Simon
II. — Injections sous-préputiales avec une solution à 1 ou 2/100 de nitrate d'argent.
FoURNIER.
RÉGIME DE BOUCOARDAT
PRINCIPAUX RÉGIMES ANTIDIABÉTIQUES rtégîme de BoiicUardat.
Préceptes généraux. — La première règle qu'on doil observer, c'est la suppression aussi radicale que possible des aliments féculents et sucrés, tant qu'ils ne sontpas complètement utilisés. Cette suppression, avec un exercice de chaque jour en rapport avec les forces, constitue la base du traitement.
Manger modérément et lentement, bien diviser, bien mâcher tous les aliments. Tant que la quantité des urines rendue en vingt-quatre heures sera supérieure à deux litres, boire le moins possible et prendre peu d'aliments liquides, tels que bouillons, soupes, etc. Pour faire des potages gras ou maigres, il faut employer la farine de gluten ou la semoule de gluten de Cormier. Combattre le sentiment de la soif en mâchant des olives, des graines de cacao torréfiées ou du café torréfié. Éviter le repos et le sommeil après le r^pas; pour cela, une bonne promenade en sortant de table est très utile. Ne se coucher que quatre à cinq heures après le dernier repas. S'abstenir de tabac, ou fumer le moins possible.
Aliments détendus. — Yoici la liste des aliments féculents ou sucrés les plus usuels, qui doivent être proscrits tant que les urines contiennent du sucre :' pain, pâtisserie, riz, maïs et autres graines farineuses; les pommes de terre, les féculer^ de pommes de terre, d'arrow-root, de sagou, de tapioca et autres fécules alimentaires, les pâtes farineuses, telles que semoule, macaroni, vermicelle, etc.; les haricots, pois, lentilles, fèves; les marrons et les châtaignes;
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les radis, les carottes, les navets et autres racines féculentes ou sucrées; tous les fruits et particulièrement les fruits sucrés, tels que les figues, les raisins frais ou secs, les prunes et les pruneaux, les pommes, les poires, les ananas, les melons, etc.; le sucre, le miel, les confitures, le lait, la bière, le cidre, les limonades et les boissons acides, surtout lorsqu'elles sont sucrées.
Dans les sauces, la farine et la chapelure doivent être remplacées par la farine de gluten; on ne doit pas y faire intervenir le caramel, les oignons, les navets, les raves.
Aliments iicrinis. — Les aliments qui peuvent être permis sont très nombreux; nous allons en faire une énumération aussi complète que possible.
Il ne faut pas adopter une nourriture exclusivement animale ; il est de beaucoup préférable de choisir une alimentation mixte. Les aliments azotés doivent être pris en quantité modérée.
Tant que les urines contiendront du sucre, remplacer le pain ordinaire par le pain de gluten léguminé de Cormier, ou par les biscuits de gluten torréfiés ou par les gâteaux au gluten de la môme fabrique.
Les viandes de toute nature, aussi bien les viandes blanches que les viandes noires, peuvent être conseillées; celles d'animaux adnltessontpréférablos: le gibier convient très bien, ainsi que les quartiers de porc, surtout ceux qui sont gras. Parmi les différentes parties des animaux, on doit éviter les foies et les morceaux gélatineux. La cervelle, les rognons, la fagouc, les boudins, de même que les viandes fumées ou salées, telles que jambon fumé, bœuf de Strasbourg, mortadelle d'Italie, saucissons de Lyon, cou-
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viennent; tous les assaisonnemenls qui sLimulenl l'appétit, tels que moutarde, sel, poivre, raifort, conviennent; on peut même essayer le radis noir, quoiqu'il contienne de la fécule; pour les fritures ou les sauces, il faut employer le gluten; pour les croûtes rôties, du pain de gluten.
Tous les poissons d'eau douce comme les poissons de mer, frais, salés ou fumés, offrent une ressource variée et très précieuse. Les autres animaux alimentaires, tels que huîtres, moules, écrevisses, langoustes, homards, crevettes, escargots, grenouilles, etc., peuvent être permis.
Les œufs, sous toutes les formes si variées qu'a imaginées l'art culinaire, sont d'une grande utilité.
Si le lait est défavorable, la crème fraîche et de bonne qualité convient : il en estdemême du beurre, dont nous recommandons spécialement l'usage journalier. Les fromages de toutes sortes, frais, salés, fermentes, etc., offrent une précieuse ressource alimentaire.
Les légumes qui peuvent être permis sont assez nombreux. On doit observer seulement que les corps gras (huile, beurre, graisse, lard) doivent entrer en quantité plus élevée que de coutume dans leur préparation, et quoi qu'il en soit, comme certains légumes, tels que les choux, contiennent encore de la fécule ou du sucre, ils doivent être pris en quantité modérée et leur influence dans l'alimentation devra être appréciée par l'essai des urines rendues deux ou quatre heures a|)rès leur usage. Tous les légumes doivent être blancliis à grande eau bouillante et bien égouttés. Voici la lisle des principaux légumes qui peuvent être permis :
Épinards, chicorée, laitue, artichauts, choux,
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choux-fleurs, choux de Bruxelles, choucroute, haricots verLs, asperges, salsifis, cardons, céleri, champignons, truffes. Les jaunes d'œufs et la crème doivent remplacer la farine dans les sauces.
Il convient de manger chaque jour des salades de feuilles et particulièrement les suivantes : laitue, romaine, escarole, chicorée, barbe de capucin, pissenlit, mâche, scorsonère, cresson. On peut essayer l'usage du céleri, mais on doit apprécier son influence sur la composition de l'urine. Peu de vinaigre et beaucoup d'huile ou de crème dans les salades.
Pour le dessert, outre les fromages, les olives, les amandes, les noix, les noisettes fraîches ou sèches, les pistaches peuvent être permises.
On peut accorder du chocolat au gluten ou à la glycérine sans sucre ni farine, qui peut être préparé à l'eau et à la crème.
L'usage des bons vins rouges vieux, des fins cépages de la Bourgogne ou du Bordelais, est favorable; une bouteille au plus dans les vingt-quatre heures, voilàlaquanli té qui convient pour un homme, une demi-bouteille pour une femme.
Le vin de Champagne mousseux et tous les autres vins sucrés et mousseux, ou seulement sucrés, ne doivent pas être permis; il en est de même des eaux gazeuses comme de l'eau de Seltz. On doit couper le vin soit avec de l'eau pure, soit avec une infusion de dix grammes de quinquina loxa concassé pour un litre d'eau, soit avec de l'eau dans laquelle on aura fait dissoudre par litre une ou deux cuillerées à café de sel de Seiguette, soit avec de l'eau de Vais Saint- Jean. Augmenter la quantité des boissons aqueuses (juand les urines déposent de l'acide urique.
Le café et le thé sans sucre conviennent générale-
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ment; cependant il est bon d'en apprécier l'influence en examinant les urines après leur usage. Il faut préférer le thé Pékao à pointes blanches, associé au the de fleurs d'oranger. On peut ajouter au thé ou au café un peu de crème ou de rhum, d'eau-de-vie, de kirsch, mais on doit limiter V usage des alcooliques, aussitôt qu'ils déterminent de l'excitation encéphalique. On fera mieux de s'abstenir de liqueurs fortes ou d'en user avec une grande modération.
Aliments par lesquels il faudra commencer de revenir à la vie-commune quand les urines ne contiendront plus de sucre, mais en ayant soin d'essayer les urines après leur usage, afin d'être certain que les sucres ou les fécules sont utilisés. — Échaudés, pain de son, pain ordinaire mais toujours en quantité modérée, préférer la croûte ou le pain légèrement torréfié au four, pommes de terre frites, semoule de gluten ordinaire. Essayer du pain dans la préparation duquel on remplacera le sel ordinaire par du sel de Seignette. On peut souvent mélanger le sel de Seignette avec le quart de son poids de phosphate de soude, et un peu de sel marin. Ce pain est préférable quand il est légèrement torréfié. 11 faut toujours en manger peu.
On peut accorder les fruits suivants : fraises, pêches, ananas, frambroises, groseilles, cerises, mais toujours sans sucre.
On peut essayer les pommes et les poires, mais toujours en quantité modérée, crues et sans sucre. On peut boire de la bière de garde, mais vieille, non gazeuse, j)ure ou étendue d'eau.
Toutes les fois qu'on use des aliments à l'aide desquels il faut commencer de revenir ii la vie commune, il est important d'essayer fréquemment les urines afin de reprendre immédiatement le ré-
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g'ime sévère aussitôt que le sucre reparaît dans les urines.
It.ég;ime de Cantani.
Alimcuts. — Toutes les viandes (chair el viscères sauf le foie), les ^oisso;is, les rrMstocés (homard, écrevisses, crevettes).
Tous ces aliments peuvent être pris bouillis, rôtis, grillés ou frits à l'huile d'olive ou à la graisse; ils seront salés modérément. Dans leur assaisonnement ne doit entrer ni sucre, ni farine, ni fécule d'aucune sorte, ni vin, ni beurre, ni vinaigre, ni jus de citron, ni légumes. Le vinaigre sera remplacé par l'acide acétique étendu et le jus de citron par l'acide citrique étendu.
Le malade devra prendre par jour 600 grammes environ de viande pesée cuite, et davantage si la balance montre qu'il continue à dépérir.
Dans le cas où la dénutrition est très prononcée et chez les gens très maigres, on donnera de 60 à 200 grammes par jour de graisse pancréatisée. Pour la préparer on coupe en petits fragments le pancréas frais d'un bœuf ou d'un veau, on y mêle une certaine quantité de saindoux, qu'on laisse pendant trois heures au moins soumis à cette sorte de digestion artihcielle, puis on fait frire légèrement le tout.
Boissons. — Eau pure ou eau de Seltz artiricielle, auxquelles on peut ajouter de 10 ii 30 grammes par jour d'alcool rectifié, ou que l'on aromatisera avec les eaux distillées de fenouil, de mélisse, de menthe. ,de fleur d'oranger, etc.
médication laciîque. — (Voir ci-dcssus dans le formulaire).
Si ce régime ne réussit pas à faire disparaître la
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un
glycosurie, il faut, après un mois, imposer jeûne de yingt-quatre heures, pendant lequtil le malade ne prendra aucun aliment solide, mais seulement de l'eau et du bouillon gras. Après quoi on reprendra le régime ci-dessus, réduit de moitié en quantité; peu à peu on augmente pour revenir à la quantité normale. Mais si la glycosurie reparaît, nouveau jour de jeûne, puis régime réduit de moitié, qui ne sera augmenté que si la balance montre que le malade perd de son poids.
Dans les cas très récents ou peu graves on peut permettre les œufs, le foie des animaux, l'huile de foie de morue (de 60 à 200 grammes par jour) et les mollusques : huîtres, coquillages, escargots, etc., un peu de vin rouge vieux de Bordeaux, un peu de café ou de thé sans sucre.
Exercice au grand air, gymnastique, travail musculaire. Ce régime devra être continué sans la moindre infraction pendant deux mois au moins dans les cas les plus légers et les plus récents, pendant trois, six et même neuf mois dans les cas graves. Le retour aux aliments amylacés ou sucrés doit être gradué, suivant les indications ci-après :
Au diabétique qui a suivi le régime ci-dessus, et qui depuis deux mois au moins n'a plus de sucre dans les urines, on pourra donner des épinards, de la chicorée, des salades, du cresson, de l'escarole, des olives.
Un peu plus tard , les légumes suivants : cardons, céleri, artichauts, scorsonères, poireaux, des truffes, des champignons.
Un mois après on permettra les-fromages fermentes, les vins rouges vieux. Après quinze autres jours, les amandes, les noix, les noisettes, les pistaches.
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Un mois ou deux plus lard : les sorbes, groseilles, fraises, pêches, pommes, oranges acides, puis les poires, prunes, raisins frais, les haricots verts, les petits pois, tomates, melons, citrouilles, les fromages frais, le beurre. En même temps les apprêts de tout genre sont permis, excepté les apprêts au sucre.
Enfin, on ajoutera peu à peu une petite quantité de féculents, pommes de terre, farines, pain, etc.. Pendant toute la durée de ce régime où régime mixte, prendre d'abord une quantité très minime des aliments permis, et rester à leur égard dans des limites très modérées.
Faire très fréquemment l'analyse des urines réunies des vingt-quatre heures, et apprendre au malade à se servir des réactifs faciles à employer : la potasse, le sous-nitrate de bismuth. Au moindre retour de la glycosurie, reprendre le régime carné dans toute sa sévérité.
Quant au sucre de canne, il doit être interdit indéfiniment.
Ffcég^ime de I*avy,
Viande de boucherie quelconque à l'exception du foie, du jambon, du lard, etc., la viande fumée, salée, séchée ou marinée, la volaille et le gibier.
Poissons de toutes sortes (salés ou marinés).
Soupes à la viande sans autres ingrédients, biftecks, consommés, œufs préparés de n'importe quelle manière.
Fromage, fromage à la crème.
Beurre, crème, lait (en petite quantité).
Légumes verts, épinards, cresson de fontaine, moutarde, laitue verte, céleri, radis en petite quan-