‹ Thérapeutique des maladies du foieChapitre 66 sur 103 · VARIÉTÉS CLINIQUES · texte numérisé non relu

VARIÉTÉS CLINIQUES

Chez les femmes enceintes^ le traitement de la colique hépatique est particulièrement délicat. C'est là surtout qu'il faut modérer les douleurs, les spasmes, les crampes gastriques, les vomissements, car Tinterruption brusque de la grossesse est à redouter. User de la morphine. Repousser le salicylate de soude, qu'on a accusé de provoquer Tavortement.

Il faut aussi protéger les malades contre TafTaiblissèment, la dénutrition, Tadynamie ; il faut, en conséquence, alimenter le plus tôt possible par voie buccale ou par voie rectale, relever les forces à Taide des inhalations d'oxygène, du Champagne, des toniques. On examinera Turine avec soin au point de vue de Talbumine (1).

Chez les enfants^ la lithiase biliaire est heureusement peu commune. Elle existe cependant. On se défiera des préparations opiacées et de la morphine. L'hydrate de chloral est indiqué de préférence aux autres médicaments. La belladone est permise.

Chez les vieillards^ les. coliques sont sourdes, les réactions douloureuses peu marquées en général: Manier avec modération les narcotiques et les antispasmodiques. Craindre Tadynamie cardiaque et le collapsus. Donner aussitôt que possible les toniques et les stimulants. L'hémorrhagie cérébrale est une des complications de la colique hépatique propres aux vieillards.

(1) L. Galliard. Colique hépatique et grossesse {Presse médicale, 24 février 1894).

Page 1