LIQUEUR GRANDE CHARTREUSE
Essence de mélisse citronnée.. 2 grammes.
Essence d’hysope. 10 —
Essence d’angélique. 10 —
Essence de menthe anglaise... 20 —
Essence de muscade. 2 —
Eeseuce de girofle. 2 —
Alcool plus ou moins rectifié... 2 litres.
Sucre. 700 grammes,
ou ne pas sucrer si on la préfère telle. Recette empruntée au Cosmos du 16 août 1809, essayée et eu avoir reconnu la valeur. Un
ET DE SOMNAMBULISME
petit verre à liqueur de ces liqueurs est suflisant, quoique fort souvent quelques gouttes versées sur un morceau de sucre ou dans un peu d’eau chaude sucrée produisent le même effet quand cesliqueursjen sont privées; mais généralement elles sont sucrées soit avec du sucre candi ou du sucre blanc.
"Vin (le quinquina.
Le vin de quinquina est calmant, apéritif et anti-fébrifuge. Déposer, infuser dans suffisamment d’eau-de-vie pour recouvrir à peine les substances suivantes pendant quarantehuit heures, puis les laisser et remplir le litre de vin de Malaga, ou autre de bonne qualité, laisser infuser à nouveau pendant huit jours.
Quinquina jaune (le bois divisé). 30 grammes. Amandes de cacao Caraue concassées. 30 —
Une forte pincée d’écorces sèches d’orange, en boire un verre à liqueur le matin à jeun, ou après le repas. Le matin est préférable.
Vin aromatique contre douleurs.
Mettre infuser dans du bon vin rouge pendant huit jours et plus, 10 grammes de chacune des plantes suivantes:
ROMARIN, SAUGE, LAVANDE, MENTHE POIVREE, AR¬ NICA camomille, millepertuis, l'employer en frictions et en compresses dans les rhumatismes et autres douleurs locales.
Vulnéraire en liqueur composé par nous.
Le vulnéraire est composé d’un assez grand nombre de plantes qui font espérer que toutes ensemble doivent présenter une force supérieure à une seule où à quelquesunes. Cela peut être, comme il pourrait arriver qu’elles se neutralisassent les unes les autres ; comme me l’a dit un jour ma lucide Adèle, qui prétendait que c’était la plus forte qui était la plus active. Si l’on acceptait cette proposition, aucun mélange en chimie ne devrait avoir lieu; c’est le contraire qui se présente, en enfantant un état mixte qui se trouve être le récipient dirons-nous, des constituants les matières traitées. Il peut y avoir du vrai dans ce que dit Adèle, pour certains mélanges où les substances les plus puissantes domineraient les plus faibles, comme les plantes sans arômes ou à arômes faibles sont dominées par un arôme puissant, il est naturel d’admettre que ce dernier l’emporte sur le premier, comme le musc l’emporte sur la fleur de mauve.
Admettons qu’un vulnéraire bien composé
puisse avoir plus de puissance que quelques plantes seulement. Mais admettons que c’est à la condition que toutes les plantes qui le composent seront absorbées en si faibles parties que ce soit. G est ce qui n’a pas lieu dans une infusion de vulnéraire conseillée comme étant un stimulant majeur, infusion qui n’est composée que d’une prise de ces plantes par verre d’eau. Que peut-il se trouver de plantes dans une prise! Deux ou trois? s’il ne s’en trouve pas qu’une seule? Ce n’est pas du vulnéraire dans l’acception du mot, que vous absorbez, mais une simple infusion tout au plus de trois plantes. Nous avons donc trouvé préférable de composer un vulnéraire par infusion dans l’alcool que de le faire dans l’eau ; en ce que prenant si faible quantité que ce soit de cette infusion nous sommes assurés d’absorber dans cette faible quantité une partie si minime qu’elle soit de chacune des plantes qui composent notre vulnéraire; nous conseillons donc de faire celui suivant dans les conditions que nous allons indiquer :
Mettre infuser pendant vingt jours dans un litre de bonne eau-de-vie :
Fleur de camomille, 5 grammes, chasse la
bile de l’estomac.
Arnica, 5 grammes, stimulant le sang.
Sauge, 5 grammes, calme les nerfs.
Romarin, 5 grammes, calme le cerveau.
Herbe à mille fleurs, 5grarnmes, contre hémorrhagie.
Thym, 5 grammes, fortifiant et anti-vermifuge. '
Mélisse, 5 grammes, calme, fortifie le cœur.
Thym citronelle, 5 grammes, rafraîchissant, stimulant.
Fenouil, 5 grammes, anti-venteux.
Feuilles de cassis, 5 grammes, fortifiant l’estomac.
Écorce de citron, 5 grammes, anti-vermifuge.
Fleur de noble-épine, 5 grammes, calme les nerfs, l’épilepsie, la danse de Saint-Gui.
Fleur de mélilot, 5 grammes, calmant le nerf optique.
Menthe poivrée, 5 grammes, anti-venteux et anti-spasmodique.
Fleur ou feuilles de chanvre, 5 grammes, calmant du cerveau.
Fleur de pas d’âue, 5 grammes, calmant le poumon.
Fleur de lavande, 5 grammes, contre maux de tête, migraine.
Hysope, 5 grammes contre l’asthme.
Fleur de millepertuis, 5 grammes, débouche les vaisseaux capillaires.
Feuilles et branches d’angélique, 5 grammes, stomachique et cordial.
Safran, 5 grammes, calmant, stimulant du sang et des menstrues.
Petite centaurée, 5 grammes, contre la fièvre du sang.
Grande consolide, 5 grammes, contre les palpitations du cœur, et les coups à l’intérieur. Rhue, 5 grammes, accélérant la circulation.
Après vingt jours, tirer au clair et en prendre deux cuillerées à café dans un verre d’eau chaude (sucrer), ou en prendre sur un morceau de sucre.
En frictionner les douleurs rhumatismales, entorses, fluxions do tête, etc. Toutes ces plantes, entrant dans l’estomac, s’y divisent comme le fait la nourriture et vont vers les localités de leurs affections; c’est toute une armée qui entre en campagne pour y prendre les positions qui lui sont assignées. L’on sait que le corps de l’homme est une continuelle combustion de toutes les substances absorbées par lui en vue de l’entretien de son existence. On sait également que ce ne sont pas ces substances qui se consument ainsi, mais qu’elles remplacent celles qui subissent cette loi. Par conséquent, comme ce sont toutes les parties formant notre corps qui se désunissent ainsi après avoir contribué un certain temps à le faire ce qu’il est, et que ces parties forment les systèmes osseux, nerveux, sanguin, bilieux, glaireux, lymphatique, pancréatique, ganglionnaire, etc., etc., systèmes qui, chacun à leur à-part peuvent être la
cause du mal qu’on ressent; il faut donc pour venir combattre ces désordres et rétablir l’harmonie, que des combattants leurs soient envoyés, combattants qui sont dans les plantes diverses précitées.
Si ces substances n’étaient ni pleines de vie, ni de savoir agir, autant vaudrait absorber de la poussière de la route, pour drogues, et du silex pour nourriture: ce serait le passage du sable dans l’horloge au sablier qui sert à marquer les heures. L’être, n’en recevant quoi que ce soit, n’en profiterait en aucun sens! Il n’en est pas ainsi, il n’y a pas d’inertie dans la nature, toutes ses divisions, tous ses travaux sont aussi pleins de vie qu’elle-même; chacune dépend de lois qui sont édictées pour elle, lois concordant entre elles, si différentes qu’elles paraissent être, au profit du tout. Ainsi donc, comptons sur l’action de chacune de ces substances, qui, en somme, nous donneront le résultat désiré.
Eau de goudron.
L’eau de goudron se fait en déposant un peu de goudron végétal, dit goudron de Norwège, dans un vase qu’on emplit d’eau, eau qu’on renouvelle au fur et mesure qu’on en prend, on la remue un peu avec une baguette, elle se boit à toute heure. On lui
accorde en nos temps beaucoup de vertus; elle est apéritive, antiseptique, anti-pestilentielle; assainissant l’intérieur du corps, cicatrisant les tubercules du poumon, etc.
Les capsules de goudron sont également bonnes.
Eau pliénique.
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L’eau pliénique a les mêmes vertus antipestilentielles, que l’eau de goudron; elle possède en plus celle d’apaiser les inflammations causées par les bubons et les plaies de toute nature. Elle a détrôné le chlore dans les hôpitaux et dans les lieux infectés par de mauvaises odeurs; elle se répand dans les appartements pour en assainir l’air ; elle se répand de même entre les matelas des lits des malades, elle s’applique en lotions pour bains de propreté, chez les femmes surtout qui ont le vagin très enflammé, chez les enfants, dont l’urine entame l’épiderme; elle s’emploie un peu en tous troubles de ce genre.
L’acide duquel elle est tirée, est une production de la houille et est un toxique violent; aussi n’en livre-t-on pas sans ordonnance de médecin. L’eaù phénique se livre plus facilement. Celle que nous conseillons est composée de 5 à 10 grammes sur un litre d’eau ordinaire. On porte à cet effet un litre plein d’eau chez le pharmacien et on le prie
de déposer dedans, 5 ou 10 grammes d’acide phénique cristallisable, ce à quoi il ne s’oppose pas, n’offrant ainsi aucun danger à être employée au dehors, et même intérieurement où elle a été administrée à la dose de 4 grammes sur 100 grammes d’eau, mais intérieurement. il est préférable qu’elle n’atteigne que cinq grammes sur mille d’eau; intérieurement elle assainit les organes, et ouvre l’appétit; ne pas en abuser, un verre à liqueur à 5 grammes sur 1ÜJ0 grammes d'eau, suffit par jour. Elle s’emploie dans les mêmes cas chez les animaux comme chez l'homme.
Elle est bonne à 2 grammes sur un litre d’eau, dans la toux, le catarrhe et l’athsme.
Kan bonne.
Celte c\u est souveraine dans les étoulïements causés par l’asthme et tout autre trouble du poumon, elle se prend le matin à jeun, et le soir, une heure avant le dernier repas. On en boit un verre coupée par un quart de verre de lait chaud ayant bouilli, ne pas sucrer. Elle donne une selle forcée à certains malades.
Emi tic Vicliy.
Il y a plusieurs sources de cette eau qui est très digestive et rafraîchissante, pour les voies urinaires principalement. Celle source
Madame est préférée par Adèle, mais comme cette eau se vend cher, on peut la faire au moyen de petits paquets de sel de Vichy préparés à cette intention. Mettre un paquet dans un litre d'eau, préférer ceux portant le timbre bleu à tout autre.
Ces paquets se vendent 10 centimes quand la bouteille en coûte 80. L’ouvrier ne pouvant en boire selon scs besoins, peut mieux les satisfaire en usant des paquets, elle s’emploie dans le vin des repas en le coupant par moitié.
Eim au bi-carbonate de soude.
Cette eau a les mêmes propriétés que celle de Vichy, et coûte moins cher. Elle convient surtout aux personnes qui ont les urines rares, sablonneuses, graveleuses; elle se boit dans le vin des repas en l’en coupant par moitié. Ce sel est très bon marché, et se livre àtout le monde; il suffit d’en mettre une cuillerée à caté dans un litre d’eau. Il dépose sur les parois des carafes, une poudre blanche, qui se dissout facilement avec un peu d’eau dont on se sert pour nettoyer les cuivres, ou d’eau de potasse. L’eau Rogat César, dans le vin des repas, est aussi bonne contre la pierre. Celle de Contrexéville, bue de la même manière ou pure, est bonne dans les affections du foie, et de la gravelle,
Eau ferrée.
Cette eau conseillée dans la pauvreté du sang, les pâles couleurs, les flueurs blanches, les estomacs débiliteux, est composée d’une poignée de clous forgés, déposés dans un litre d’eau. Ces clous s’y oxydent facilement, et c’est dans cet oxyde qu’est la vertu de cette eau ; on en coupe le vin des repas comme les précédentes.
Eau de boule d’acier de Nancy.
Cette eau est bonne dans les coups ou dans les chutes, où l’on suppose du sang extravasé à l’intérieur. On en boit un verre le matin à jeun, comme on fait du vulnéraire, pendant neuf jours, cette eau se fait en remuant dans le verre d’eau, la boule d’acier ( qu’on vend toute préparée à cet effet), jusqu’à ce que l’eau soit troublée par les parties qui s’en détachent. On retire la boule qui sert à nouveau, jusqu’à ce qu’elle soit entièrement dissoute.
Eau poncée.
Cette eau me fut enseignée par le lucide Ravet, elle se fait en laissant séjourner une pierre ponce dans de l’eau, on en boit le matin à jeun un verre, elle a presque les vertus de l’eau bonne précitée et convient aux astli-
matiques, aux poumons faibles, et aux estomacs glaireux. J’en ai vu de bons effets.
Eau zinguée ou galvanisée.
Cette eau se fait en déposant (comme nous l’avons déjà dit) un morceau de fer forgé dans un verre et un morceau de zinc de même volume, pesant chacun environ 10 grammes ; les attacher ensemble tous les deux avec un faible ffl de fer, assez long pour pouvoir gagner le bord du verre et être recourbé, pour qu’il entre assez profondément dans un autre verre posé près du premier. Emplir ces deux verres d’eau, mais mettre quelques gouttes de bon vinaigre dans le verre qui contient le fer et le zinc, laisser ainsi pendant vingt-quatre heures. Puis boire le matin à jeun, le verre d’eau dans laquelle a trempé seulement le bout du lil de fer. Cette eau, selon Ravet, est souveraine contre le défaut de circulation des liquides et des substances dans l’estomac. Elle est un stimulant duquel nous nous sommes bien trouvé nous-même. Son travail est très visible à l’œil nu dans le verre, on trempe simplement l’extrémité du ffl de fer, par de petits globes gazeux qui y sont parfois nombreux, le verre dans lequel sont disposé le fer et le zinc sert indéfiniment. Y ajouter seulement tous les cinq jours, quelques gouttes de vinaigre.
Eau d'Oréc.
Cette eau dont la recette est peu connue et très ancienne, nous a été communiquée et essayée par nous, avec succès ; elle s’emploie contre les douleurs rhumatismales, et contre les plaies, en frictions, et par compresses.
Mettre dans deux litres d’eau de rivière:
Un demi-verre de cognac.
60 grammes, couperose blanche.
15 — vitriol de Chypre en poudre.
3 — de camphre en poudre. Remuer
avant de s’en servir.
Nous terminons nos conseils sur la préparation et sur l’application des remèdes pensant avoir fait une chose utile à connaître pour tous ceux qui ignorent qu’une mauvaise préparation et application des remèdes en détruit tout l’effet salutaire qu’on en attend et peut même doubler le mal.
gin -
A. Cerveau. — B. Cervelet. — C. Artère carotide. — D. Œsophage. — E. Artère, aorte. — F. Veine cave. — G. Rate. H. Rognon.— I. Grosintestin.—J. Vaisseau spermatique.— K. Vessie. — L. Glande prostrate. — M. Testicule. — N. Verge. — O. Os pubis. — P. Coecum. — Q. Duodénum. — R. Intestin ffrêle. — S. Vésicule bilieuse. — T. Estomac.
— U. Foie, lobe droit. — V. Cœur. —X. Oreillette du cœur
— Y. Poumon droit. — Z. Plèvre.
A. A. Rognons. — B. Veine cave. — C. Artère, aorte.
— D. Vessie. — E. Gros intestins. — F. Utérus. — G. Col de l’utérus. — H. Vagin, grandes lèvres. — I. J. Conduits uretères. — K K. Grappes ovariques. Ovaires. — L. Matrice. — M. Museau de tanche, col de la matrice. — N. Trompes de faloppe. — O. Ligaments suspenseurs de la matrice. — P. Abdomen. Ombilic. Nombril. — Q. Os pubis.
— R. Mont de vénus. — S. Méat, canal urétaire. — V. V Capsules surénales. — X. Epine dorsale. Vertèbre. — Z. Surface intérieure de la cuisse