CHAPITRE III
Xi aitement du diabète pseudo-ai-thi itîque accidentel.
Comme celle forme de diabète dépend d'un état dyscrasique accidentel, moins profond en quelque sorte que l'arlhritisme constitutionnel, elle est généralement bénigne, alors surtout qu'on peut agir sur l'influence morbide causale. Ainsi, par exemple, le diabète du surmenage rétrocède dès que, grâce à une médication appropriée, on enraie celte autointoxication, tandis que celui de la ménopause peut durer des mois et même davantage, lorsque la période critique, sur laquelle il s'est greffé et sur laquelle on n'a guère de prise, se prolonge.
Il va de soi qu'il faut d'abord instituer une médication anticausale, lorsque cela est possible, médication qui variera selon les cas. Quant au traitement du syndrome diabétique lui-même, il est dicté par les allures très particulières de cette variété de diabète dont voici les caractères habituels : glycosurie peu accusée (de 20 à 40 grammes par jour), polyurie et azoturie relativement prononcées, soif vive, appétit médiocre, fonctions digestives languissantes, amaigrissement assez rapide, enfin, et surtout, tendance névropathique à note dépressive.
L'indication majeure est donc de combattre l'asthénie nerveuse et la déchéance des forces, sans trop