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LES ANTISEPTIQUES INTESTINAUX

tiques à son affinité pour les substances albuminoïdes, affinité favorisée par Tacide chlorhydrique et les chlorures alcalins.

En dépit des conclusions de Biernacki et de Steiff, d*après lesquelles le médicament ne ferait pas disparaître les acides sulfo-conjugués de Turine, je continue à penser qu'il constitue un bon microbicide, au moins dans la cavité intestinale. Seulement il faut le manier avec prudence. Dujardin-Beaumetz, redoutant les phénomènes d'hydrargyrisme, s'oppose au fractionnement et ordonne des doses massives.

A mon avis, on peut être plus hardi, et, en surveillant la bouche, prescrire des doses fractionnées. Tout dépend, d'ailleurs, de la tolérance des malades et du degré de Tintoxication existante.

Plusieurs procédés sont en présence : on peut faireprendre toutes Ies2heures5 oulOcentigrammes de calomel pendant 12 heures; ou donner 10 centigrammes en 24 heures; ou encore, comme cela m'arrive souvent, prescrire une dose unique de 10 centigrammes 4 ou 5 jours de suite.

Le sublimé peut être associé au calomel. Dujardin- Beaumetz prescrivait des pilules contenant 0,02 centigrammes du premier et 0,10 centigrammes du second.

Le sulfure noir de mercure a été prescrit par Serres et Becquerel.

Parmi les saUcylates insolubles dans Veau vulgairement employés, le seul qui possède, comme le calomel, l'action purgative est le salicylate de magnésie qu'on prescrit à la dose de 3 ou 4 grammes dans la journée.

Le salicylate dé bismuth se dédouble dans l'intestin.

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ainsi que Vulpian ] 'a démontré, en oxyde debismnlk et acide salicylique; la dose quotidienne variende 2 à 10 grammes.

Le bét(d ou salicylate de naphtol se décomposée! naphtol et acide salicylique. Hayem lui reproche de nuire aux fonctions gastriques en diaiinnani dans ' Testomac l'acide chlorhydriqae libre ou combiné.

L'eiicalf/ptol^ mélange d'acide salicylique, d'aô^ phénique et d'eucalyptus, a une saveur brûlante:! est généralement mal toléré.

Le salol ou salicylate de phénol est ici Tantiseptique intestinal de choix (ChaufTard, Dujardin-Beanmetzj. 11 ne se dédouble que sous Tinfluence du soc pancréatique et, par conséquent, dans le miliei duodénal. Il est bien toléré, même à haute dose. Ob peut porter la dose quotidienne à G grammes, plusieurs jours de suite, sans dommage.

2*^ Détruire les poisom dans VappareU hépatique.

Le foie n*a pas seulement la faculté d'arrêter certains poisons; il peut les transformer et les détruire. J'examinerai plus loin (Médication stimulante) s'il est possible d'exalter, au proOt de noire thérapeutique, l'action antiseptique du foie. D'ailleurs, les poisons qui pénètrent non pas par ieSYoies lymphatique ou sanguine, mais par la voie biliaire, échappent pendant longtemps à la cellule hépatique.

Certains antidotes sont susceptibles d'agir dans le parenchyme lui-même, la térébenthine, par exemple, usitée contre l'intoxication phosphorée.

Parmi les corps dont j'ai signalé le passage dans la bile, il ne serait pas difficile d'en trouver un certain nombre pour antiseptiser le parenchyme et les

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tîls de se dégager à la surface des vésicules pulmonaires ; il faut stimuler la diaphorèse etlo. diurèse. Si les diaphorétiques jouent un rôle modeste dans le traitement des maladies du foie, les diurétiques ont, au contraire, une importance considérable. Parmi eux le lait occupera la première place. On aura recours, suivant les cas, aux sels de nitre, à la digitale, à la caféine, aucalomel dont Taction diurétique est prouvée, à l'extrait de foie qui augmente la quantité d'urine émise et la proportion d'urée et d'acide phosphorique. Les bains sont indiqués au même point de vue, spécialement dans les maladies fébriles.

L'élimination des substances nocives par la voie biliaire sera favorisée par les cholagogues, que j'ai étudiés précédemment. Une s'agit pas de provoquer seulement la sécrétion; il faut songer à Y excrétion^ et c'est ici que les purgatifs trouvent leur indication. Le calomel, s'il n'est pas un cholagogue sécréleur,est, d'après la plupart des médecins, un cholagogue excréteur.

Le massage est-il susceptible de favoriser l'excrétion biliaire? Berne recommande à l'opérateur de se placer à droite du malade, lequel est assis ou demiassis, et de viser avec l'extrémité des doigts la face inférieure du foie, en dirigeant les pressions progressives de bas en haut. Les mouvements rotaloires des extrémités digitales sont fort bien tolérés; on peut y joindre les mouvements vibratoires. En massant toute la région de la vésicule, Berne se flatte non seulement de vider ce réservoir, mais de guérir la constipation rebelle.

Les évacuants gastriques et intestinaux doivent être administrés, autant que possible, avant que le foie n'ait subi les injures des produits résorbés. 11 eBt

MÉDICATION ANTIPnLOGISTIOUE 99

permis bien souvent de réaliser, grâce aux émétocathartiques, la. prophylaxie des maladies du foie et des voies biliaires. L'embarras gastro-intestinal doit être combattu, dès qu'il se manifeste, par les vomitifs (ipéca, tartre stibiéj et les purgatifs.

G. Médioation antiphlogis tique. — Cette médication vise la fluxion, l'état congestif, la pléthore, le catarrhe. .

Quelques remèdes externes influencent le foie par action réflexe (révulsifs, topiques émollients, sinapismes, vésicatoires). La réplétion du système vasculaire peut être combattue mécaniquement par les saignées locales (ponctions du parenchyme) ou les saignées à distance (ventouses scarifiées, sangsues à l'anus, phlébolomie).

Pour décongestionner le système porte, le meilleur procédé est d'administrer les purgatifs. Il ne faut pas redouter les drastiques, qui, d'après quelques médecins, provoqueraient secondairement de l'irritation intestinale; mais on les administrera avec prudence. A côté d'eux, l'huile de ricin et les purgatifs salins sont vulgairement employés. C'est pour atténuer le catarrhe des voies biliaires en même temps que le catarrhe duodénal, et aussi pour stimuler le péristaltisme qu'on préconise le calomel (Kôhler, Launder-Brunton). Les vomitifs agissent moins sûrement. L'action des diurétiques est lente.

Le catarrhe de l'appareil excréteur est avantageusement modifié par les mêmes méthodes. Mais il convient d'ajouter les alcalins qui dissolvent le mucus des voies biliaires, la térébenthine et la terpine dont on connaît l'action anticatarrhale et qui passent dans la bile. Quant au chlorate de potasse,

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qu*0D retrouve également dans la bile, on ne peil ^administrer à dose suffisante sans nuire aux reins; on le laissera donc de côté.

D. Médication tempérante. — Au premier rang des phùnomènes morbides qui demandent à être modérés ou tempérés, il faut placer la douleur. La médication analgésianle sera étudiée surtout à l'occasion de )a colique hépatique. Là aussi trouveront leurplaee les antispasmodiques.

A Tai de des cataplasmes chauds et des bains chauds, en modère les spasmes des voies biliaires, de même qu'on calme lepéristaltisme intestinal. Le spasme de ^intestin, qui cause souvent la constipation, peal céder sous l'intluenco des douches chaudes, d'abord locales, puis fijénérales.

L'exaltation de certaines fonctions du foie réclame aussi uncî action modératrice : la fonction bili* génique dans les ictères polycholiques et pléiochromiques, la fonction glycogénique dans le diabète sucré.

Pour obtenir la modération de la sécrétion biliaire, il faut stimuler la diaphorèse et la diurèse. Les remèdes qui augmentent l'urine privent la bile d'une partie de son élément liquide.

Lorsque la rétention de la bile paraît due à un obstacle insurmontable, il convient d'entraver la biligénie pour atténuer les inconvénients de la résorption biliaire (atropine, iodure de potassium, etc.).

La fièvre est combattue à l'aide de procédés multiples. La médication antipyrétique se confond en grande partie avec la médication antitoxique où j'ai placé le salicylate de soude et la quinine. ËUe a

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