‹ Thérapeutique du diabète sucréChapitre 82 sur 103 · JG PETITS ACCIDENTS NERVEUX DU DIABÈTE · texte numérisé non relu

JG PETITS ACCIDENTS NERVEUX DU DIABÈTE

tiques, etc. Dans certains de ces cas cependant, le diabète doit être mis en cause au point de vue pathogénique ; mais il ne fait que réveiller, à l'instar de toutes les intoxications, la disposition névropathique qui existe si souvent chez les arthritiques. Son rôle est du même ordre en ce qui concerne les grandes névroses, l'épilepsie, l'hystérie, ou certains troubles mentaux qu'on observe assez fréquemment au cours du diabète.

Enfin — et ce sont les véritables complications nerveuses de cette maladie — l'hyperglycémie peut, par elle-même, en dehors de tout autre facteur morbide appréciable, donner lieu à divers phénomènes pathologiques dans cette sphère. Ici prennent place l'état neurasthénique, les troubles nerveux polymorphes, fugaces, qu'An. Chauffard a étudiés sous le nom àQ petits accidents nerveux du diabète sucré, tels que paralysies passagères, céphalées, et surtout des névralgies, par exemple la sciatique double signalée par Worms, sans parler des névralgies viscérales comme Vcmgor pectoris dont nous avons déjà fait mention. Leur origine diabétique est d'autant plus évidente qu'ils coexistent souvent avec une recrudescence des autres symptômes morbides du diabète, pour disparaître à mesure que ceux-ci s'atténuent.

Nous avons ici à nous occuper seulement des indications thérapeutiques que soulèvent ces deux dernières variétés de troubles nerveux, arthritiques ou diabétiques, sans méconnaître d'ailleurs que, souvent, dans cette intrication d'influences morbides il est dilTicile de déterminer si le diabète fait fonction de cause simplement prédisposante ou réellement t'ificiente. Seuls les antécédents du malade et la

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