temps il frappe les vaisseaux et la trame conjonctive. L'intensité et la modalité de l'influence nocive dépendent de la qualité et de la quantité de lalcool introduit dans l'organisme. Le phosphore eiïarsenic causent la dégénérescence graisseuse de la cellule. Le plomh s'adresse plutôt à l'appareil vaso-moteur du foie (rétraction de l'organe dans la colique de plomb] ; il semble respecter l'élément noble.
Les acides lactique, acétique, propionique, oxalique, valérianique, butyrique, sulfhydrique, naissent dans l'estomac ou dans l'intestin pendant la digestion.
C'est dans l'intestin que se forment aussi les ammoniaques composés, l'hydrogène sulfureux, l'hydrogène carboné, l'indol, le phénol, le scatol, le crésol, etc.
Les alcaloïdes d'origine végétale viennent des voies digestives, à la suite d'ingestions volontaires ou ac-
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bacille a été trouvé par Bouchard, Netter, Renaul, Dupré, Gilbert et Girode, Létienne, etc. Le même bacille a été vu dans le pus des abcès du foie par Veillon et Jayle.
L'infection cholérique (Nicali et Rietsch, Girode) est à rapprocher de la précédente.
L'infection typhoïiUque est commune (Legrix, GObert et Girode, Dupré, Bertrand, Chiari, Guarnieri, Longuet).
Plus fréquente encore Tinfection dysentérique.
L'intestin doit être divisé, en effet, au point de vue palhogénique, en deux régions distinctes en raison de la nature des microbes qui les habitent : l'intestin grêle où les processus de putréfaction sont au minimum, le gros intestin où ils sont au maximum. Voilà pourquoi les phénomènes toxi-infectieux sont plus accusés dans la dysenterie que dans la fièvre typhoïde (Hanot).
Lœsch, SonsinOjKartulis, Massintine ont décrit des amibes, Ghantemesse et Widal an bacille spécifique de la dysenterie. Les abcès du foie d'origine dysentérique ne renferment souvent que des streptocoques ou des staphylocoques (Bertrand, Kartulis), des diplocoques (Souques). Souvent le pus de ces abcès est stérile (Laveran, Netter, ïalamon, Arnaud et d'Astros).
Le staphylococcus aureus a été vu dans les canaux biliaires par Brieger, Netter et Martha, Dupré, Girode, Frœnkel, Létienne, Naunyn, etc.; l'aZôî^ par quelques-uns de ces micrographes.
Vinfeciion streptococciqîie a été démontrée par les recherches de Malvoz, Dupré, Claisse, Létienne, Ménétrier et Thiroloix, Rovighi, Leyden.
Les infections pneumococcique (Alessi, Pernice, Lé-
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déplacements de Torgane ; les congestions stase sanguine, spécialement chez les cai la torsion, la compression et robstrucUon biliaires (tumeurs, calculs, etc.).
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alcalines. Les solutions alcalines sont jaunes, ks solutions acides tluorescentes.
Contrairement à l'opinion italo-aliemande qî localise dans l'intestin l'origine de l*urobiliie, Hayem soutient que ce pigment est un produit direct de la sécrétion des cellules hépatiques altérées; dès qu'il le rencontre dans l'urine, il affirme la lésion à foie. Cette lésion n'est pas nécessairement grave. Elle peut être légère; elle succède à des troubles passagers; elle survit, dans l'ictère par rétentioD,i la levée de l'obstacle.
Les désordres de la fonction glycogéniquê se traduisent par la glycosurie apparaissant pendant ladigestion et par la diminution de Ténergie musculaire. L'épreuve de la glycosurie alimentaire (Colral, Couturier, Lépinu, etc.) permet de les mettre en évidence.
Ldi fonction uréogèniqiie étant compromise Turée diminue dans l'urine ; à Thypoazoturie s'ajoute Toligurie, puisque l'organisme est privé du diurétique physiologique, l'urée.
Les troubles de hi fonction d'arrêt des poisons se révèlent par l'exaltation de la toxicité urînaire. En outre, le rein, ayant subi l'injure des poisons qui ont échappée la destruction in trahépatique, s'altère à son tour : rinsuffisance rénale s'ajoute à l'insuffisance du foie. On trouve dans l'urine l'indican, l'albumine, laleucine, la tyrosine, laxanthine.
C'est l'ensemble de ces désordres qui caractérise
l'iNSUFFISANCE UÉPATIQUE.
L'insuffisance hépatique est souvent passagère: la chose se produit au cours des maladies infectieuses (pneumonie, fièvre typhoïde, choléra, etc.), au cours des intoxications par le )^\vo%i^\ior^^ le