‹ Thérapeutique des maladies infectieuses [electronic resource]Chapitre 51 sur 180 · TREIZIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

TREIZIÈME LEÇON

(3 mai 1888.)

La vaccination est l'immunité acquise artificiellement. — Hypothèses relatives au mécanisme des vaccinations. Historique de la question. Communications successives de M. Pasteur à l'Académie des sciences depuis le 9 février 1880. Il combat d'abord la théorie de la vaccination par substances solubles.

Hypothèses de M. Chauveau et de M. Toussaint (juin et juillet 1880). Évolution de M. Pasteur (lettre à M. Duclaux, 188") à propos de la vaccination anti-rabique. — M. Gharrin donne la première preuve expérimentale de la vaccination par vaccin chimique à l'aide de la maladie pyocyanique (24 octobre 1881). — Expériences mal connues en France de MM. Salmon et Smith en septembre 1887. — Expériences de MM. Roux et Ghamberland à propos de^ la septicémie gangréneuse (décembre 1887). — Triomphe désormais incontestable de l'idée des vaccins chimiques.

Je suis amené naturellement à l'étude de la vaccination. La vaccination, c'est l'immunité acquise artificiellement. Tout ce que nous avons dit de l'immunité acquise est donc applicable à la vaccination.

Il semble, à voir tous les travaux qui tendent à éclairer le mécanisme de la vaccination, que toute la question se réduise à ces deux termes. Les microbes ont enlevé définitivement à l'organisme les matières sans lesquelles ils ne peuvent pas vivre; ou bien les microbes ont accumulé dans l'organisme, où elles sont retenues définitivement, des matières qui empêchent ces mêmes microbes de vivre. Les uns acceptent la première hypothèse, les autres adoptent la seconde. Il y a aussi les éclectiques qui les considèrent toutes deux comme bonnes. La vérité n'est pourtant dans aucune des deux.

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