CHAPITRE IV
Traitement tlii diabète nerveux.
Si les lésions du système nerveux donnent plus souvent lieu à la glycosurie simple qu'au diabète sucré, il existe cependant dans la science un certain nombre de cas (Leudet, Leyden, Plagge, Goolden, Lasègue, Fischer, Lancereaux) où des altérations du myélencéphale ont amené la production d'un syndrome diabétique complet.
De même nous n'hésitons pas à admettre que l'état neurasthénique donne parfois naissance, en dehors de toute autre iuQuence morbide, à la glycosurie simple, et aussi au diabète sucré; car l'on peut retrouver, dans ces cas, tous les symptômes cardinaux de cette affection. Si cette variété de diabète passe souvent inaperçue, cela tient à. ce que sa symptomatologie généralement peu prononcée se confond en partie avec celle de la maladie primordiale. Ne sait-on pas d'ailleurs qu'en général chez les névropathes les affections dyscrasiques évoluent lentement, bénéficiant en quelque sorte de la torpeur des mutations nutritives qui est une des caractéristiques de cet état morbide? Nous avons d'ailleurs vu que ■ dans cette variété de diabète l'hypoazoturie est le
fait habituel.
Ici enfin doit prendre place le diaVete trawnatique, bien étudié par Brouardel etRicliardière; ces auteurs