‹ Thérapeutique du diabète sucréChapitre 52 sur 103 · DIABÈTE NERVEUX · texte numérisé non relu

DIABÈTE NERVEUX

en distinguent deux formes, l'une précoce, aiguë, qui se termine toujours par la guérison et que nous rapprocherions volontiers du diabète neurasthénique, l'autre, retardée, chronique, beaucoup plus grave. La première dépend sans doute d'un trouble fonctionnel, la seconde d'une lésion matérielle du myélencéphale.

D'ordinaire ce genre de diabète est atténué en ce qui concerne la glycosurie et surtout la polyphagie, tandis que la polyurie et la polydypsie y sont aussi accusées que dans les autres. Si le plus souvent il guérit avec la lésion dont il dépend, parfois il lui survit plus ou moins longtemps. Quant à sa marche, on peut dire avec Boutard « qu'il se soumet entièrement dans son évolution à la cause qui l'a créé et que, lorsque la mort arrive, elle résulte en général d'accidents qui lui sont étrangers, et qui sont sous la dépendance de cette même cause ». En d'autres termes, les complications y sont assez rares; le diabète ne joue guère que le rôle d'un facteur débilitant.

Aussi l'indication thérapeutique primordiale portet-elle sur la lésion nei'veuse diabétogène dont, bien plus que du diabète, dépend l'avenir du malade. Néanmoins il faut instituer le traitement habituel du syndrome diabétique, régime alimentaire, médication alcalino-opiacée ou alcalino-arsénicale. On peut y joindre le bromure de potassium en raison de son action sur le bulbe, qui peut être touché dans cette forme de diabète, et les préparations d'antipyrine ou de valériane, à titre de modificateurs de la polyurie qui souvent domine la scène et parfois même survit à la glycosurie. Chez les neurasthéniques, la valériane et les pratiques hydrothérapiques, l'électricité enfin comme médication suggestive, réussissent sur-

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