‹ Thérapeutique des maladies infectieuses [electronic resource]Chapitre 40 sur 180 · DE L'IMMUNITÉ NATURELLE · texte numérisé non relu

DE L'IMMUNITÉ NATURELLE

Réfutation de l'erreur suivant laquelle la thérapeutique des maladies infectieuses consiste seulement à tuer le microbe à l'aide d'un antiseptique. — C'est l'organisme qui se charge le plus souvent de tuer lui-même les microbes; nécessité d'analyser les procédés de la guérison spontanée pour savoir venir en aide à l'économie, si l'effort curateur vient à fléchir.

Outre les moyens de défense énuméré's déjà, le phagocytisme des cellules migratrices et des cellules fixes, le mouvement circulatoire et l'oxydation dans le sang, outre la concurrence vitale entre les cellules et les microbes, il faut compter l'immunité comme dernière condition défensive de l'organisme.— Qu'est-ce que l'immunité? — Maladies qui vaccinent contre ellesmêmes; maladies qui vaccinent contre d'autres maladies. — Variations de l'immunité suivant les races, suivant les individus, suivant l'âge, suivant l'état de la santé physique et morale.

Échelle des aptitudes morbides depuis l'immunité jusqu'à la prédisposition. Variations de l'immunité des peuples à travers les siècles : exemples empruntés à la pathologie historique. L'immunité graduellement croissante dans une espèce, c'est l'hérédité des immunités acquises par la succession des individus à la suite d'atteintes antérieures des maladies infectieuses.

Peut-être quelques-uns d'entre vous pensent-ils que j'ai perdu de vue l'objet de ce cours, la thérapeutique des maladies infectieuses. Je ne crois pas cependant m'être écarté de mon but.

J'ai dit en 1880 que l'avenir était à la thérapeutique pathogénique. Cette prévision est aujourd'hui réalisée ou en voie de se réaliser. Dans le traitement des maladies infectieuses on en vient enfin à compter avec le microbe. Ce qui semblait téméraire alors, ne l'est plus aujourd'hui. Les plus ardents peut-être sont les néophytes de la dernière heure, ceux

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