CONGESTION PASSIVE DU FOIE
lant la bouche, lorsque la digitale et les diurétiques habituels auront épuisé leur énergie.
J'ajoute aux médicaments internes les ventouses sèches, les ventouses scariGées à la région hépatique, la saignée au pli du coude en cas d*asystolle menaçante. Les vésicatoires pourraient susciter des néphrites.
Le massage de Tabdomen augmente rurination et atténue les œdèmes ; pratiqué avec prudence à la région de Thypochondre droit, il décongestionnera probablement le foie tuméfié.
Même chose à dire des douches chaudes.
Les eaux alcalines dont jai parlé précédemment sont utiles, mais on les donnera à domicile. Les cures thermales exposeraient à des accidents. Les cures de raisin sont permises.
Quand le traitement réussit, le volume du foie diminue; la tuméfaction persistera, au contraire, sans variations lorsque la cirrhose sera constituée.
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pas servi une seule fois de la lancette; pour mettre les malades à Tabri de la suppuration hépatique, le meilleur moyen était, d*après lui, de renoncer aux émissions sanguines répétées.
Personne ne voudrait plus aujourd'hui suivre les errements de Técole de Broussais, personne ne serait disposé à saigner à blanc les hépatiques; mais personne n*hésitera à attaquer Tinflammation du foie par les ventouses scariflées ou les sangsues.
Cela fait, il s'agira de calmer la douleur à l'aide des cataplasmes, des applications anodines et émoilientes.
On donnera ensuite l'ipéca en lavage, ou l'ipéca additionné d'une petite quantité d'opium, ou encore l'émétique en lavage.
Quelques médecins préconisent le tartre stibié à doses rasoriennes (un gramme) à titre de contrestimulant, surtout lorsqu'il n'y a pas de dysenterie à l'origine des hépatites.
Cutliffe prescrivait, aux Indes, 10 centigrammes de tartre stibié avec deux drachmes (8 grammes) de nitrate de potasse, en huit paquets ; donner toutes les 30 minutes un paquet jusqu'à cessation des douleurs hépatiques.
L'ipéca sera administré comme dans la congestion hépatique. Il en sera de même du chlorhydrate d'ammoniaque.
On recommandera en outre les boissons acidulées, la limonade citrique, l'acide chlorhydrique dilué (2 à 4 gr. par litre d'eau).
Ces boissons seront défendues si Ton a recours au calomel, car les acides transformeraient le calomel en sublimé.
Le calomel ne doit être employé qu'aprèfirTémé.-
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bains d*eau acidulée par l*acide nitrique ou l'acide chlorhydrique. La même eau, employée en lotions convient aux sujets atteints de mouvements fébriles erratiques, avec sécheresse et chaleur habituelle d( la peau.
Surveillez les malades au point de vue des compli cations : accès pernicieux intercurrents nécessitan Tusage de la quinine en lavements, en injection! sous-cutanées, etc.; colite dysentérique, à combattn par l'ipéca ; délire alcoolique, à traiter par l'alcoo et l'opium ; albuminurie et hématurie indiquant h régime lacté; pneumonie nécessitant la révulsioi sur le thorax, les inhalations d'oxygène, l'alcool.
Et surtout songez à la suppuration du foie.