‹ Thérapeutique du diabète sucréChapitre 62 sur 103 · MARIENBAD · texte numérisé non relu

MARIENBAD

Nous serions peut-êlre moins réservé — nous nliésitons pas à le reconnaître — au sujet des indications de Carlsbad, si nous n'avions surtout en vue la clientèle française, à tempérament beaiicoup plus nerveux, à tendances infiniment moins congestives que la clientèle germanique en général. La constitution, le genre de vie et d'alimentation de la race anglo-saxonne la rendent, plutôt que la race latine, tributaire des eaux de Carlsbad.

De fait, la grande majorité de nos diabétiques, en dehors des cas spéciaux que nous venons de mentionner, trouvent plus de bénéfice à recourir aux eaux de Vichy, beaucoup moins perturbatrices, employées d'ailleurs avec plus de ménagement que ne le sont d'ordinaire celles de Carlsbad; elles sont aussi efficaces contre le diabète en lui-même, tout en n'amenant jamais, ou seulement à un faible degré, cette asthénie qui a pu faire naître la légende de la cachexie alcaline.

Néanmoins Vichy, comme Carlsbad, est contre-indiqué chez les individus affaiblis soit par l'âge, soit par telle ou telle manifestation dyscrasique anémiante, soit enfin par un état neurasthénique très prononcé, et lorsqu'il existe une hypoazoturie assez accusée, qu'elle soit due à la dépression nerveuse ou liée à un processus de dénutrition.

Dansées cas il faut recourir à des eaux moins actives. Carlsbad trouve en quelque sorte son succédané dans la station voisine de llarienbad, à sources presque aussi nombreuses et plus variées comme composition chimique, qui convient particulièrement aux diabétiques gras, pléthoriques, suffisamment résistants encore, à condition que l'on n'y cherche pas, pour se conformer aux traditions

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