S DIABÈTE PSEUDO -ARTHRITIQUE
demander aux fonctions digestives; c'est dire que si la médication alcalino-arsenicale conserve ses droits il faut renoncer à l'opium et avant tout faire appel aux médicaments nervins et aux reconstituants
Mais comme nervins, le bromure de potassium en raison de son action dépressive, et l'antipyrine en pareil cas peu efïïcace, sont rarement à recommander; on ne peut guère recourir qu'à la valériane qui, comme les pratiques hydrothérapiques, réussit assez bien dans le diabète de la ménopause. On s'adressera également aux toniques, aux préparations de quinquina et de coca, au phosphure de zinc. Souvent aussi, les fonctions gastro-intestinales demandent à être stimulées par les amers, tels que la strychnine ou la quassine ou à être régularisées par des purgatifs doux comme la rhubarbe ou la crème de tartre associée à la magnésie. Enfin le repos intellectuel complet, une existence paisible, mais non désœuvrée, à l'abri de tous les soucis que ces malades sont enclins à exagérer, un changement d'air, des cures hydrominérales que nous indiquerons plus loin et le séjour en été dans les climats alpestres sont tout particulièrement indiqués.
Quant au régime alimentaire, il doit se rapprocher de celui que nous avons préconisé dans les formes arthritiques bénignes. Dans le diabète de la ménopause surtout, une extrême sévérité à cet égard est inopportune, d'abord parce qu'il ne faut pas demander à ces malades un trop grand effort de volonté et surtout parce qu'à cette période de la vie, si justement nommée critique, toute intervention thé rapeutique brusque est à redouter; car le diabète, toujours bénin quand il est surveillé de près, peut faire place, sous l'influence d'un trouble soudain de
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la nutrition, à d'autres manifestations morbides infiniment plus graves.
C'est dans cette variété que l'on pourrait faire rentrer certains diabètes, non encore classés, tels que le cUahete syphilitique proprement dit, celui qui se produit, bien moins souvent, il est vrai, que la glycosurie simple, au cours de la syphilis sans l'intermédiaire d'une lésion du myélencéphale. Dans ces cas, le succès de l'iodure de potassium, à doses assez élevées et combiné avec la diète alimentaire, est la pierre de touche de cette dyscrasie aiguë diabétogène d'origine syphilitique. Il est également bon, lorsqu'aucun traitement mercuriel n'a été institué depuis assez longtemps, de faire appel aux préparations hydrargyriques; ainsi les frictions mercurielles ont réussi dans un cas récemment publié par Decker.