VINGT- SIXIÈME LEÇON
Antisepsie de l'appareil oculaire, des fosses nasales, de la bouche et du pharynx.
Contamination constante de la surface oculaire par les microbes de l'air. Microbes pathogènes : blennophthalmie, ophthalmie purulente des nouveaunés; conjonctivites, orgelet, chalazion, ulcères de la cornée. Substitution des antiseptiques aux antiphlogistiques dans le traitement des ophthalmies. — Antisepsie pré-opératoire dans la chirurgie oculaire.
Abondance des microbes dans les fosses nasales. — Traitement antiseptique de beaucoup de lésions nasales. Traitement de l'ozène par les grandes irrigations antiseptiques.
Causes pour lesquelles les microbes pullulent dans la bouche. Saprophytes et microbes pathogènes. Nature infectieuse de la périostite alvéolo-dentaire. — Contagion de la gingivite expulsive. Influence du terrain pour prédisposer à la contagion : diabète, ralentissement de la nutrition. Nature infectieuse delà carie dentaire; conditions chimiques qui préparent l'envahis-
TABLE DES MATIÈRES
sèment de la dent par les microbes. Influence de la carie dentaire sur la santé générale. Altérations dentaires et dyspepsie. Prophylaxie de la carie dentaire chez les enfants. — Nécessité de l'antisepsie de la bouche dans les maladies fébriles. — Parotidite infectieuse. — Amygdalites infectieuses. — Amygdales et phagocytisme. Antisepsie générale et intestinale contre certaines amygdalites. — Hypertrophie amygdalienne et microbisme latent. Antisepsie du pharynx dans la diphthérie : mercuriaux, iodiques, sulfites et sulfures, acide phénique et camphre, créosote, etc. La diphthérie, infection primitivement locale qui se généralise, réclame un traitement antiseptique local et précoce 249
VINGT-SEPTIÈME LEÇON Antisepsie de l'oreille; antisepsie des voies aériennes.
Antisepsie dans les maladies de l'oreille moyenne et du conduit auditif. Introduction de vapeurs antiseptiques ou injections antiseptiques dans la caisse du tympan. Antisepsie des cellules mastoïdiennes. Otorrhées chroniques. Avantages des antiseptiques pulvérulents.
Antisepsie du larynx : affections ulcéreuses, suppuratives, gangreneuses ou nécrosiques. Laryngo-tuberculose et laryngo-fyphus.
Antisepsie des bronches et du poumon. Vaporisations et pulvérisations : leur mode d'action, illusions qu'on se fait sur leur efficacité comme traitement local : mercure, créosote, acide phénique, acide fluorhydrique, mercureméthyle. — Possibilité de faire des injections antiseptiques directement dans la trachée et les bronches.
Injections interstitielles dans le parenchyme du poumon. Antisepsie locale dans la pneumonie fibrineuse et la tuberculose pulmonaire : Lépine, Truc, Gougenheim ; quelques expériences sur l'introduction d'antiseptiques insolubles dans les poumons des animaux.
Antisepsie indirecte des voies aériennes : ingestion stomacale des baumes, essences, sulfites et sulfures, etc. — Lavements gazeux antiseptiques (Bergeon). — Injections sous-cutanées d'antiseptiques : acide phénique, créosote, eucalyptol 258
VINGT-HUITIÈME LEÇON Antisepsie du tube digestif.
Abondance des microbes dans le tube digestif : causes qui favorisent leur développement. — Obstacle apporté par l'acide chlorhydrique du suc gastrique aux fermentations microbiennes dans l'estomac. Rôle faiblement antiseptique de la bile dans l'intestin. — Microbes parasites. Microbes auxiliaires de la digestion, utiles, mais non indispensables. — Substances chimiques fabriquées par les microbes dans le tube digestif. Toxicité des matières fécales. Origines de cette toxicité.
Défense de l'organisme contre l'auto-intoxication d'origine intestinale dont il est sans cesse menacé. — Élimination des poisons intestinaux par les urines. — Protection exercée par le foie. Expériences de Schiff, Heeger et G. Roger. — Oxydations dans le sang et combustions interstitielles. — Signes de l'auto-intoxication par fermentations putrides excessives dans l'estomac ou l'intestin 269
TABLE DES MATIÈRES
VINGT-NEUVIÈME LEÇON Antisepsie intestinale.
Complexité des causes d'auto-intoxication. Rôle de l'insuffisance hépatique et de l'insuffisance rénale. — Analyse des causes de l'indigestion; analogie symptomatique de cet état morbide avec l'empoisonnement par les viandes gâtées. Variabilité du tableau clinique. — Coma dyspeptique au cours de l'ulcère ou du cancer de l'estomac. Démonstration de la nature toxique de ces accidents. Part qui revient aux réflexes. Vertige.
Intoxication dans l'obstruction intestinale : utilité du lavage de l'estomac. Indication de faire l'antisepsie gastrique dans les ulcérations simples ou cancéreuses de l'estomac. — Antisepsie dans les maladies ulcéreuses de l'intestin grêle; — dans les opérations sur l'abdomen, la laparotomie; — dans les maladies du gros intestin. — Relations de la chlorose avec l'autointoxication intestinale. Antisepsie intestinale dans certaines opérations qui se pratiquent sur le rectum; — dans diverses affections d'organes voisins du tube digestif et capables de l'infecter secondairement.
Antisepsie intestinale dans les maladies du foie, des reins, dans les fièvres, dans l'asphyxie chronique 27P>
TRENTIÈME LEÇON Antisepsie intestinale (suite).
Utilité de l'antisepsie intestinale dans toutes les maladies où survient l'urémie; — dans la congestion hépatique causée par la dilatation de l'estomac; — dans l'albuminurie dyspeptique.
Antisepsie intestinale dans certaines maladies de la peau ; acné, furonculose. Comment on peut expliquer que l'antisepsie intestinale fasse cesser la furonculose. — Antisepsie intestinale dans certaines variétés de rhumatisme déformant; — dans les céphalées et les migraines des dyspeptique.
Comment peut-on réaliser l'antisepsie du tube digestif. Lavage de l'estomac, ses indications. Antisepsie locale faite dans l'estomac et dans le gros intestin.
Moyens de réaliser l'antisepsie sur toute la longueur du tube digestif. Utilité du charbon végétal qui désodorise les garde-robes, les décolore et amoindrit leur toxicité. — Principes qui doivent servir de base à l'antisepsie intestinale : nécessité d'antiseptiques insolubles, en poudre ténue, administrés à doses fractionnées et fréquemment répétées. — Médicaments que j'ai tour à tour essayés : salicylate de bismuth, iodoforme, naphtaline, naphtol p. Expériences comparatives sur la toxicité et le pouvoir antiseptique des naphtols a et p, de l'acide oxynaphtoïque a, de la naphtaline, du salol, de l'iodol, de l'iodoforme. — Raisons de la supériorité du naphtol sur la naphtaline 284