‹ Thérapeutique du magnétisme et du somnambulisme appropriée aux maladies les plus communesChapitre 2 sur 21 · MAGNÉTISME LE LA NATURE ET MAGNETISME ANIMAL · texte numérisé non relu

MAGNÉTISME LE LA NATURE ET MAGNETISME ANIMAL

Nous n’entreprendrons pas de donner une définition du mot magnétisme officiellement admis par les savants : nous leur laissons le droit de connaître la racine des mots, ce qui n’ajoute rien à la chose; mais nous dirons que le magnétisme officiel est une puissance de rapports sympathiques et antipathiques des corps célestes et de tous ceux de la nature entre eux, rapports se manifestant par des effets d’attraction et de répulsion enfantés ré-

ti

ciproquement par des émissions fluidiques, qui s’échangent de globe à globe et de corps à corps, pour entretenir leur forme, les distances qui les séparent, et les échanges occultes qui cautionuerit leur existence.

Ce magnétisme, ou cet agent vital de la création, enfante en plus des résistances et des dépendances qui s’étendent des globes a leur sphère et de celles-ci à toutes les fractions de l’univers.

Il se rend sensible à.notre observation, dans notre position astrale :

Par l’influence vivifiante des rayons solaires sur le règne végétal en premier lieu comme sur le- règne animal, qui ne pourrait exister sans leur secours.

2° Par l’état électrique dans lequel il fait entrer tous les corps, ce qui entretient leur mouvement particulier comme celui universel.

3» Il engendre et dissout les nues, enfante, agite et apaise les vents.

4° Il illumine les cieux et les obscurcit... il transporte les globes dans son vaste manteau bleu... il blanchit nos toits l’hiver et verdit nos'prés au printemps; il est l’influence de l’aimant sur la boussole; il est l’affinité des métaux entre eux, par des combinaisons chimico-galvaniques qui s’offrent à nos yeux sans que nous en connaissions la loi; il enfante l’électricité, la foudre et enfin tout ce qui se recherche et se fuit; s’harmonise et se trouble.

Magnétisme animal.

Ce magnétisme non reconnu officiellement îi’est pas d’une autre nature qiie le premier. Il est du domaine de notre règne et de notre espèce en particulier; il est produit conjointement par l’esprit et la matière; il est l’esprit, la force et l’agent invisible qui relient toutes les molécules des corps ; il est le lil conducteur qui fait porter le regard inquiet de l’homme des nébuleuses aux étoiles, de celles-ci aux planètes et de ces dernières dans notre vaste foyer solaire qui le force à se baisser avec respect et soumission.

C’est lui qui fait retrouver au chien fidèle le maître qu’il a perdu ; au pigeon le nid dont on l’a ravi ; à l’hirondelle des climats plus doux ; q’est lui qui attire et transporte à d’immenses distances le pollen d<s fleurs dont le calice l’appelle avec volupté; c’estlui qui fait hènnir le cheval à l’endroit où son frère a été abattu ; qui fait mugir le taureau au contact du boucher ; bêler le veau à la vue de l’abattoir, et le mouton à celle du couteau qui doit l’immoler;

L’homme comme tous les êtres de son règne possède sa part de cet agent de vie, d’amour et de science.

Mesmer, savant docteur allemand, fut le premier des scientifiques des temps, qui, je ne dirai pas, découvrit, mais observa, analysa apprécia et définit le magnétisme humain au

point de vue médical (1)... il est le premier qui en a élevé l’étude à la hauteur d’une science en attendant qu’on l’élève à la hauteur d’un sacerdoce.

Mesmer rencontra sur sa route ce que tout homme plus avancé que ses frères rencontre ordinairement : c’est-à-dire des arguments et des contestations passionnés enfantés par l’ignorance ou l’orgueil blessé... Les chevaliers de i’Eteignoir essayèrent d’éteindre la lumière que ce savant offrait à leurs yeux; mais ils ne possédèrent pas un souffle assez puissant pour accomplir une telle obscurité!

Mesmer est mort dans l’oubli, loin de sa patrie et ridiculisé par les savants dont il venait agrandirles connaissances. L’enveloppe de ce philosophe repose sous quelques pieds de terre, dans un coin de ce globe qu’il a enrichi de son savoir! Son souvenir est gravé dans des milliers de cœurs reconnaissants!

Nous ne ferons pas ici l’historique du magnétisme humain, quatre-vingt-dix années d’existence attestent qu’il a atteint un âge respectable en France; et deux mille volumes écrits sur cette science nous prouvent que les niais comme les savants peuvent fournir leur contingent à la bibliothèque des connaissances universelles.

MM. Desion, de Puységur, Deleuze, Chardel,

(l) Lire ses aphorismes.

Despine, surtout Je Baron du Potet ont été les premiers à produire, enseigner et défendre courageusement la nouvelle science.

Le marquis de Puységur, en provoquant et dirigeant le somnambulisme magnétique; M.

Deleuze, bibliothécaire au Jardin des plantes, à Paris, discutant par correspondance avec le docteur Billot, les hautes facultés humaines engendrées parl’étatsomnambulique;M. Chardel entrevoyant les rapports dès êtres d’outretombe avec nous; le docteur Despine etM.Possin présageant les laits merveilleux des médiums de nos jours; puis M. du Potet démontrant courageusement et généreusement, pendant soixante années, dans des cours publics, les moj'ensde magnétiser et tout le secours médical qu’on peut attendre de ce précieux agent. C’est à ce savant qu’on doit assurément les pre..,.cres manifestations de l’Etat médiumnimiq ,u qui est si répandu de nos jours sous le nom de médiums : Etat mixte entre l’état du soir, ambulisme naturel et de celui provoqué par le magnétisme.

Dans tous les traités de magnétisme, on voit que cet agent s’échange:

lo Au moyen de passes faites à distance et d’attouchements différents localement ou généralement, selon les besoins des corps qui réclament son action;

2o Sans aucun contact des corps, par les seuls effets du regard et de la pensée;

THÉRAPEUTIQUE PU MAGNÉTISME

3 0 Son action peut être également déposée sur des objets intermédiaires préparés à cet effet, pour suppléer à tout rapport direct entre les êtres.

Il est à présumer que, dans tous les corps du règne animal, la vie fait son ascension plus particulièrement des bases aux sommets comme nous croyons le remarquer dans les productions du règne végétal, l’agent magnétique duquel nous parlons s’introduit généralement dans une diréclion contraire à cette ascension ('quoiqu’il y ait des exceptions).

Presque tous les maux ou les troubles accidentels ou chroniques ne paraissent être occasionnés que par la trop brusque ascension de la vie vers les sommets chez les êtres ou par sa stagnation dans les localités différentes des corps: dans l’un et dans l’autre cas, elle trouble en donnant trop ou en ne donnant pas assez.

C’est alors qu’il faut suppléer à ce défaut d’harmonie par la direction et la puissance de cet agent nommé vital ou magnétique, noms synonymes.

Moyen* généraux de magnétiser.

Sans espérer d’être aussi démonstratif, ni aussi détaillé que quelques auteurs qui ont traité de cette question, nous allons donner un aperçu suffisant des notions indispensables à connaître sur ce sujet, nous compléterons

ces renseignements à l’occasion.

Le magnétisme chez l’homme u’est que ce qu’est tout fluide, étant modifié parles milieux, qui traverse chez tous les êtres et dans toutes substances. 11 existe en chaque corps à des doses et à des degrés plus ou moins étendus. Il contient des propriétés curatives, stimulantes, tonifiantes, bienfaisantes et même malfaisantes.

Cet agent peut être comparé dans ses manifestations à l’arôme qui sort de tous les corps de la nature; car nous rie connaissons pas un corps ici-bas qui ne produise, dans la sphère qui l’entoure, une émanation aromale quelconque.

Cette émanation chez l’homme est très abondante et constante. L’homme peut l’accumuler par la puissance de sa volonté sur les localités troublées au profit de ces localités.

Cet agent s’administre, comme nous l’avons dit, de différentes manières, qui sont: par des passes magnétiques faites à distance du sujet ; par des attouchements, sans aucun contact, par la puissance du regard et de la volonté; par une magnétisation d’objets intermédiaires qui suppléent au rapport direct des êtres.

Passes magnétiques

On nomme passes magnétiques une manière de magnétiser qui consiste en ce que le ma-

gnétiste se tient à une certaine distance du malade étant debout ou assis, tenant ses mains ouvertes, le bout des doigts ajustés vers la partie qu’il désire actionner. Après une minute environ de cette position, il les descend lentement vers les extrémités qu’il veutatteindre.il recommence ainsi plusieurs fois jusqu’à ce qu'il se sente fatigué ; quinze à trente minutes suffisent cependant ordinairement à chaque magnétisation.

Ces sortes de passes portent trois noms-différents; les première^ se nomment passes volantes ou à grands courants. Ces passes sont celles qu’on commence à la hauteur du front, ét qu’on termine au bout des pieds sans point d’arrêt. On met ordinairement deux à trois minutes dans le parcours de chaque passe.

Les deuxièmes sont des passes locales qui se font à partir d’une localité quelconque du corps, elles se font toujours en descendant aux extrémités de ces localités; par exemple, pour la poitrine, les commencer au çou et les terminer au ventre, si c'est le ventre, descendre jusqu’aux genoux, etc. Les troisièmes se nomment passes transversales ; ces passes servent à dégager, dans toute occasion, une localité quelconque du corps, du fluide qui s’y est accumulé, avec ou sans votre consentement: comme cela a lieu dans le somnambulisme dont nous parlerons plus tard. Ces passes se font horizontalement

avec une certaine vitesse, vis-à-vis la partie qu’on veut dégager, on approche à cet effet le dos des mains l'un contre l’autre, la paume en dehors; puis on les écarte brusquement comme si l’on voulait éventer cette partie. On répète ces gestes à plusieurs reprises. Ces passes se font de la distance de quelques centimètres, à quelques mètres.

Dans toutes magnétisations, il faut éviter de mettre la même intention dans le report des mains vers les parties que l’on veut dégager, que celle qu’on a mise pour actionner ces parties; c’est pourquoi on ne remonte jamais les mains dans la même position qu’on les a baissées : on les éloigne du corps afiu qu’elles ne ramènent pas avec elles les corpuscules fluidiques, sanguins, nerveux ou morbifiques qu’on a désiré attifer pour en dégager la localité où ils sont accumulés. A la tin de chaque passe, il est bon de secouer et de souffler sur ses mains et ses doigts comme si quelque poussière s’y était attachée. Il est bon également, à la fin de chaque séance, de bien laver ses mains dans une eau faiblement acidulée par une substance préservatrice; soit du vinaigre, de l’eau de Cologne, de l’essence de citron, de l’eau-de-vie camphrée ou de l’eau phénique à dix grammes sur mille d'eau.

Ceux qui n’auront aucun moyen de se laver ainsi les main 3 , feront bien de continuer, à faire quelques passes vers un meuble quel-

THKUAPÇUTIQUE DU MAGNÉTISME

conque, ou en plein air, en ayant l’intenti-on de se dégager de toute mauvaise absorption de fluide. Nous recommandons cette précaution, qui n’est pas admise par beaucoup de magnétistes, et à laquelle ils ont recours lorsqu’il n’est plus temps.

11 ne faut jamais magnétiser une maladie moins grave, sur un second malade, que celle que vous venez d’attaquer sur le premier, sans avoir mis au moins trois ou quatre heures d’intervalle; car vous pourriez transmettre au deuxième ce que vous auriez enlevé au premier, si surtout vous ne voua étiez pas bien dégagé après l’avoir magnétisé; les malades sont beaucoup plus sensibles que nous à ce genre d’absorption ; et les magnetistes, en général, font moins de cures qu’ils en feraient, s’ils avaient quelque confiance dans ce conseil.

Tous les êtres bien portant peuvent être magnétistes: mais entre le magnétiste observateur et le magnétiste mécanique, il y a une énorme différence. L’un procède avec savoir et prudence;.l’autre procède, ou insouciament, ou avec orgueil. — De grands écueils, comme de grands regrets, atteignent ces derniers surtout tôt ou tard.

Magnétisme par attouchements

Les attouchements se divisent: 1° par l’im-

position des mains d’une à quelques minu!es sur la partie malade, ou sous cette partie, si le sujet ne peut souttrir aucun attouchement sur elle; 2° en Irictions sur une partie ou sur tout le corps, à peau nue ou recouverte de ses vêtements ; 3° par des pressions locales ou générales sur tout le corps, soit dans un défaut de circulation du smg ou des fluides, comme dans la paralysie, ou nomme ces pressions massage. Elles sé commencent très doucement, puis exigent une augmentation de pression aussi forte que peut la supporter l’ètre sur lequel on agit.

Il est reçu, qu’en toutes manières de magnétiser, on doit agir en descendant des parties supérieures aux parties inférieures, comme nous l’avons dit: d*. la tête aux reins, aux genoux, etc.

Les attouchements ordinaires se font en posant une main sur la localité soutirante et l’autre main en opposition, c’est-à-dire si c’est, par exemple, le front qu’on actionne pour calmer une migraine ou un autre trouble, on pose l’intérieur des mains sur le front etderrière la tête les doigts élevés pendant cinq à dix minutes; si cette imposition ne produit pas le résultat désiré, on présente alors le bout des doigts à peine réunis l’un contre l’autre, aux endroits où l’on avait posé l’intérieur des mains, puis on descend celles-ci dans la position où elles se trouvent jusqu’aux

reins et le creux de l’estomac, ou jusqu’au bout des pieds, selon qu’on le trouve convenable.

Il ne faut jamais employer aucune force, ni aucune raideur des bras dans toute action de ce genre; au contraire, leur souplesse facilite l’écoulement du dit fluide. Il est même nécessaire de s’asseoir dans ce genre de magnétisation, soit devant ou sur le côté du malade, selon la partie qu’on actionne afin d’éprouver moins de fatigue.

On obtient également un bon résultat dans la migraine, ou dans l’envahissement du cerveau par le sang, ou par des vapeurs délétères en soufdant sur le front à dix centimètres de distance, avec l’intention que ce souffle pénètre jusqu’au cerveau, le rafraîchisse et le calme.

Nous ne citerons pas ici d’autre manière de magnétiser, chaque magnétiste a la sienne dans laquelle il a foi. Imitez-les en ayant la vôtre, si elle produit les effets que vous désirez obtenir; car si le fluide magnétique est d’un grand secours dans les maladies, il double en vertu, administré et reçu avec confiance, cette confiance poussée à maximâ fait opérer des cures inespérées, et semble affranchir l’homme des lois imposées à la matière. On peut consulter sur ce sujet les ouvrages pleins de faits de ce genre, mais pour bien opérer dans les limites des faits

ordinaires, il faut n’avoir que le désir de faire du bien. Ce que nous avons déjà dit, et ce qui nous reste à dire sur cette question, facilitera l’étudiant d’obtenir autant que possible les résultats désirés.

Magnétisme par le regard et la pensée

Si vous ne pouvez voir une jolie femme sans éprouver des désirs lascifs; un tableau de pestiférés sans être attendris; un être en détresse sans voler à son secours; penser à un assassinat sans être animé d’une légitime vengeance; penser à un suborneur, sans éprouver une juste indignation; aux tortures endurées par Campanella sans maudire ses bourreaux; vous ne pouvez méconnaître ni nier que ces tableaux ont la puissance d’introduire par vos yeux, ou par toute autre partie de votre corps un agent qui vient stimuler vos sens et troubler votre esprit.

Vous ne pouvez également méconnaître, que les pensées historiées par l’écriture ou l’imprimerie ont la même puissance stimulante:

ce ne sont pourtant pas des êtres agissant avec volonté sur vous; s’ils le font ainsi sans le vouloir, pourquoi ne feriez-vous pas la même chose en le voulant? pourquoi n’agiteriez-vouspas comme vous êtes agité?'Si vous me répondez que ce ne sont pas ces choses qui vous agitent, mais que c’est bien vous-

THÉRAPEUTIQUE UU MAGNÉTISME

même qui vous agitez à leur vue, vous n’en reconnaîtrez pas moins qu'elles sont les causes déterminantes de ces agitations. Si vous ne vous étiez pas trouvé en contact avec elles par le regard ou la pensée, vous n’eussiez pas éprouvé ce trouble. Eli bien! vous pouvez sur autrui ce que autrui peut sur vous. Nous ne disons pas que vous pourrez sur autrui ce que vous voudrez, mais vous pourrez en proportion de la sensibilité magnétique de l’être qui vous sera soumis.

Sachez que vous ne pouvez regarder ni toucher un être si intime qu’il soit dans la création, sans ajouter , ou sans soustraire à son état une sensation d’un état différent. Vous pouvez donc aussi bien magnétiser pau le regard et par la pensée que par les gestes matériels; car l’action que vous produisez sur votre sujet, est en proportion de l'accord ou du désaccord de vos âmes. Lésâmes entre elles sont où sont leurs pensées et elles sentent instantanément le contact des dites pensées, contact que l’observation ne-constate qu’après l’appréciation des sens matériels!

Nous ne voulons pas uous étendre sur cette question dans cette étude première; nous aurons l’occasion d’y revenir dans celles suivantes. Nous disons à l’étudiant, faites suivre à votre regard avec la même volonté le même trajet qu’aux passes précitées, vous obtiendrez les mêmes résultats.

Ittagnétlsme parle secours d'objets intermédiaires.

Ce genrede magnétisme s’emploie ordinairement envers les personnes atteintes de maladies contagieuses, ou auxquelles les manipulations déplaisent. On sature alors de ce fluide bienfaisant, les objets destinés à cet effet, en s’y prenant de la même manière, c’est-à-dire en tenant ces objets entre les mains, et faisant des passes sur eux avec la même intention qu'on aurait si on agissait directement par le contact sur la personne qu’on voudrait soulager. Tous les effets pliants ou non pliants ainsi que les liquides sont magnétisables, c’est ainsi qu’on magnétise avec beaucoup de succès les boissons destinées aux malades, ou l’eau pure. Cette eau est un excellent récipient delà pensée humaine, elle est un fidèle exécuteur de nos désirs, aussi tous les magnétiseurs en font-ils le plus grand éloge. Ses effets sont supérieurs étant bue à jeun qu’entre les repas. — Il suffit, pour les boissons en général, de tenir dans une main par le fond le vase dans lequel elles sont contenues ; ou de le poser sur ses genoux et d’agiter doucement les doigts à sa surface pendant un temps variant de trois minutes-, pour un verre de liquide jusqu'à trente minutes pour un grand b lin, en agitant l’eau avec les mains, toujours avec l’intention de saturer les liquides d’une émission bienfaisante ceux dans les-

quels on pourra agiter légèrement le bout des doigts sans dégoûter le malade, comme les mains dans les grands bains, ainsi que de souffler dessus à plusieurs reprises, n’en seront que plus saturés et plus efficaces.

Dans les magnétisations en général faites de près ou à distance, soit par le regard ou la pensée, ainsi que pourlesobjets intermédiaires il faut toujours n’avoir qu’une seule intention qui est de guérir ou tout au moins de soulager si Dieu le permet; Dans ce cas, la prière mentale (prière du cœur) est d’un grand secours, en ce qu’elle appelle à votre aide une puissance supérieure à la vôtre à n’en pouvoir douter, qui soutient votre foi et qui n’est jamais invoquée en vain dans ces circonstances.

Adjuvants employés en magnétisme

Nous ne tenterons pas de donner connaissance des adjuvants qui ont été proposés et employés jusqu’à nos jours, pour aider, fortifier ou produire une action magnétique supérieure à l’action simple. Des baquets de toute composition, des réservoirs de toute espèce, des chaînes magnétiques de toutes dispositions, ont été employés avec plus ou moins de succès, mais aucun moyen que nous sachions n’a, jusqu’à ce jour, pu remplacer le réservoir de l’homme, qui est un réservoir en perma-

nence de cet agent toujours à sa volonté, tant qu’il est lui-même en bonne santé.

Les moyens dont nous venons de parlersont indiqués dans la bibliothèque magnétique du dernier siècle, dans des ouvrages pleins de renseignements en ce genre. Tous ces moyens sont abandonnés aujourd’hui, en ce que les résultats n’ont pas répondu à l’attente des magnétistes.

Le fluide magnétique est en toute occasion émis et absorbé avec plus de succès quelques heures après les repas, que sortant de les prendre.

Il est curatif en raison des bons organes qu’on opposeà de mauvais. L’harmonie produit l’harmonie, et la désharmonie produit la désharmonie. C’est-pourquoi dans les traitements par ia chaîne dite magnétique, par exemple, chaîne composée de malades attaqués par des maladies différentes, comme par le secours des réservoirs et baquets magnétiques autour desquels les malades fesaient cercle, on voyait s’y produire des crises qui devenaient contagieuses; crises dans lesquelles certains malades se trouvaient être guéris et où d’autres voyaient doubler leurs maux. L’échange fait de ces fluides sortant de malades plus ou moins affectés de maux différents rendaient contagieux surtout ceux affectant le système nerveux; ii en était de même des baquets contenant des plantes médicinales. Le njélango

de ces plantes convenait peu aux malades affectés de maladies différentes; les plantes excitantes convenaient peu aux malades demandant des plantes calmantes; les uns et les autres se trouvaient donc plus ou moins soulagés par l’absorption de. ces fluides hétérogènes. L’idée qu’avait eue le marquis de Puységur primait sur celles précitées, en ce qu’il avait, dans son parc, adopté un beau tilleul, l’avait fait entourer de bancs, avait attaché des cordes aux branches, et invitait chaque malade d’en prendre une dans sa main, et de s’asseoir paisiblement sous l’épais feuillage de cet arbre, qu’il avait magnétisé préalablement avec tout l’amour et toute l’énergie dont il était capable. Il s’en est suivi quelques guérisons-que l’hiver est venu interrompre. Ce moyen comme les précédents fut abandonné.

Nous avons dit ce qu’il y a de plus utile à connaître pour celui qui veut ou faire des essais, ou se livrer à pratiquer dans le but de venir au secours de ses frères, qui aidé de quelques lectures et des remarques qu’il fera dans les résultats de ses traitements, ne tardera pas à devenir un praticien plus éclai ré que s’il avait eu la tête bourrelée de propositions qui, par leur multiplicité et leur divergence entre elles, eussent annulé, dès en commençant, son désir de continuer, par conséquent d’être utile à ses semblables.

L'agent magnétique jugé au point de vue du soulagement des maladies du corps matériel se résume dans ces mots :

Veuillez guérir, ou calmer votre frère qui souffre, par les moyens que nous venons d’enseigner vous activerez par cette simple action, une circulation qui se trouve être entravée, et vous rétablirez une harmonie troublée....

moins bien vous saurez faire, mieux vous ferez, ce qui paraît être un paradoxe; mais ce qui établit la' prépondérance de -votre humilité sur votre orgueil... tant que vous serez humble vous serez hou... bon vous serezfraternel... vous ne voudrez que faire du bien et vous en ferez... vous deviendrez assez tôt orgueilleux de votre puissance pour croire en posséder plus qu’uu autre; c’est là où vous magnétiserez moins bien. Si l’on eu juge aux résultats que vous obtiendrez,observez bien vos œuvres, et vous ne tarderez pas à connaître que l’apprenti en cette science, produit souvent ce qu’il ne peut plus produire étant ouvrier.

Quels sont les meilleurs magnétistes!

Nous venons de donner quelques renseignements sur la manière de magnétiser dans les cas où l’on veut le faire, étant privé des secours d’un médecin,ou pour tenter une expérience.

Chacun demandera assurément s’il en possède

les facultés ? s’il peut le faire en toute assurance? s’il n’y a pas des natures plus ou moins magnétistes, et plus ou moins magnétisables?

... Nous répondrons qu’il èst difficile d’établir une théorie sur ce sujet: théorie qui soit aussi vraie que stable; car le magnétisle très puissant aujourd’hui, peut être faible demain.

Le fluide magnétique n’est pas une substance pondérable qui puisse avoir une valeur intrinsèque, comme celle des métaux, ou celle de toutes les productions de notre globe; c’est une puissance fugitive, se manifestant au jour le jour,capricieuse comme unejeune comtesse, bonne, vive, pétulante, et saine aujourd’hui, puis demain irritée, lourde, lente et inactive .... nou5 ne connaissons rien de plus inconstant que le fluide magnétique: en plus, il ne peut rien produire sans alliance, ce qui en fait un maîlre-esclave ne pouvant maîtriser sans dépendre lui-même de l’état de réceptabilité qui lui est offert.

Il commande moyennant qu’on veuille lui obéir! Il est abondant et bienfaisant, moyennant qu’il ait des milieux d’émanation aussi riches que sains. Il est moins question pour lui du volume de la corpulence d’un être, que d’harmonie et d’électricité. Tel corps qui pèse trois cents, ne pourra suffire à perdre pendant dix minutes ce précieux fluide, et tel autre qui pèse une plume de ministre, pourra produi.e pendant quelques heures cette émanation.

Nous avons reconnu jusqu’à ce jour que les tempéraments bilieux étaient plus fournis de cet agent que les tempéraments glaireux; irais entre bilieux et glaireux, il y a des degrés très appréciables et dignes d’ètre étudiés.

1° Les natures maigres à bile forte, de couleur brune, qu’on nomme bile noire, sont très électriques ; magnétistes, ils sont puissants; lucides, ils sont extatiques.

2° Les tempéraments à bile couleur vertjaune, sont moins électriques, mais ils n’en possèdent pas moins un fluide stimulant comme magnétistes, et comme magnétisés, ils sont très lucides.

3° Les natures bilo-sanguines, ont un fluide fortifiant et stimulant. Elles sont magnétisables par les précédentes.

4° Les personnes grasses, à forte corpulence, de nature sanguine, sont plus magnétisables, que magnétistes.

5° Celles également puissantes, de nature glaireuse, sont très sensibles à l’action magnétique, et épuisent considérablement leurs magnétiseurs. Ces natures sont très fournies de glycérine et d’albumine, substances un peu grasses, elles possèdent peu d’électricité, ne font, ni ne sont de bons lucides, elles s’épuisent facilement en magnétisant, et dans le sommeil magnétique, leurs idées sont très

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paresseuses, elles tombent dans un assoupissement difficile à vaincre.

Nous croyons donc que pour allier convenablement ces différents fluides, il faut les accoupler selon leurs degrés de parenté, dirons-nous, en joignant un fluide bilieux prononcé, à un bilieux-sanguin, et même à un glaireux, vu qu'il a la prépondérance sur tous les autres, par sa nature électrique.

Mais aussi le bilieux prononcé se trouve bien à son tour s’il peut être magnétisé par une nature glaireuse dont il ne consumera pas le fluide avant de l’avoir absorbé, car il très difficile à une nature humide de dominer une nature sèche.

Il est hors de doute pour nous que la bile est un récipient de l’électricité que contient notre corps et que, dans la répartition divisée quelle en fait,-se trouve être le fluide magnétique à des degrés plus ou moins appréciables? Selon la composition parfaite ou imparfaite de cette liqueur se trouve être sa puissance saine ou malsaine : en magnétisme surtout.

La bile est l’agent ou le patient de l’électricité terrestre, du magnétisme astral. Si elle n’est ni l’un ni l’autre, elle en est assur-ment le récipient. Nous n’osons dire que cette électricité pourrait être de même nature qué celle du mondespirituel; comme nous supposonsquece monde procède lui-même de l’électricité céleste, ce serait faire une proposition sans

preuve tombant sous nos sens: arrêtons-nous là et revenons à l’action magnétique.

Pour nous résumer sur cette question, nous dirons à chacun : demandez à la source de tou-J Çtes vies ce qui manque à la vôtre propre, lorsque vous sentez le besoin.de la fortifier chez autrui et de l’entretenir chez vous. jl vous sera Répondu, p ar quoique toutes les manifestations ‘de la nature sortent d’une seule source à n’en 'pouvoir douter, elles n’en suivent pas moins des filières indirectes que leur imposent les lois inconnues qui les dirigent. C’est ainsi que la créature obtient tout de son créateur, tout ce qui lui est raisonnable d’espérer. En parlant de ce créateur, nous n’en donnons pas une définition, qu’on le sache; mais nous entendons dire que, procédant d’un producteur quelconque, nous devons nous rattachera lui, comme la branche à l’arbre d’où elle sort.

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