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LA SYPHILIS HÉPATIQUE

tissus des doses considérables de ce remède sans provoquer raccumulation. On peut donc instituer, dans les stations mêmes, une cure hydrargyrique intensive.

Au premier rang des stations convenables il faut placer Bagnères-de-Luchon, où Ton trouve de nombreuses sources chaudes pour la balnéation et les douches ; l'eau sera aussi prise en boisson.

Les eaux de Barèges, sulfurées sodiques comme celles de Luchon, seront choisies de préférence lorsque la syphilis évoluera sur un terrain scrofuleux (1).

Cauterets (Pauze-Nouveau), favorable à la cure d'épreuve et à Télimination du mercure, doit être recommandé aux sujets menacés d'altérations laryngées et pulmonaires (la Raillère, Mahourat).

Je citerai encore, dans le groupe pyrénéen, les Eaux-Chaudes, le Vernet-les-Bains, Amélie-les- Bains.

Aix-la-Chapelle jouit en Allemagne d'une réputation méritée. Son eau offre, avec le sulfure de sodium, le chlorure de sodium. Les eaux de Saint-Gervais et d'Uriage, contenant les mêmes éléments, mais à dose beaucoup plus élevée, rendront service aux syphilitiques tertiaires. Les formes graves de la syphilis hépatique seront heureusement modifiées à Uriage.

Aix-les-Bains fournit des sulfates en quantib faible et de l'acide sulfhydrique; la cure d'Aix, util< aux syphilitiques, peut être combinée avantageuse ment à celle de Marlioz et de Challes, stations voi sines, qui donnent l'iode et le brome.

Ce n'est qu'à la fin de cette importante série qu :

(1) Hayem. Leçons de thérapeutique^ 1894.

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