CHAPITRE IV
Médications.
Énumérer les notions étiologiques et pathogéniques, énumérer les symptômes, c'est fournir du même coup les indications thérapeutiques-.
De là dérivent les médications à instituer.
Sans négliger la question de terrain et les prédispositions individuelles, on peut établir des règles générales.
J'envisagerai cinq médications distinctes.
A. Médication antitoxique. — La médication qui détruit les poisons, les microbes, les toxines, les principes nuisibles do tout ordre, mérite le nom de médication spécifique.
Possédons-nous une pareille médication?
S'il s'agissait d'anéantir les poisons invitro^ le problème serait simple. Dans l'organisme vivant, il est plus difficile à résoudre.
Je n'énumérerai pas tous les antidotes connus, je ne discuterai pas l'atténuation des virus, le traitement des maladies infectieuses en général, la sérothérapie.
Au point de vue de la pathologie hépatique, il n'existe que deux maladies infectieuses contre lesquelles nous puissions nous flatter de diriger une
94 MÉDICATION ANTITOXIQL'E
la solulion naphloléo, telle que la prescrivait Duia^ cIin-Brauint*lz :
1*-"' l litre
Na|.lit«.l a 23 centiçr.
l/iiTigatcur ordinaire ne suffît pas; on doit fairt usaf;(^ soit de rirri^aleur contenant un litre, soilde rciitéroclysour. on adaptant une longue canule.
J(i n(» ]>arl(' pas du diaclysme ou lavage totalde l'intestin qui (»st une méthode d*exceplion.
Parmi les mèdiramenfs antiseptiques, les uns traversent les voies di^estives sans atteindre le foie, les autres passent dans le foie.
C'est à ces derniers qu'il faut donner la préférence. Je laisse donc de coté les composés insolubles de Tacide benzoïque (cet acide ne se retrouvant pas dans la bile^, et aussi le naphtol 3, le charbon l'acide lacîlique, l'acide chlorhydrique.
Le ra/omel mérite la première place. C'est lui qu'on a considéré comme le purgatif antiseptique par excellence. 11 a acquis une telle réputation, il a joué un tel rôle dans le traitement de toutes les maladies bilieuses que les physiologistes ont tenté vainemeat de détruire son prestige, même en démontrant que les résultats de leurs expériences réitérées n'étaient pas en accord avec les données de la clinique.
On admet généralement qu'il donne naissance, dans le tube digestif, aune certaine quantité de sulfure de mercure et à une quantité plus faible de sublimé.
Il contrarie, dit Wassilieff, les fermentations organiques, car l'urine des sujets qui en font usage ne contient plus ni indol, ni skatol.
Ottolenghi attribue ses effets toxiques et ibérapeu-