‹ Thérapeutique du diabète sucréChapitre 83 sur 103 · TRAITEMENT DE LA NEURASTHÉNIE DIABÉTIQUE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DE LA NEURASTHÉNIE DIABÉTIQUE

marche de l'aÊfection peuvent édifier le médecin ii cet égard.

La solution de ce problème n'a, du reste, qu un intérêt secondaire : car c'est toujours la médication antidiabétique qui doit figurer au premier plan, d'autant que les médicaments nervins y sont en bon rang. Mais il faut l'adapter aux indications qui résultent de l'apparition de telles ou telles complications nerveuses. Ainsi dans le cas de névralgies, de douleurs rhumatoïdes, on administrera les alcalins sous forme de salicylate de soude, en même temps qu'on fera appel aux sels de quinine, à l'antipyrine, à la phénacétine ; ainsi chez les diabétiques atteints de vertiges ou d'insomnie on recourra de préférence aux bromures. Par contre, lorsque la dépression psychique est très accusée, les opiacés sont plutôt nuisibles, tandis que la valériane et les toniques de tout genre rendent de réels services. Sous l'influence du traitement antidiabétique, modifié de la sorte suivant chaque cas particulier, on voit d'ordinaire disparaître ces accidents nerveux, à mesure que le diabète s'atténue; parfois il faut y ajouter divers moyens adjuvants, comme l'hydrothérapie, les lotions froides, le massage ou les courants continus, mais en évitant autant que possible les médicaments violents tels que la vératrine, l'aconitine, toujours dangereux dans les dyscrasies graves.

De toutes ces complications, la neuraàthénie, à lype cérébral surtout, est la plus redoutable. De son chef, l'appétit est enrayé, les fonctions digestives perturbées, le moral du malade gravement atteint, et même, en ralentissant les fonctions organiques, elle peut donner un essor nouveau à la glycosurie. Aussi faut-il la combattre par tous les moyens hygiéniques

NEURASTEÉNIE DIABÉTIQUE

OU médicamenteux que nous avons indiqués à propos de la forme nerveuse du diabète : la valériane, le sulfate de quinine, les toniques, l'hydrothérapie', enfin et surtout les cures de montagne et le traitement hydrominéral à Royat, à Évian, àNéris, Gastein,etc. Mais autant cette médication se montre efficace dans le diabète d'origine purement névropathique, autant son action est aléatoire lorsque cet élément se greffe sur une autre variété de la maladie. Entre tous les diabétiques, les neurasthéniques sont ceux qu'il est le moins facile de traiter avec suite et méthode, ceux qui exigent du médecin le plus de tact et d'ingéniosité dans sa ligne de conduite. Car ici l'hygiène morale fait autant et plus que l'intervention "thérapeutique sous tous ses modes.

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